{"id":2662925,"date":"2025-12-21T22:33:13","date_gmt":"2025-12-21T22:33:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pressenza.com\/?p=2662925"},"modified":"2025-12-22T09:21:29","modified_gmt":"2025-12-22T09:21:29","slug":"la-terre-et-le-destin-de-lhumanite-de-leternite-a-la-fugacite-de-la-vie-partie-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2025\/12\/la-terre-et-le-destin-de-lhumanite-de-leternite-a-la-fugacite-de-la-vie-partie-3\/","title":{"rendered":"La Terre et le destin de l\u2019humanit\u00e9. De l\u2019\u00e9ternit\u00e9 \u00e0 la fugacit\u00e9 de la vie. Partie 3\/4"},"content":{"rendered":"<p style=\"padding-left: 40px;\"><b>\u00ab La Terre tourne paisiblement, mais l\u2019humanit\u00e9 tr\u00e9buche \u00e0 chaque tour. \u00bbinspir\u00e9 d\u2019Arturo Aldunate<\/b><\/p>\n<p>La Terre s\u2019est form\u00e9e il y a environ 4 milliards d\u2019ann\u00e9es, dans un chaos de poussi\u00e8res et de flammes cosmiques. Elle a travers\u00e9 des p\u00e9riodes de cataclysmes et de stabilisation, s\u2019est refroidie, a vu na\u00eetre mers et continents, puis a cr\u00e9\u00e9 une atmosph\u00e8re d\u2019abord toxique, avant de devenir respirable. Il y a environ 3 millions d\u2019ann\u00e9es, cette atmosph\u00e8re s\u2019est stabilis\u00e9e, proche de celle que nous connaissons aujourd\u2019hui. Dans ce d\u00e9cor, les esp\u00e8ces ont commenc\u00e9 \u00e0 se multiplier, colonisant glaciers, savanes et d\u00e9serts.<\/p>\n<p>De cet arbre de l\u2019\u00e9volution, est apparue une esp\u00e8ce \u00e0 quatre pattes et deux mains : le gorille, qui a ensuite donn\u00e9 naissance aux hominid\u00e9s, aux N\u00e9andertaliens, et enfin, il y a seulement 200 000 ans, \u00e0 l\u2019Homo sapiens (voir \u00ab \u00c0 cheval sur la lumi\u00e8re, \u00bb d\u2019Arturo Aldunate). Le sapiens \u00e9tait un nouveau venu sur une plan\u00e8te qui avait d\u00e9j\u00e0 connu la disparition de 90 % de ses esp\u00e8ces \u00e0 cause de catastrophes naturelles. Pourtant, c\u2019est lui qui allait transformer la Terre selon ses d\u00e9sirs.<\/p>\n<p>La Terre, elle, continue de tourner, immuable. Son axe est presque parfaitement vertical, son orbite et ses saisons suivent le m\u00eame rythme depuis des millions d\u2019ann\u00e9es. Rien ne peut la faire d\u00e9vier, si ce n\u2019est un \u00e9v\u00e9nement cosmique majeur. Son cycle de 24 heures, son orbite et ses saisons suivent un sch\u00e9ma stable depuis des millions d\u2019ann\u00e9es. Jusqu\u2019\u00e0 l\u2019an 1000, la Terre \u00e9tait indiff\u00e9rente aux petites histoires des Hommes. Pendant que le monde poursuivait sa rotation mill\u00e9naire, l\u2019humanit\u00e9 en \u00e9tait encore \u00e0 ses premi\u00e8res civilisations stables.<\/p>\n<p>Puis est arriv\u00e9 l\u2019Homo sapiens, avec sa cr\u00e9ativit\u00e9\u2026 et sa violence. Il inventa l\u2019agriculture en Anatolie il y a 12000 ans, dompta des animaux et b\u00e2tit les premiers villages, comme G\u00f6bekli Tepe ou \u00c7atalh\u00f6y\u00fck. Rapidement, il \u00e9rigea des empires, r\u00e9duisit des peuples en esclavage, construisit pyramides et temples, et inventa des dieux pour justifier son pouvoir. Des peintures rupestres aux guerres, de la transmission orale \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture, de la coop\u00e9ration tribale au pillage organis\u00e9.<\/p>\n<p>Destruction massive de l\u2019environnement, guerres, esclavage, pillage et rapines : l\u2019histoire humaine est celle d\u2019une esp\u00e8ce qui a su exploiter la plan\u00e8te\u2026 mais qui porte le fardeau de ses propres exc\u00e8s. Aujourd\u2019hui, le dilemme reste le m\u00eame : la Terre continue de tourner paisiblement, mais l\u2019humanit\u00e9 tr\u00e9buche \u00e0 chaque tour.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s deux guerres mondiales qui ont fait plus de 90 millions de morts, avec des armes nucl\u00e9aires capables d\u2019an\u00e9antir la plan\u00e8te plusieurs fois, face \u00e0 la crise climatique, aux famines et au pillage des ressources sur tous les continents, la question est simple : o\u00f9 allons-nous ?<\/p>\n<p>Serons-nous t\u00e9moins du si\u00e8cle de la barbarie ultime, confirmant notre propension \u00e0 l\u2019autodestruction ? Ou sera-ce le d\u00e9but d&rsquo;une nouvelle conscience, apprenant des peuples autochtones qui vivent encore en harmonie avec la nature, sur les rives du Nil ou dans les for\u00eats amazoniennes ?<\/p>\n<p>La Terre, elle, continuera de tourner, imperturbable. Le vrai dilemme n\u2019est pas celui de la plan\u00e8te. Il est humain.<\/p>\n<p>Dans la Partie 2\/4, nous avons analys\u00e9 :<\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">La modernit\u00e9 du pillage (6)<\/li>\n<li aria-level=\"1\">La guerre froide et le r\u00e8gne de la peur (7)<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Les pays et leurs butins en jeu (8)<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Le changement climatique et le thermom\u00e8tre du temps (9)<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Le miroir du futur proche (10)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Nous abordons maintenant la Partie 3\/4<\/p>\n<p><b>11. Le pillage mondial en chiffres<\/b><\/p>\n<p>L\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9 pourrait se r\u00e9sumer en un verbe : piller. Aucun continent n\u2019a \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la rapine. Or, argent, p\u00e9trole, cuivre, caoutchouc, diamants, gaz, eau, lithium\u2026 tout est devenu marchandise, tout a trouv\u00e9 son prix sur les march\u00e9s de Londres, New York ou Shanghai. Ce chapitre n\u2019est pas narratif : c\u2019est la comptabilit\u00e9 brutale du pillage.<\/p>\n<p><strong>Afrique<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Esclavage transatlantique : plus de 12 millions d\u2019Africains d\u00e9port\u00e9s, pour une valeur estim\u00e9e aujourd\u2019hui \u00e0 100 milliards de dollars.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Diamants : Chaque ann\u00e9e, l\u2019Afrique exp\u00e9die plus de 10 milliards de dollars de diamants, alors m\u00eame que des millions de personnes y vivent encore avec moins de deux dollars par jour.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">P\u00e9trole : le Nig\u00e9ria, l\u2019Angola et la Libye ont fourni plus de 2 000 milliards de dollars d\u2019exportations depuis 1960.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Cobalt du Congo : plus de 70 % de la production mondiale, pour une valeur annuelle de 13 milliards de dollars.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Comme le r\u00e9sumait avec lucidit\u00e9 Chinua Achebe : \u00ab Tant que les lions n\u2019auront pas leurs propres historiens, l\u2019histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><b>Am\u00e9rique<\/b><\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Or et argent coloniaux : entre 1500 et 1800, plus de 180 000 tonnes d\u2019argent et 4 000 tonnes d\u2019or ont \u00e9t\u00e9 extraites et envoy\u00e9es vers l\u2019Europe, l\u2019\u00e9quivalent de plus de 8 000 milliards de dollars actuels.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Caoutchouc en Amazonie : \u00e0 la fin du XIX\u1d49 si\u00e8cle, son exploitation a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 l\u2019\u00e9quivalent de plus de 20 milliards de dollars\u2026 tout en d\u00e9truisant des peuples entiers et leurs territoires.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">P\u00e9trole du Venezuela et du Mexique : au cours du XX\u1d49 si\u00e8cle, leurs exportations cumul\u00e9es ont d\u00e9pass\u00e9 les 3 000 milliards de dollars.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Litium andin : la Bolivie, le Chili et l\u2019Argentine d\u00e9tiennent plus de 60 % des r\u00e9serves mondiales ; un march\u00e9 qui pesait d\u00e9j\u00e0 plus de 22 milliards de dollars en 2022.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Comme l\u2019\u00e9crivait Eduardo Galeano : \u00ab Les veines ouvertes de l\u2019Am\u00e9rique latine sont les veines ouvertes du monde. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><b>Asie<\/b><\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">\u00c9pices et soie : au XVII\u1d49 si\u00e8cle, le commerce des \u00e9pices g\u00e9n\u00e9rait l\u2019\u00e9quivalent de 2 000 milliards de dollars par an.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Inde coloniale : entre 1765 et 1938, la Grande-Bretagne a siphonn\u00e9 plus de 45 000 milliards de dollars \u00e9quivalents de richesses indiennes.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Guerres de l\u2019opium : entre 1839 et 1860, le commerce forc\u00e9 de l\u2019opium a rapport\u00e9 plus de 1,2 milliard de dollars actuels.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">\u00c9lectronique et semi-conducteurs : aujourd\u2019hui, l\u2019Asie fabrique plus de 70 % des puces mondiales, un march\u00e9 de 600 milliards de dollars par an.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Rabindranath Tagore le rappelait : \u00ab Il n\u2019existe pas d\u2019esclavage plus profond que celui d\u2019un esprit soumis \u00e0 la convoitise. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><b>Europe<\/b><\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Accumulation coloniale : gr\u00e2ce aux m\u00e9taux pr\u00e9cieux venus d\u2019Am\u00e9rique, l\u2019Espagne a accumul\u00e9 en un si\u00e8cle plus de 1 500 milliards de dollars \u00e9quivalents.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">R\u00e9volution industrielle : vers 1800, le charbon britannique repr\u00e9sentait d\u00e9j\u00e0 une valeur annuelle de 20 milliards de dollars.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Le Congo Belge : extraction de caoutchouc et d\u2019ivoire pour l\u2019\u00e9quivalent de 125 milliards de dollars, au prix de dix millions de vies.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Aujourd\u2019hui : l\u2019Union europ\u00e9enne importe plus de 60 % de son \u00e9nergie, pour pr\u00e8s de 450 milliards de dollars par an.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Victor Hugo l\u2019avait d\u00e9nonc\u00e9 : \u00ab Une immense tristesse na\u00eet du fait que la nature parle et que l\u2019humanit\u00e9 ne l\u2019\u00e9coute pas. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><b>Oc\u00e9anie<\/b><\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Australie : ses exportations de fer, de charbon et de gaz d\u00e9passent les 400 milliards de dollars par an.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Pacifique insulaire : les \u00eeles subissent les effets de la p\u00eache industrielle, qui entra\u00eene plus de 7 milliards de dollars de pertes locales chaque ann\u00e9e.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Uranium australien : des r\u00e9serves estim\u00e9es \u00e0 600 milliards de dollars, qui soutiennent une partie de l\u2019industrie nucl\u00e9aire mondiale.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Patrick White, prix Nobel, en donnait une formule limpide : \u00ab Le pillage commence quand l\u2019homme cesse d\u2019\u00e9couter le paysage et le transforme en marchandise. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><b>Arctique et Antarctique<\/b><\/p>\n<ul>\n<li aria-level=\"1\">Arctique : la r\u00e9gion contiendrait 13 % du p\u00e9trole et 30 % du gaz non d\u00e9couverts de la plan\u00e8te, pour une valeur d\u00e9passant 35 000 milliards de dollars.<\/li>\n<li aria-level=\"1\">Antarctique : encore prot\u00e9g\u00e9 par des trait\u00e9s, mais d\u00e9j\u00e0 convoit\u00e9 pour ses ressources halieutiques et mini\u00e8res ; le krill repr\u00e9sente \u00e0 lui seul plus de 2 milliards de dollars par an.<\/li>\n<\/ul>\n<p><em>Comme si ses mots s\u2019adressaient \u00e0 ces territoires gel\u00e9s, Carl Sagan avertissait : \u00ab La Terre n\u2019est qu\u2019un p\u00e2le point bleu dans l\u2019immensit\u00e9 cosmique. Personne ne viendra nous sauver de nous-m\u00eames. \u00bb<\/em><\/p>\n<p>Le pillage n\u2019appartient pas au pass\u00e9 : il est toujours en cours. Chaque chiffre est un miroir o\u00f9 se refl\u00e8tent le sang, la sueur et le silence de peuples entiers. Chaque dollar accumul\u00e9 dans les banques du Nord dissimule une for\u00eat br\u00fbl\u00e9e, un enfant dans une mine ou un fleuve pollu\u00e9. Le pillage global n\u2019est pas une image : c\u2019est la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique du monde. Et l\u2019antichambre du dilemme ultime.<\/p>\n<p>James Joyce l\u2019exprimait avec une lucidit\u00e9 brutale : \u00ab Les erreurs de l\u2019humanit\u00e9 sont les portails de la d\u00e9couverte. \u00bb Reste \u00e0 savoir si nous saurons tirer les le\u00e7ons de ces erreurs ou si elles seront le point de d\u00e9part d&rsquo;une nouvelle p\u00e9riode sombre.<\/p>\n<p><strong>12. <b>Utopie ou barbarie<\/b><\/strong><\/p>\n<p><b>2030 \u2013\u00a02050 : la feuille de route pour survivre<\/b><\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas un po\u00e8me, mais un budget colossal. Pour maintenir le r\u00e9chauffement sous la barre de 1,5 \u00b0C, le monde devrait investir chaque ann\u00e9e entre 4 et 5 milliards de dollars dans les \u00e9nergies propres d\u2019ici \u00e0 2030, contre environ 1,8 milliard actuellement. Tripler les capacit\u00e9s renouvelables signifie passer de pr\u00e8s de 4 TW install\u00e9s \u00e0 11 TW en 2030, tout en d\u00e9ployant au minimum 1 TW de solutions de stockage.<\/p>\n<p>La modernisation des r\u00e9seaux \u00e9lectriques n\u00e9cessiterait 600 millions de dollars par an, et l\u2019am\u00e9lioration de l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique co\u00fbterait pr\u00e8s d\u20191 milliard suppl\u00e9mentaire. Restaurer les \u00e9cosyst\u00e8mes (for\u00eats, zones humides, sols) demanderait 200 \u00e0 300 milliards par an. Prot\u00e9ger 30 % de la plan\u00e8te d\u2019ici 2030 co\u00fbterait environ 140 milliards par an, mais \u00e9viterait la perte de services \u00e9cosyst\u00e9miques \u00e9valu\u00e9s \u00e0 1 milliard.<\/p>\n<p><em>Antonio Gramsci en tant que boussole : \u00ab Le pessimisme de l\u2019intelligence, l\u2019optimisme de la volont\u00e9. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><b>Eau et alimentation : l\u2019urgence des pactes<\/b><\/p>\n<p>Garantir un acc\u00e8s universel \u00e0 l\u2019eau et \u00e0 l\u2019assainissement exigerait 150 \u00e0 400 milliards de dollars par an jusqu\u2019en 2030. L\u2019adaptation hydrique (irrigation efficiente, recharge des nappes, dessalement propre) ajouterait 100 \u00e0 200 milliards suppl\u00e9mentaires. Dans le secteur alimentaire, r\u00e9duire le gaspillage de 25 % (aujourd\u2019hui sup\u00e9rieur \u00e0 1 milliard de dollars par an) lib\u00e9rerait assez de c\u00e9r\u00e9ales pour nourrir 700 millions de personnes.<\/p>\n<p>Des r\u00e9gimes plus durables et une agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice pourraient r\u00e9duire les \u00e9missions li\u00e9es au syst\u00e8me alimentaire jusqu\u2019\u00e0 20 % et \u00e9conomiser 300 milliards par an en d\u00e9penses de sant\u00e9. Le financement pour les pertes et dommages climatiques devrait atteindre au moins 400 milliards par an pour les pays vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p><em>Ursula K. Le Guin l\u2019exprimait sans emphase : \u00ab Nous vivons dans des histoires que nous pouvons choisir de changer. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><b>Sant\u00e9 plan\u00e9taire et bios\u00e9curit\u00e9<\/b><\/p>\n<p>La facture mondiale du COVID a d\u00e9pass\u00e9 12 milliards de dollars. Pr\u00e9venir la prochaine pand\u00e9mie suppose d\u2019investir 30 \u00e0 40 milliards de dollars par an dans les syst\u00e8mes de surveillance et de r\u00e9ponse (<i>laboratoires, g\u00e9nomique, stocks strat\u00e9giques<\/i>), ainsi que 10 milliards annuels pour un fonds permanent d\u00e9di\u00e9 aux \u00ab agents X \u00bb. Mettre fin \u00e0 la d\u00e9forestation (principal moteur de l\u2019\u00e9mergence de maladies zoonotiques) co\u00fbterait 20 \u00e0 30 milliards de dollars par an, tout en \u00e9vitant, demain, des centaines de milliards en pertes \u00e9conomiques. Transformer nos villes en espaces respirables, proches et \u00e9lectriques demanderait 500 milliards de dollars par an d\u2019investissements, pour plus d\u20191 billion en b\u00e9n\u00e9fices li\u00e9s \u00e0 la sant\u00e9 et \u00e0 la productivit\u00e9.<\/p>\n<p><em>Hannah Arendt rappelait : \u00ab La promesse de la politique, c\u2019est la natalit\u00e9 : la capacit\u00e9 d\u2019initier quelque chose de nouveau. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><b>Mesurer l\u2019essentiel: Du PIB \u00e0 la vie<\/b><\/p>\n<p>Les 10 % les plus riches g\u00e9n\u00e8rent plus de 50 % des \u00e9missions mondiales de gaz \u00e0 effet de serre. Un imp\u00f4t progressif sur le carbone et sur la richesse, rapportant 0,8 \u00e0 1 % du PIB mondial (soit 900 \u00e0 1 100 milliards par an), pourrait financer la transition \u00e9nerg\u00e9tique, l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019eau et les syst\u00e8mes de sant\u00e9. Imposer \u00e0 toutes les entreprises cot\u00e9es une comptabilit\u00e9 des risques climatiques et de biodiversit\u00e9 (cadre TNFD). Orienter les achats publics vers du z\u00e9ro d\u00e9forestation, un levier \u00e9conomique de 13 billions de dollars par an. L\u2019\u00e9ducation climatique et num\u00e9rique universelle repr\u00e9senterait 150 milliards de dollars par an ; un investissement aux retomb\u00e9es soci\u00e9tales massives.<\/p>\n<p><em>Depuis le Sud, Silo r\u00e9sume : \u00ab La vraie r\u00e9volution est celle de la conscience. \u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>El r\u00edo del tiempo Her\u00e1clito lo dijo en \u00c9feso hace 2.500 a\u00f1os: \u201cNadie se ba\u00f1a dos veces en el mismo r\u00edo.\u201d<\/strong> El agua fluye, el instante se escapa, el tiempo nunca regresa. En esa met\u00e1fora se encierra la esencia de la existencia humana, siempre cambiante, siempre ef\u00edmera. El tiempo es la \u00fanica moneda que no se recupera. En la escala c\u00f3smica, la Tierra gira desde hace 4.000 millones de a\u00f1os, pero para cada hombre apenas hay 25.000 d\u00edas de vida, menos de un parpadeo universal. La iron\u00eda es que mientras el r\u00edo c\u00f3smico fluye imperturbable, nosotros intentamos detenerlo con relojes, calendarios y cuentas regresivas. <strong>Her\u00e1clito ten\u00eda raz\u00f3n y lo \u00fanico constante es el cambio.<\/strong><\/p>\n<p><b>13. Le temps et l\u2019\u00e9ternit\u00e9<\/b><\/p>\n<p>Heraclite, \u00e0 \u00c9ph\u00e8se, l\u2019avait formul\u00e9 il y a 2500 ans : \u00ab On ne se baigne jamais deux fois dans le m\u00eame fleuve. \u00bb L\u2019eau s\u2019\u00e9coule, l\u2019instant nous \u00e9chappe, et le temps ne revient jamais. Cette image renferme la condition humaine : mouvante, fugace, irr\u00e9versible. Le temps est la seule monnaie qui ne se regagne pas. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle du cosmos, la Terre tourne depuis plus de 4 milliards d\u2019ann\u00e9es. Pour un \u00eatre humain, la vie se r\u00e9sume \u00e0 environ 25 000 jours, \u00e0 peine un clin d\u2019\u0153il \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019univers. Ironie du sort : tandis que le fleuve cosmique poursuit sa course imperturbable, nous tentons de le fixer dans des horloges, des calendriers ou des comptes \u00e0 rebours. Heraclite avait raison : le changement est la seule constante.<\/p>\n<p><b>L\u2019instant \u00e9ternel<\/b><\/p>\n<p>Dans Les Confessions, Saint Augustin avouait son trouble : \u00ab Qu\u2019est-ce que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; si l\u2019on m\u2019interroge, je ne sais plus. \u00bb Le temps, pour lui, n\u2019est pas une d\u00e9finition mais une exp\u00e9rience. Il n\u2019existe qu\u2019au pr\u00e9sent : ce qui a \u00e9t\u00e9 survit sous forme de souvenirs, ce qui vient n\u2019est encore qu\u2019esp\u00e9rance. Et ce pr\u00e9sent, minuscule et fugitif, peut pourtant contenir une forme d\u2019\u00e9ternit\u00e9. Il suffit parfois d\u2019un instant, la venue d\u2019un enfant, la perte d\u2019un \u00eatre cher, une illumination sous le ciel \u00e9toil\u00e9, pour que toute une vie prenne un autre sens. Pendant que nous vivons ces \u00e9clairs de conscience, l\u2019univers poursuit son cours depuis 13,8 milliards d\u2019ann\u00e9es, imperturbable. Voil\u00e0 toute la contradiction humaine : face \u00e0 une dur\u00e9e cosmique qui d\u00e9fie l\u2019entendement, nous nous accrochons \u00e0 nos minutes et \u00e0 nos \u00e9ch\u00e9ances, comme si elles pouvaient retenir ce qui nous \u00e9chappe.<\/p>\n<p><b>L\u2019\u00e9ternit\u00e9 vue par la science<\/b><\/p>\n<p>Mais le temps n\u2019est pas qu\u2019une impression : c\u2019est aussi une \u00e9quation. Einstein montre que l\u2019espace et le temps ne sont qu\u2019un seul tissu qui se d\u00e9forme ; Hawking rappelle que tout a commenc\u00e9 dans l\u2019explosion du Big Bang et pourrait finir dans l\u2019agonie silencieuse de trous noirs qui s\u2019\u00e9vaporent. Les chiffres donnent le vertige : un univers \u00e2g\u00e9 de 13,8 milliards d\u2019ann\u00e9es, un Soleil encore vou\u00e9 \u00e0 briller 5 milliards d\u2019ann\u00e9es, des trous noirs qui mettent jusqu\u2019\u00e0 10\u2076\u2076 ans pour dispara\u00eetre. Face \u00e0 ces \u00e9chelles d\u00e9mesur\u00e9es, l\u2019assurance humaine para\u00eet presque d\u00e9risoire.<\/p>\n<p>Et pourtant, tandis que les physiciens comptent en trillions d\u2019ann\u00e9es, la vie humaine reste confin\u00e9e \u00e0 moins d\u2019un si\u00e8cle. Stephen Hawking, lui, en riait presque : \u00ab Le temps est la seule chose qui nous manque, alors que nous croyons en avoir. \u00bb<\/p>\n<p>Borges et l\u2019Aleph. Borges a imagin\u00e9 un point o\u00f9 se refl\u00e8tent tous les lieux du monde : l\u2019Aleph. Un lieu o\u00f9 tout existe en m\u00eame temps, sans avant ni apr\u00e8s. Une m\u00e9taphore de l\u2019infini, mais aussi d\u2019un temps qui se d\u00e9plie dans toutes les directions. Pour Borges, le temps est un labyrinthe, et l\u2019\u00e9ternit\u00e9 un jeu ironique qui nous d\u00e9passe. Chez lui, l\u2019\u00e9ternit\u00e9 ne donne pas de r\u00e9ponses : elle nous renvoie un miroir. Dans l\u2019Aleph, on aper\u00e7oit aussi bien les pyramides que les galaxies, le Big Bang et la derni\u00e8re larme humaine. C\u2019est une invitation \u00e0 comprendre que l\u2019\u00e9ternit\u00e9 ne se mesure pas : elle se pressent. \u00ab Le temps est la substance dont je suis fait \u00bb, \u00e9crivait Borges. Nous sommes faits de quelques instants, persuad\u00e9s de laisser une trace dans un univers qui ne s\u2019arr\u00eate jamais.<\/p>\n<p><b>Chiffres cosmiques<\/b><\/p>\n<p>L\u2019univers compte 13,8 milliards d\u2019ann\u00e9es, la Terre environ 4 milliards, la vie 3,8 milliards, et l\u2019Homo sapiens\u2026 \u00e0 peine 200 000 ans. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une journ\u00e9e cosmique de 24 heures, notre esp\u00e8ce n\u2019appara\u00eet qu\u2019au cours des sept derni\u00e8res secondes. Sept secondes pour b\u00e2tir des empires, mener des guerres, inventer des religions et cr\u00e9er des bombes capables de tout effacer en un instant. L\u2019\u00e9ternit\u00e9 cosmique nous enveloppe, tandis que la fugacit\u00e9 fa\u00e7onne notre existence.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e de vie humaine moyenne ne d\u00e9passe pas 73 ans, soit environ 2,3 milliards de secondes. Un chiffre infinit\u00e9simal face aux millions de millions d\u2019ann\u00e9es qui attendent l\u2019univers. Le contraste est saisissant : nous nous croyons ma\u00eetres de la plan\u00e8te, alors que nous ne sommes que de fugaces invit\u00e9s dans un cosmos qui perdurera sans nous.<\/p>\n<p><b>La temporalit\u00e9 humaine<\/b><\/p>\n<p>Chaque civilisation a tent\u00e9 de domestiquer le temps. Les Mayas ont mesur\u00e9 des cycles de 5 125 ans, les \u00c9gyptiens ont \u00e9labor\u00e9 des calendriers solaires. Aujourd\u2019hui, nous organisons nos vies en minutes de travail, en heures de d\u00e9placement, en chronom\u00e8tres num\u00e9riques. Pourtant, le temps humain demeure une prison : nous vivons en moyenne 70 \u00e0 80 ans, une dur\u00e9e d\u00e9risoire face \u00e0 l\u2019\u00e9ternit\u00e9. William Faulkner l\u2019a exprim\u00e9 avec force : \u00ab Le pass\u00e9 n\u2019est jamais mort.<\/p>\n<p>Il n\u2019est m\u00eame pas \u00e9coul\u00e9. L\u2019homme tra\u00eene son histoire, incapable de se lib\u00e9rer du temps. Pourtant, notre obsession de mesurer chaque seconde nous emp\u00eache de les vivre pleinement. Le temps humain est \u00e0 la fois trag\u00e9die et ressource, cha\u00eene et moteur. \u00bb<\/p>\n<p><b>Citation finale<\/b><\/p>\n<p>Le po\u00e8te William Blake a \u00e9crit : \u00ab L\u2019\u00e9ternit\u00e9 est amoureuse des \u0153uvres du temps. \u00bb Cette phrase apporte un souffle d\u2019espoir : m\u00eame \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, m\u00eame si nous ne repr\u00e9sentons que quelques secondes sur l\u2019horloge cosmique, nos \u0153uvres, nos pens\u00e9es et nos r\u00eaves peuvent effleurer l\u2019\u00e9ternit\u00e9. L\u2019\u00e9ternit\u00e9 nous ignore, mais elle nous offre \u00e9galement la possibilit\u00e9 de cr\u00e9er du sens au c\u0153ur de son indiff\u00e9rence. Le temps d\u00e9vore tout, et pourtant, \u00e0 chaque instant, une \u00e9tincelle d\u2019\u00e9ternit\u00e9 subsiste.<\/p>\n<p><b>14. L\u2019Homme et la nature<\/b><\/p>\n<p><b>L\u2019Homme fait partie de la nature<\/b><\/p>\n<p>Pour Spinoza, l\u2019Homme n\u2019est pas le ma\u00eetre de la nature, mais l\u2019une de ses innombrables expressions. Dans son \u00c9thique, il \u00e9crit : \u00ab L\u2019homme fait partie de la nature, et ne peut pas \u00eatre con\u00e7u sans elle. \u00bb Pendant des mill\u00e9naires, nous n\u2019\u00e9tions qu\u2019une branche parmi d\u2019innombrables sur l\u2019arbre de la vie, d\u00e9pendants des rivi\u00e8res, des for\u00eats et de la pluie. Aujourd\u2019hui, nous avons tendance \u00e0 nous croire s\u00e9par\u00e9s de la nature, mais nous restons les m\u00eames : poussi\u00e8re d\u2019\u00e9toiles transform\u00e9e en os et en chair. L\u2019ironie est que nous d\u00e9truisons ce qui nous soutient, oubliant que l\u2019air que nous respirons et l\u2019eau que nous buvons ne sont pas des cr\u00e9ations humaines, mais des dons cosmiques qui ne peuvent \u00eatre fabriqu\u00e9s dans aucune usine.<\/p>\n<p><b>Goethe et la vision po\u00e9tique de la vie<\/b><\/p>\n<p>Goethe observait la nature avec les yeux d\u2019un po\u00e8te et d\u2019un scientifique. Dans Faust, Goethe \u00e9crit : \u00ab La nature est toujours vraie, toujours s\u00e9rieuse, toujours s\u00e9v\u00e8re ; elle ne se moque jamais de nous. \u00bb Pour lui, la vie constituait un cycle esth\u00e9tique et biologique indissociable. Il voyait dans une simple feuille la totalit\u00e9 de l\u2019univers, et dans la m\u00e9tamorphose d\u2019un papillon, le symbole de la condition humaine. Aujourd\u2019hui, pourtant, les chiffres trahissent un monde \u00e0 l\u2019envers : chaque ann\u00e9e, 10 millions d\u2019hectares de for\u00eats disparaissent. La po\u00e9sie de Goethe s\u2019efface sous les scies \u00e0 cha\u00eene et les bulldozers, et la beaut\u00e9 qu\u2019il v\u00e9n\u00e9rait se transforme en marchandise, en papier et en bois.<\/p>\n<p><b>Thoreau \u00e0 Walden<\/b><\/p>\n<p>En 1845, Henry David Thoreau s\u2019installe dans une cabane au bord du lac Walden pour d\u00e9montrer qu\u2019une autre mani\u00e8re de vivre \u00e9tait possible. \u00ab Je suis all\u00e9 dans la for\u00eat parce que je voulais vivre d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment \u00bb, \u00e9crit-il. Son geste \u00e9tait une r\u00e9sistance \u00e0 une modernit\u00e9 qui asservissait d\u00e9j\u00e0 l\u2019homme aux montres et aux usines. Aujourd\u2019hui, son exp\u00e9rience peut sembler utopique, mais elle reste n\u00e9cessaire : sur une plan\u00e8te dont l\u2019empreinte \u00e9cologique d\u00e9passe de 70 % la capacit\u00e9 de r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration annuelle, vivre au c\u0153ur de la for\u00eat serait presque un acte r\u00e9volutionnaire.<\/p>\n<p>Thoreau a compris avant tout le monde que la libert\u00e9 ne r\u00e9side pas dans la possession, mais dans le renoncement au superflu. Son Walden est un miroir inconfortable pour une humanit\u00e9 qui consomme comme si quatre plan\u00e8tes suffisaient \u00e0 nos besoins.<\/p>\n<p><b>Gabriela Mistral et la terre<\/b><\/p>\n<p>Gabriela Mistral l\u2019a affirm\u00e9 avec force : \u00ab La Terre est m\u00e8re, pas marchandise. \u00bb Cette phrase condense des si\u00e8cles de sagesse paysanne et indig\u00e8ne. Pour des millions de peuples, la Terre n\u2019est pas une propri\u00e9t\u00e9, mais un soutien, une m\u00e9moire et une tombe. La modernit\u00e9, cependant, l\u2019a transform\u00e9e en actif financier. En Am\u00e9rique latine, plus de 200 millions d\u2019hectares de terres agricoles appartiennent \u00e0 des entreprises. En Afrique, l\u2019\u00ab\u00a0<i>accaparement des terres<\/i>\u00a0\u00bb a d\u00e9plac\u00e9 des communaut\u00e9s enti\u00e8res. Mistral parlait de l\u2019avenir en disant que lorsque la Terre cesse d\u2019\u00eatre m\u00e8re pour devenir marchandise, l\u2019Homme cesse d\u2019\u00eatre fils et devient bourreau.<\/p>\n<p><b>Chiffres de la catastrophe<\/b><\/p>\n<p>L\u2019ampleur du d\u00e9s\u00e9quilibre est brutale. Chaque ann\u00e9e, entre 30 000 et 50 000 esp\u00e8ces disparaissent. Depuis 1970, la plan\u00e8te a perdu 69 % de ses populations de vert\u00e9br\u00e9s. Le d\u00e9boisement progresse \u00e0 un rythme de 10 millions d\u2019hectares par an, et l\u2019eau douce disponible par personne a diminu\u00e9 de 20 % en deux d\u00e9cennies.<\/p>\n<p>Le plastique envahit d\u00e9j\u00e0 les glaciers, avec 14 millions de tonnes d\u00e9vers\u00e9es dans les oc\u00e9ans chaque ann\u00e9e. Ces chiffres t\u00e9moignent d\u2019un \u00e9cocide global en cours. Comme l\u2019a averti Rachel Carson dans Silent Spring : \u00ab L\u2019homme a perdu le contr\u00f4le de la Terre au moment o\u00f9 il a essay\u00e9 de la dominer. \u00bb<\/p>\n<p><b>L\u2019\u00e9quilibre est rompu<\/b><\/p>\n<p>La modernit\u00e9 n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 un pacte avec la nature ; elle a \u00e9t\u00e9 une d\u00e9claration de guerre. Nous avons br\u00fbl\u00e9 des for\u00eats, drain\u00e9 des rivi\u00e8res, extermin\u00e9 des esp\u00e8ces. Aujourd\u2019hui, plus de 75 % de la surface terrestre est perturb\u00e9e par l\u2019Homme. Les villes avancent sur les zones humides, les mines d\u00e9vorent les montagnes, et l\u2019agro-industrie colonise les for\u00eats. L\u2019homme se croit conqu\u00e9rant, mais il reste un intrus. Goethe aurait pleur\u00e9 devant les d\u00e9serts cr\u00e9\u00e9s par le progr\u00e8s.<\/p>\n<p>Mistral aurait cri\u00e9 face \u00e0 la faim engendr\u00e9e par une abondance mal r\u00e9partie. L\u2019\u00e9quilibre est rompu, et nous en payons tous le prix.<\/p>\n<p><b>Citation finale<\/b><\/p>\n<p>Le philosophe Aristote \u00e9crivait il y a plus de deux mill\u00e9naires : \u00ab La nature ne fait rien en vain. \u00bb L\u2019Homme, en revanche, a fait de la vanit\u00e9 sa mani\u00e8re d\u2019exister. La nature ne gaspille pas ; l\u2019Homme gaspille. La nature recycle ; l\u2019Homme enterre. La nature \u00e9quilibre ; l\u2019Homme d\u00e9s\u00e9quilibre. Pourtant, les paroles d\u2019Aristote r\u00e9sonnent encore comme un espoir : si nous apprenons \u00e0 observer \u00e0 nouveau, si nous \u00e9coutons les rythmes de la Terre, peut-\u00eatre pourrons-nous nous r\u00e9concilier avec la m\u00e8re qui nous offre encore des moyens de subsistance.<\/p>\n<p><b>15. La science et la limite<\/b><\/p>\n<p><b>Galil\u00e9e et le t\u00e9lescope : voir l\u2019invisible<\/b><\/p>\n<p>En 1609, Galil\u00e9e Galilei dirigea un t\u00e9lescope vers le ciel et observa des montagnes sur la Lune, les phases de V\u00e9nus et les lunes de Jupiter. L\u2019univers cessa d\u2019\u00eatre une sph\u00e8re parfaite pour devenir un chaos infini. Ce geste transforma \u00e0 jamais la relation entre l\u2019Homme et le cosmos. Ses observations bris\u00e8rent des si\u00e8cles de dogme et lui valurent un proc\u00e8s pour h\u00e9r\u00e9sie. Galil\u00e9e incarnait l\u2019ironie de la science : voir la v\u00e9rit\u00e9 et \u00eatre puni pour cela. Aujourd\u2019hui, 400 ans plus tard, les t\u00e9lescopes James Webb et Hubble suivent le m\u00eame chemin : r\u00e9v\u00e9ler l\u2019invisible. Le Webb, d\u2019un co\u00fbt de 10 milliards de dollars, nous montre des galaxies form\u00e9es \u00e0 peine 200 millions d\u2019ann\u00e9es apr\u00e8s le Big Bang. Galil\u00e9e aurait souri, se souvenant de sa phrase : \u00ab Et pourtant elle bouge. \u00bb<\/p>\n<p><b>Newton et la loi universelle de la gravitation<\/b><\/p>\n<p>En 1687, Isaac Newton publie les <i>Principia Mathematica<\/i> et offre au monde la loi universelle de la gravitation. La chute d\u2019une simple pomme devient la cl\u00e9 pour comprendre l\u2019orbite des plan\u00e8tes. Newton d\u00e9montre que les ph\u00e9nom\u00e8nes terrestres et c\u00e9lestes ob\u00e9issent aux m\u00eames lois : l\u2019univers est m\u00e9canique, pr\u00e9visible, math\u00e9matique. De ses calculs naissent les machines, la physique moderne et, plus tard, la r\u00e9volution industrielle. Pourtant, Newton \u00e9tait pleinement conscient de la petitesse de l\u2019Homme face \u00e0 l\u2019immensit\u00e9 de l\u2019inconnu. Il \u00e9crivait : \u00ab Je ne sais pas comment je vois le monde ; mais pour moi, je suis comme un enfant au bord de la mer, m\u2019amusant \u00e0 trouver un caillou plus lisse ou une coquille plus belle que d\u2019habitude, tandis que le grand oc\u00e9an de la v\u00e9rit\u00e9 demeure encore inexplor\u00e9 devant moi. \u00bb<\/p>\n<p><b>Einstein et la relativit\u00e9 du temps et de l\u2019espace<\/b><\/p>\n<p>En 1905, Albert Einstein fait vaciller l\u2019univers newtonien. Le temps et l\u2019espace cessent d\u2019\u00eatre absolus pour devenir des dimensions flexibles, courb\u00e9es par la masse et l\u2019\u00e9nergie. Sa th\u00e9orie de la relativit\u00e9 bouleverse la science et ouvre la voie \u00e0 l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire.<\/p>\n<p>Le temps n\u2019est plus un fleuve uniforme, mais un tissu d\u00e9formable. D\u00e8s lors, l\u2019horloge humaine devient relative : lorsqu\u2019un astronaute voyage \u00e0 une vitesse proche de celle de la lumi\u00e8re, le temps se dilate pour lui tandis qu\u2019il se contracte pour ceux rest\u00e9s sur Terre. Cette abstraction a des cons\u00e9quences concr\u00e8tes : sans corrections relativistes, les syst\u00e8mes GPS accumuleraient des erreurs de plusieurs kilom\u00e8tres. Einstein r\u00e9sumait cette r\u00e9volution avec une modestie teint\u00e9e d\u2019ironie : \u00ab L\u2019imagination est plus importante que la connaissance. \u00bb Ce qui naquit sous la forme d\u2019\u00e9quations a fini par fa\u00e7onner en profondeur la vie quotidienne de la modernit\u00e9.<\/p>\n<p><b>Heisenberg et l\u2019incertitude quantique<\/b><\/p>\n<p>En 1927, Werner Heisenberg bouleverse la physique avec son principe d\u2019incertitude : il est impossible de conna\u00eetre simultan\u00e9ment, avec pr\u00e9cision, la position et la vitesse d\u2019une particule. Le monde microscopique cesse d\u2019\u00eatre d\u00e9terministe pour devenir probabiliste. C\u2019est une r\u00e9volution philosophique : l\u2019univers n\u2019est plus \u00e9crit dans la pierre, mais dans des nuages de possibilit\u00e9s. Aujourd\u2019hui, cette incertitude gouverne le fonctionnement des transistors pr\u00e9sents dans chaque ordinateur et t\u00e9l\u00e9phone. Le march\u00e9 mondial des semi-conducteurs repr\u00e9sente plus de 600 milliards de dollars par an, tous fond\u00e9s sur le comportement impr\u00e9visible des \u00e9lectrons. Comme l\u2019\u00e9crivait Niels Bohr : \u00ab Celui qui n\u2019est pas surpris par la m\u00e9canique quantique ne l\u2019a pas comprise. \u00bb La physique a cess\u00e9 d\u2019\u00eatre une certitude pour devenir un paradoxe.<\/p>\n<p><b>Hawking et l\u2019univers fini<\/b><\/p>\n<p>Stephen Hawking a pouss\u00e9 la science jusqu\u2019\u00e0 ses limites. Il a propos\u00e9 que l\u2019univers ait eu un d\u00e9but avec le Big Bang et que les trous noirs \u00e9mettent un rayonnement jusqu\u2019\u00e0 s\u2019\u00e9vaporer. L\u2019\u00e9ternel cessait d\u2019\u00eatre infini. Ses calculs ont montr\u00e9 que m\u00eame l\u2019obscurit\u00e9 absolue peut s\u2019\u00e9teindre. Un vertige de chiffres : un trou noir de la masse du Soleil mettrait 10 ans \u00e0 dispara\u00eetre. L\u2019\u00e9ternit\u00e9 devenait fragile. Hawking, prisonnier de la maladie, incarnait humainement cette fragilit\u00e9. Il d\u00e9clarait : \u00ab Nous ne sommes qu\u2019une race avanc\u00e9e de singes sur une plan\u00e8te plus petite qu\u2019une \u00e9toile ordinaire. Mais nous pouvons comprendre l\u2019univers. Cela nous rend tr\u00e8s sp\u00e9ciaux. \u00bb<\/p>\n<p><b>Chiffres de la connaissance<\/b><\/p>\n<p>La science contemporaine est aussi affaire d\u2019industrie et de vitesse. Chaque jour, 13 500 articles scientifiques sont publi\u00e9s dans des revues index\u00e9es. Le Grand collisionneur de hadrons, en Suisse, a co\u00fbt\u00e9 plus de 10 milliards de dollars et a permis la d\u00e9couverte du boson de Higgs. Les investissements mondiaux dans la recherche d\u00e9passent 2 500 milliards de dollars par an, soit 2,3 % du PIB mondial. Il n\u2019y a jamais eu autant de connaissances, et jamais elles n\u2019ont \u00e9t\u00e9 aussi difficiles \u00e0 assimiler. Comme l\u2019a \u00e9crit Umberto Eco : \u00ab L\u2019information n\u2019est pas la connaissance, la connaissance n\u2019est pas la sagesse. \u00bb L\u2019avalanche de donn\u00e9es ne garantit pas la compr\u00e9hension.<\/p>\n<p>L\u2019historien Will Durant l\u2019a formul\u00e9 avec justesse : \u00ab Le progr\u00e8s de la science est la d\u00e9couverte de notre ignorance. \u00bb Chaque \u00e9quation ouvre de nouvelles questions, chaque t\u00e9lescope r\u00e9v\u00e8le davantage de myst\u00e8res, chaque particule d\u00e9tect\u00e9e accro\u00eet l\u2019incertitude. La science ne nous offre pas des certitudes absolues ; elle met en lumi\u00e8re l\u2019\u00e9tendue de ce que nous ignorons. C\u2019est \u00e0 la fois sa limite et sa grandeur. L\u2019ironie est qu\u2019au sommet du savoir, nous demeurons des enfants, \u00e0 l\u2019image de Newton sur le rivage, jouant avec des cailloux face \u00e0 l\u2019oc\u00e9an infini de l\u2019inconnu.<\/p>\n<p><b>Le dernier battement de c\u0153ur et l\u2019espoir<\/b><\/p>\n<p>La Terre continuera de tourner, m\u00eame si nous disparaissons. Elle a surv\u00e9cu aux glaciations, aux extinctions et aux cataclysmes cosmiques. Elle n\u2019a pas besoin de nous ; c\u2019est nous qui avons besoin d\u2019elle. Sur l\u2019horloge de 24 heures de l\u2019\u00e9volution, l\u2019Homo sapiens n\u2019occupe qu\u2019environ 7 secondes, et dans ce bref instant il a b\u00e2ti des pyramides et des bombes nucl\u00e9aires, \u00e9crit des po\u00e8mes et perp\u00e9tr\u00e9 des g\u00e9nocides. La question n\u2019est pas de savoir si la Terre survivra, mais si l\u2019humanit\u00e9 y parviendra.<\/p>\n<p>Cette horloge de l\u2019\u00e9volution nous rappelle que l\u2019Homo sapiens n\u2019a exist\u00e9 que quelques secondes. Et durant ces secondes, il a invent\u00e9 des pyramides et des armes nucl\u00e9aires, compos\u00e9 des po\u00e8mes et empoisonn\u00e9 des rivi\u00e8res, sem\u00e9 du bl\u00e9 et vid\u00e9 les mers. Nous sommes une exp\u00e9rience fragile sur une plan\u00e8te qui, elle, survivra sans nous.<\/p>\n<p>Le dilemme n\u2019est pas celui de la Terre ; le dilemme est celui de l\u2019humanit\u00e9&#8230;<\/p>\n<p><strong>Bibliographie<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Kapu\u015bci\u0144ski, Ryszard. \u00c9bano. Editorial Anagrama, 2000.<\/li>\n<li>Fanon, Frantz. Los condenados de la tierra. Fondo de Cultura Econ\u00f3mica, 1963.<\/li>\n<li>Aldunate, Arturo. A horcajadas de la luz. Editorial Zig-Zag, 1960.<\/li>\n<li>Sixth Assessment Report. Intergovernmental Panel on Climate Change, 2021\u20132023.<\/li>\n<li>Naciones Unidas. World Population Prospects 2022. UN DESA.<\/li>\n<li>Banco Mundial. Groundswell: Preparing for Internal Climate Migration. 2021<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/tag\/la-terre-et-le-destin-de-lhumanite\/\">Voir les articles de cette s\u00e9rie<\/a><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Traduction de l&rsquo;espagnol par <a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/in\/emilia-sadaoui-61709a1b1\/\">Emilia Sadaoui<\/a> et <a href=\"https:\/\/www.linkedin.com\/in\/alicia-leto-0344382a0\/\">Alicia Leto<\/a><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab La Terre tourne paisiblement, mais l\u2019humanit\u00e9 tr\u00e9buche \u00e0 chaque tour. \u00bbinspir\u00e9 d\u2019Arturo Aldunate La Terre s\u2019est form\u00e9e il y a environ 4 milliards d\u2019ann\u00e9es, dans un chaos de poussi\u00e8res et de flammes cosmiques. 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