{"id":2638935,"date":"2025-09-25T14:34:10","date_gmt":"2025-09-25T13:34:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pressenza.com\/?p=2638935"},"modified":"2025-09-26T19:36:47","modified_gmt":"2025-09-26T18:36:47","slug":"les-caraibes-pillees-partie-i","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2025\/09\/les-caraibes-pillees-partie-i\/","title":{"rendered":"Les Cara\u00efbes pill\u00e9es \u2013 Partie I"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><span dir=\"auto\">Ils sont venus pour le sucre, ils ont pris l&rsquo;or, ils ont laiss\u00e9 des cha\u00eenes<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p><strong><span dir=\"auto\">Les Cara\u00efbes n\u2019\u00e9taient pas une escale, c\u2019\u00e9tait une richesse<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">L&rsquo;histoire officielle dit que les Cara\u00efbes \u00e9taient une route, un pont entre l&rsquo;or du Mexique et l&rsquo;argent de Potos\u00ed. Mais non, les Cara\u00efbes furent la premi\u00e8re cible, la premi\u00e8re mine, le premier laboratoire de l&rsquo;esclavage en Am\u00e9rique. Avant le P\u00e9rou, avant la Bolivie, avant le Chili, il y avait Cuba, il y avait Ha\u00efti, il y avait Hispaniola.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">L\u00e0, ils ont tout essay\u00e9. L&rsquo;encomienda, la croix, l&rsquo;\u00e9p\u00e9e. Et quand l&rsquo;or a \u00e9t\u00e9 \u00e9puis\u00e9, ils ont invent\u00e9 un autre or\u00a0: le sucre. Puis un autre\u00a0: les corps. Et encore un autre\u00a0: le rhum, le tabac, la musique, et de nouveau les corps.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Les Cara\u00efbes furent le premier territoire colonis\u00e9 et le dernier \u00e0 \u00eatre lib\u00e9r\u00e9. \u200b\u200bDes guerres gigantesques furent men\u00e9es sur ses petites \u00eeles. Des esclaves rebelles se cach\u00e8rent dans ses montagnes, et des trait\u00e9s partageant le continent sans consultation furent sign\u00e9s dans ses ports. Les Cara\u00efbes n&rsquo;\u00e9taient pas un corridor\u00a0; c&rsquo;\u00e9tait le butin inaugural.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">1500\u20131600<\/span><\/strong><br \/>\n<span dir=\"auto\"> Le d\u00e9barquement de l&rsquo;or, l&rsquo;extermination des peuples<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">En moins d&rsquo;un si\u00e8cle, les Cara\u00efbes sont pass\u00e9es du statut d&rsquo;\u00eele-continent peupl\u00e9e de peuples autochtones poss\u00e9dant leur propre agriculture, p\u00eache, navigation et croyances \u00e0 celui de premier laboratoire du pillage colonial. Les Ta\u00efnos, les Cara\u00efbes, les Ciguayos et les Arawaks furent les premi\u00e8res victimes de l&rsquo;or europ\u00e9en. Ils ne furent pas tu\u00e9s par erreur, mais syst\u00e9matiquement an\u00e9antis.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Christophe Colomb n&rsquo;est pas arriv\u00e9 avec des cartes\u00a0; il est arriv\u00e9 encha\u00een\u00e9, et la premi\u00e8re chose qu&rsquo;il a demand\u00e9e, c&rsquo;\u00e9tait de l&rsquo;or. \u00c0 Cuba, \u00e0 Hispaniola (aujourd&rsquo;hui divis\u00e9e entre Ha\u00efti et la R\u00e9publique dominicaine), \u00e0 \u200b\u200bPorto Rico et en Jama\u00efque, le mod\u00e8le extractif a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le mod\u00e8le chr\u00e9tien. L&rsquo;or ou la mort, telle \u00e9tait la devise. Ceux qui ne rapportaient pas de p\u00e9pites d&rsquo;or \u00e9taient punis\u00a0; ceux qui fuyaient \u00e9taient pers\u00e9cut\u00e9s\u00a0; ceux qui r\u00e9sistaient \u00e9taient ex\u00e9cut\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Les premi\u00e8res mines \u00e0 ciel ouvert furent creus\u00e9es \u00e0 la main, avec l&rsquo;esclavage des autochtones. Les fonderies \u00e9taient rustiques, mais l&rsquo;ambition \u00e9tait sans limite. L&rsquo;Espagne ne fonda pas d&rsquo;\u00e9coles\u00a0; elle construisit des navires pour transporter l&rsquo;or. On estime qu&rsquo;au cours de ce seul premier si\u00e8cle, plus de 140 tonnes d&rsquo;or furent extraites des Cara\u00efbes, soit l&rsquo;\u00e9quivalent de plus de 9 milliards de dollars actuels. La majeure partie provenait de rivi\u00e8res et de filons plus petits, mais l&rsquo;important n&rsquo;\u00e9tait pas le volume. C&rsquo;\u00e9tait la vitesse, c&rsquo;\u00e9tait la brutalit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">En Ha\u00efti, pr\u00e8s de 90 % des peuples autochtones ont disparu avant 1550. \u00c0 Cuba, sur les quelque 100 000 Ta\u00efnos estim\u00e9s, seuls 5 000 environ subsistaient \u00e0 la fin du si\u00e8cle. Porto Rico a connu un sort similaire. Les peuples autochtones ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cim\u00e9s non par les combats, mais par la faim, l&rsquo;esclavage, les maladies impos\u00e9es et l&rsquo;effondrement de l&rsquo;\u00e2me collective.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Les Europ\u00e9ens apprirent vite. L\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y avait pas de mines, il y avait des esclaves. L\u00e0 o\u00f9 il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;autochtones, les Africains commenc\u00e8rent \u00e0 arriver. Ainsi naquit le premier triangle du pillage\u00a0: l&rsquo;or, le sucre et la mort. Les Cara\u00efbes furent la blessure inaugurale de toute l&rsquo;Am\u00e9rique, et l&rsquo;or en fut le premier bourreau.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><strong>1600\u20131700<\/strong> <\/span><br \/>\n<span dir=\"auto\"> De l\u2019or au sucre, du pillage au syst\u00e8me<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Au XVIIe si\u00e8cle, l&rsquo;or ne coulait plus comme avant, mais le pillage ne cessa pas\u00a0; il se transforma simplement. De l&rsquo;or, il passa au sucre, de l&rsquo;esclavage autochtone \u00e0 l&rsquo;esclavage africain, de la conqu\u00eate brutale \u00e0 l&rsquo;administration coloniale. Mais les Cara\u00efbes continu\u00e8rent d&rsquo;\u00eatre le laboratoire de la servitude, et ses peuples, les corps sur lesquels s&rsquo;\u00e9difia l&#8217;empire europ\u00e9en.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c0 Cuba, l&rsquo;Espagne \u00e9tablit d&rsquo;importantes sucreries sous contr\u00f4le absolu. L&rsquo;exploitation aurif\u00e8re d\u00e9clina, mais malgr\u00e9 cela, on estime qu&rsquo;au moins 40 tonnes d&rsquo;or suppl\u00e9mentaires furent export\u00e9es entre 1600 et 1700, dissimul\u00e9es sous les imp\u00f4ts, les faux documents et la contrebande l\u00e9galis\u00e9e. La valeur actuelle de cet or est d&rsquo;environ 2,6 milliards de dollars. Il ne fut pas export\u00e9 clandestinement par galions, mais par des navires priv\u00e9s, dans les coffres diplomatiques, dans le cadre de pactes secrets entre vice-rois et marchands.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">En Ha\u00efti et en R\u00e9publique dominicaine, le centre du pillage changea de mains. La France occupa la partie occidentale de l&rsquo;\u00eele (Saint-Domingue) et intensifia le mod\u00e8le esclavagiste. Des centaines de milliers de personnes furent amen\u00e9es d&rsquo;Afrique pour travailler dans des conditions inhumaines. L&rsquo;or fut remplac\u00e9 par la canne \u00e0 sucre, mais le pillage continua. La valeur g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par les exportations carib\u00e9ennes de sucre, de caf\u00e9 et de tabac d\u00e9passa aujourd&rsquo;hui les 10 milliards de dollars. Il ne resta plus rien aux Cara\u00efbes. Tout finit \u00e0 Versailles, \u00e0 Cadix, \u00e0 Amsterdam.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Porto Rico fut transform\u00e9 en enclave militaire. La Jama\u00efque passa aux mains des Britanniques en 1655 et devint l&rsquo;un des centres de la traite des esclaves. Peu importait d\u00e9sormais la quantit\u00e9 d&rsquo;or restant dans le sol\u00a0; ce qui comptait, c&rsquo;\u00e9tait le sang qu&rsquo;on pouvait en extraire.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Les peuples autochtones, d\u00e9j\u00e0 presque \u00e9teints, furent effac\u00e9s des registres. Aucun recensement n&rsquo;eut lieu\u00a0; ils disparurent. On estime qu&rsquo;au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle, il restait moins de 3\u00a0000 autochtones dans l&rsquo;ensemble des Cara\u00efbes. \u00c0 la fin du XVIIe si\u00e8cle, il en restait moins de 500 vivant en communaut\u00e9. Tout le reste n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;une plantation, une prison, une colonie.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Les Cara\u00efbes \u00e9taient l&rsquo;usine coloniale id\u00e9ale. L&rsquo;or au XVIe si\u00e8cle, le sucre et les corps humains au XVIIe. Chaque \u00eele, un domaine viticole. Chaque port, une plaie. Chaque tonne extraite, une dette historique impay\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">1700\u20131800<\/span><\/strong><br \/>\n<span dir=\"auto\"> Royaumes du sucre, or r\u00e9siduel et r\u00e9bellion r\u00e9prim\u00e9e<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Le XVIIIe si\u00e8cle fut le si\u00e8cle de la machine coloniale. Les Cara\u00efbes n&rsquo;\u00e9taient plus une fronti\u00e8re, mais un rouage. La logique du pillage fut perfectionn\u00e9e, r\u00e9glement\u00e9e et devint loi. Les \u00eeles furent d\u00e9clar\u00e9es \u00ab indispensables \u00bb par leurs m\u00e9tropoles, et leurs habitants furent an\u00e9antis. Ils ne comptaient plus que comme une force productive, comme un nombre, comme une marchandise humaine.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">\u00c0 Cuba, la production sucri\u00e8re a quintupl\u00e9. L&rsquo;exploitation mini\u00e8re a \u00e9t\u00e9 rel\u00e9gu\u00e9e au second plan, mais l&rsquo;or a continu\u00e9 d&rsquo;affluer en plus petites quantit\u00e9s, accumul\u00e9es par la contrebande ou l&rsquo;extraction r\u00e9siduelle dans des r\u00e9gions recul\u00e9es. On estime qu&rsquo;entre 1700 et 1800, 25 tonnes d&rsquo;or suppl\u00e9mentaires, soit l&rsquo;\u00e9quivalent de 1,6 milliard de dollars actuels, ont quitt\u00e9 Cuba, tandis que le v\u00e9ritable capital s&rsquo;est construit gr\u00e2ce au sang d&rsquo;esclaves de plus de 500\u00a0000 Africains amen\u00e9s sur l&rsquo;\u00eele.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">En Ha\u00efti, Saint-Domingue fut d\u00e9clar\u00e9e colonie la plus riche du monde. Le sucre, le caf\u00e9 et l&rsquo;indigo firent de cette \u00eele le moteur de la France. Mais il n&rsquo;y eut aucun d\u00e9veloppement, seulement le fouet. Entre 1700 et 1791, lorsque la grande r\u00e9volte des esclaves \u00e9clata, la valeur des exportations d&rsquo;Ha\u00efti vers la France est estim\u00e9e \u00e0 plus de 15 milliards de dollars actuels. Tout cela dans un syst\u00e8me o\u00f9 90 % de la population \u00e9tait asservie.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">En R\u00e9publique dominicaine, l&rsquo;or \u00e9tait presque \u00e9puis\u00e9, mais de petites quantit\u00e9s \u00e9taient encore extraites \u00e0 Hig\u00fcey et dans d&rsquo;autres r\u00e9gions de l&rsquo;est, avec environ trois tonnes d&rsquo;or export\u00e9es, pour une valeur actuelle de 200 millions de dollars. Il n&rsquo;y avait ni d\u00e9veloppement ni souverainet\u00e9, seulement une administration coloniale de seconde main.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Porto Rico continuait de fonctionner comme une enclave strat\u00e9gique et un producteur sucrier mineur. Mais la r\u00e9pression culturelle \u00e9tait brutale. Les peuples autochtones n&rsquo;\u00e9taient plus ; seuls subsistaient des noms emprunt\u00e9s. L&rsquo;or n&rsquo;\u00e9tait plus qu&rsquo;un souvenir, mais la servitude \u00e9tait pr\u00e9sente.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">La Jama\u00efque, sous domination britannique, multiplia sa production sucri\u00e8re. Plus de 700\u00a0000 esclaves furent d\u00e9port\u00e9s ou n\u00e9s sur l&rsquo;\u00eele au cours du XIXe si\u00e8cle. Les profits britanniques tir\u00e9s des Cara\u00efbes d\u00e9pass\u00e8rent 25 milliards de dollars actuels, compte tenu de toutes ses possessions. La Jama\u00efque \u00e9tait un acteur cl\u00e9, mais sans pouvoir, sans nation.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle, les Cara\u00efbes \u00e9clat\u00e8rent. Ha\u00efti se r\u00e9volta, la seule r\u00e9volution esclavagiste r\u00e9ussie de l&rsquo;histoire. Mais le prix \u00e0 payer fut l&rsquo;isolement, le blocus et la ruine \u00e9conomique impos\u00e9e, car l&rsquo;or vol\u00e9 n&rsquo;est pas restitu\u00e9 et la libert\u00e9, n\u00e9e dans les communaut\u00e9s noires, est punie.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">1800\u20131900<\/span><\/strong><br \/>\n<span dir=\"auto\"> Ind\u00e9pendance sans libert\u00e9 et richesses qui continuent de s&rsquo;\u00e9couler<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Le XIXe si\u00e8cle apporta l&rsquo;ind\u00e9pendance politique, mais pas l&rsquo;ind\u00e9pendance \u00e9conomique. Les drapeaux chang\u00e8rent, les discours chang\u00e8rent, mais les routes de l&rsquo;or et du sucre rest\u00e8rent les m\u00eames. Les Cara\u00efbes pass\u00e8rent du statut de colonie europ\u00e9enne \u00e0 celui de zone d&rsquo;influence am\u00e9ricaine, britannique et fran\u00e7aise. Et l&rsquo;or, bien qu&rsquo;en quantit\u00e9s plus faibles, continua d&rsquo;affluer.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">\u00c0 Cuba, apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9chec de son ind\u00e9pendance et la domination espagnole prolong\u00e9e jusqu&rsquo;en 1898, l&rsquo;exploitation aurif\u00e8re fut quasiment abandonn\u00e9e. Cependant, on estime qu&rsquo;environ 10 tonnes d&rsquo;or furent extraites tout au long du si\u00e8cle, notamment dans les petites mines de Cienfuegos et Holgu\u00edn, pour une valeur actuelle estim\u00e9e \u00e0 650 millions de dollars. Le sucre demeura le moteur de l&rsquo;\u00e9conomie sous le contr\u00f4le des propri\u00e9taires terriens cr\u00e9oles et des entreprises \u00e9trang\u00e8res. L&rsquo;esclavage ne fut aboli qu&rsquo;en 1886, remplac\u00e9 par le travail semi-serviteur de paysans endett\u00e9s.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">En Ha\u00efti, l&rsquo;ind\u00e9pendance de 1804 ne signifiait pas la libert\u00e9 \u00e9conomique. La France imposa une \u00ab\u00a0indemnit\u00e9\u00a0\u00bb pour la perte de ses esclaves, \u00e9quivalente \u00e0 21 milliards de dollars actuels, qu&rsquo;Ha\u00efti dut payer jusqu&rsquo;en 1947. L&rsquo;exploitation aurif\u00e8re \u00e9tait inexistante, mais le pays \u00e9tait financi\u00e8rement \u00e9trangl\u00e9. L&rsquo;\u00e9conomie se tourna vers le caf\u00e9 et les produits agricoles export\u00e9s \u00e0 des prix d\u00e9risoires, dans un cycle d&rsquo;endettement perp\u00e9tuel.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Entre les occupations ha\u00eftiennes, l&rsquo;invasion espagnole (1861-1865) et l&rsquo;\u00e9mergence de la domination am\u00e9ricaine, la R\u00e9publique dominicaine a connu une instabilit\u00e9 institutionnelle constante. L&rsquo;extraction d&rsquo;or a \u00e0 peine atteint 2 tonnes au XXe si\u00e8cle, soit l&rsquo;\u00e9quivalent de 130 millions de dollars aujourd&rsquo;hui, dans des r\u00e9gions comme San Juan et Cotu\u00ed. Le reste \u00e9tait consacr\u00e9 \u00e0 la culture de la canne \u00e0 sucre et des bananes, et les profits revenaient \u00e0 d&rsquo;autres.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Porto Rico, sous domination espagnole jusqu&rsquo;en 1898, fonctionnait comme une enclave militaire et agricole. L&rsquo;or n&rsquo;\u00e9tait plus exploit\u00e9 industriellement, mais on estime qu&rsquo;au moins une tonne suppl\u00e9mentaire, r\u00e9colt\u00e9e artisanalement dans l&rsquo;ouest de l&rsquo;\u00eele, a \u00e9merg\u00e9 au cours du XXe si\u00e8cle, pour une valeur estim\u00e9e \u00e0 65 millions de dollars actuels. Le contr\u00f4le du territoire \u00e9tait source d&rsquo;une immense richesse.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">En tant que colonie britannique, la Jama\u00efque devint un centre de production sucri\u00e8re et d&rsquo;exportation de main-d&rsquo;\u0153uvre vers d&rsquo;autres possessions imp\u00e9riales. L&rsquo;exploitation mini\u00e8re y \u00e9tait marginale, mais on a recens\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 1,5 tonne d&rsquo;or extraite au cours du XXe si\u00e8cle, pour une valeur de 100 millions de dollars actuels. Le v\u00e9ritable butin \u00e9tait d\u00e9mographique\u00a0: des milliers de Jama\u00efcains furent d\u00e9port\u00e9s par les Britanniques vers d&rsquo;autres \u00eeles, colonies et plantations comme main-d&rsquo;\u0153uvre semi-esclavagiste.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Les Cara\u00efbes sont entr\u00e9es dans le XXe si\u00e8cle sans or, sans souverainet\u00e9 et sans voix. Elles avaient r\u00e9sist\u00e9, elles avaient vers\u00e9 leur sang, elles avaient abandonn\u00e9 leurs richesses et leur peuple, mais les promesses d&rsquo;ind\u00e9pendance se sont transform\u00e9es en nouvelles cha\u00eenes. Plus subtiles, plus diplomatiques, mais tout aussi f\u00e9roces.<\/span><\/p>\n<p><strong>El Saque\u00f3 no termina, s\u00f3lo cambia de barco<\/strong><\/p>\n<p>El Caribe no fue solo el patio trasero del imperio, fue su mina, su plantaci\u00f3n, su burdel, su mercado y su tumba. Se llevaron el az\u00facar, el oro, el ron, la tierra y la libertad. Dejaron cicatrices invisibles en los huesos de un continente que a\u00fan canta para no llorar.<\/p>\n<p>Durante siglos las islas brillaron en los mapas como joyas codiciadas, pero esa luz era fuego ajeno. Cada gale\u00f3n que zarp\u00f3 con riquezas robadas dej\u00f3 una isla m\u00e1s pobre. Cada tratado firmado en Europa conden\u00f3 a miles a trabajar en campos de otros. Y cada bandera que flame\u00f3 en nombre de la civilizaci\u00f3n, escond\u00eda detr\u00e1s un l\u00e1tigo una deuda o una concesi\u00f3n minera.<\/p>\n<p>Hoy muchas de esas banderas ya no flamean pero el saqueo contin\u00faa. Solo que ahora los barcos tienen nombre de corporaci\u00f3n y las armas vienen disfrazadas de inversi\u00f3n. Se sigue extrayendo sin devolver, se sigue vendiendo sin compartir y se sigue viviendo bajo una econom\u00eda hecha para otros.<\/p>\n<p>El Caribe no necesita caridad, necesita memoria, justicia y soberan\u00eda. Porque sin soberan\u00eda no hay futuro y sin justicia, no hay paz que valga.<\/p>\n<p>Lo contado hasta aqu\u00ed es solo la mitad del hurac\u00e1n porque despu\u00e9s del saqueo colonial vino el saqueo moderno. Despu\u00e9s de los virreyes, llegaron las compa\u00f1\u00edas. Despu\u00e9s del l\u00e1tigo, la deuda.<\/p>\n<p>En la Parte II recorreremos ese otro mapa, el del Caribe del siglo XX y XXI: desde las dictaduras financiadas por Washington hasta las zonas francas sin derechos, desde la miner\u00eda extractiva actual hasta el turismo que privatiza las playas. Porque el saqueo no termin\u00f3 con la independencia, solo se volvi\u00f3 legal.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Voir aussi<\/strong> :\u00a0<a href=\"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2025\/09\/les-caraibes-pillees-partie-ii\/\">Les Cara\u00efbes pill\u00e9es \u2013 Partie II<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Voir tous les articles de la S\u00e9rie Mati\u00e8res premi\u00e8res, \u00c9nergie, souverainet\u00e9, pouvoir <\/strong><a href=\"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/tag\/serie-matieres-premieres\/\"><strong>ICI<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ils sont venus pour le sucre, ils ont pris l&rsquo;or, ils ont laiss\u00e9 des cha\u00eenes Les Cara\u00efbes n\u2019\u00e9taient pas une escale, c\u2019\u00e9tait une richesse L&rsquo;histoire officielle dit que les Cara\u00efbes \u00e9taient une route, un pont entre l&rsquo;or du Mexique 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