{"id":2629357,"date":"2025-08-23T17:13:03","date_gmt":"2025-08-23T16:13:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pressenza.com\/?p=2629357"},"modified":"2025-08-23T17:56:06","modified_gmt":"2025-08-23T16:56:06","slug":"esequibo-petrole-spoliation-et-souverainete-en-jeu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2025\/08\/esequibo-petrole-spoliation-et-souverainete-en-jeu\/","title":{"rendered":"Esequibo : p\u00e9trole, spoliation et souverainet\u00e9 en jeu"},"content":{"rendered":"<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Le territoire d&rsquo;Esequibo, avec plus de 159 000 km\u00b2 de for\u00eats, de rivi\u00e8res et de ressources, faisait historiquement partie de la vice-royaut\u00e9 du P\u00e9rou, puis de la capitainerie g\u00e9n\u00e9rale du Venezuela \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque coloniale. \u00c0 son ind\u00e9pendance en 1811, le Venezuela en h\u00e9rita selon le principe de l&rsquo;\u00ab<em> uti possidetis iuris<\/em> \u00bb, qui respecte les fronti\u00e8res coloniales. Cependant, l&rsquo;avanc\u00e9e britannique depuis la Guyane, alors colonie, fut progressive. En 1899, une sentence arbitrale truqu\u00e9e \u00e0 Paris, dans laquelle les \u00c9tats-Unis s&rsquo;opposaient au Venezuela, c\u00e9da l&rsquo;Esequibo au Royaume-Uni.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Le Venezuela n&rsquo;a jamais accept\u00e9 cette d\u00e9cision. En 1966, juste avant l&rsquo;ind\u00e9pendance du Guyana, l&rsquo;Accord de Gen\u00e8ve a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 entre le Venezuela, le Royaume-Uni et le Guyana lui-m\u00eame. Il reconnaissait que le diff\u00e9rend n&rsquo;\u00e9tait pas r\u00e9gl\u00e9. Depuis lors, le Venezuela a maintenu sa revendication active, tandis que le Guyana a consolid\u00e9 son contr\u00f4le de facto sur le territoire.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Ce territoire appartient au Venezuela. Des preuves historiques, des cartes coloniales et le principe d&rsquo;autod\u00e9termination des peuples appuient cette revendication. Mais l&rsquo;histoire a invers\u00e9 le cours des choses. Des puissances \u00e9trang\u00e8res, d&rsquo;abord le Royaume-Uni, puis les \u00c9tats-Unis par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;ExxonMobil, ont transform\u00e9 ce territoire en territoire contest\u00e9. Ce qui n&rsquo;\u00e9tait autrefois qu&rsquo;un conflit frontalier mal r\u00e9solu s&rsquo;est transform\u00e9 en un conflit g\u00e9opolitique mondial.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">Que se passe-t-il aujourd&rsquo;hui entre la Guyane et le Venezuela<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Depuis que le Guyana a sign\u00e9 des accords d&rsquo;exploitation p\u00e9troli\u00e8re avec ExxonMobil au large des c\u00f4tes de l&rsquo;Esequibo en 2015, le conflit a pris une nouvelle dimension. Le Venezuela a r\u00e9agi en intensifiant ses exigences. Il a notamment organis\u00e9 un r\u00e9f\u00e9rendum national en 2023, au cours duquel des millions de personnes ont vot\u00e9 pour l&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;Esequibo au sein de l&rsquo;\u00c9tat v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien. Il a \u00e9galement cr\u00e9\u00e9 une nouvelle r\u00e9gion administrative pour le territoire, nomm\u00e9 un gouverneur et m\u00eame publi\u00e9 des cartes officielles l&rsquo;incluant.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">La Guyane, pour sa part, a saisi la Cour internationale de Justice pour faire valider la sentence de 1899. Les \u00c9tats-Unis ont renforc\u00e9 leur soutien \u00e0 Georgetown par des exercices militaires conjoints et des visites diplomatiques de haut niveau. La r\u00e9gion conna\u00eet un calme tendu. Navires de guerre, drones et campagnes m\u00e9diatiques s&rsquo;accumulent comme de la poudre s\u00e8che.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Un nouvel \u00e9l\u00e9ment s&rsquo;ajoute d\u00e9sormais \u00e0 l&rsquo;\u00e9quation. Les pays BRICS, notamment la Russie, la Chine et l&rsquo;Iran, ont exprim\u00e9 leur soutien \u00e0 l&rsquo;autod\u00e9termination du Venezuela et \u00e0 son droit historique sur l&rsquo;Esequibo. Ce qui n&rsquo;\u00e9tait autrefois qu&rsquo;un diff\u00e9rend frontalier est devenu le th\u00e9\u00e2tre de rapprochements mondiaux.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">Esequibo et son potentiel \u00e9conomique<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">ExxonMobil a d\u00e9couvert des r\u00e9serves de p\u00e9trole d\u00e9passant 11 milliards de barils dans la zone offshore d&rsquo;Esequibo. Il s&rsquo;agit de l&rsquo;une des plus importantes d\u00e9couvertes au monde au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie. Ces r\u00e9serves ont fait du Guyana le pays affichant la croissance \u00e9conomique la plus rapide de la plan\u00e8te. Son PIB devrait cro\u00eetre de 62 % en 2022 et de 38 % en 2023.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">L&rsquo;\u00e9conomie du Guyana d\u00e9pend d\u00e9sormais \u00e0 plus de 60 % du p\u00e9trole. ExxonMobil r\u00e9alise un chiffre d&rsquo;affaires annuel de plus de 6 milliards de dollars dans ce pays. Un chiffre colossal pour un \u00c9tat d&rsquo;un peu plus de 800\u00a0000 habitants. Selon les donn\u00e9es de 2023, le chiffre d&rsquo;affaires mondial d&rsquo;ExxonMobil s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 environ 380 milliards de dollars.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">La Guyane per\u00e7oit des redevances de 14,5 %, un chiffre jug\u00e9 faible par les secteurs locaux et internationaux compte tenu du volume d&rsquo;exploitation. Parall\u00e8lement, la pauvret\u00e9 et les in\u00e9galit\u00e9s demeurent des probl\u00e8mes structurels.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Quelles seraient les cons\u00e9quences pour le Venezuela ? Une \u00e9ventuelle r\u00e9cup\u00e9ration de l&rsquo;Esequibo permettrait au pays d&rsquo;ajouter plus de 11 milliards de barils \u00e0 ses r\u00e9serves. Elles sont d\u00e9j\u00e0 les plus importantes au monde. Cela lui permettrait \u00e9galement de diversifier son portefeuille p\u00e9trolier dans le contexte post-sanctions. M\u00eame 20 % de cette richesse repr\u00e9senterait un changement g\u00e9ostrat\u00e9gique et \u00e9conomique radical pour Caracas. Cela lui donnerait les outils pour relancer son \u00e9conomie et n\u00e9gocier sous un angle diff\u00e9rent. Et Exxon le sait.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">Richesses assi\u00e9g\u00e9es, l&rsquo;Esequibo comme butin extractiviste<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">L&rsquo;Esequibo n&rsquo;est pas seulement un territoire de jungle ou une fronti\u00e8re disput\u00e9e. C&rsquo;est une terre regorgeant de richesses. Sous ses rivi\u00e8res, ses montagnes et ses plaines se cache l&rsquo;un des tr\u00e9sors naturels les plus convoit\u00e9s du continent. De l&rsquo;or, de la bauxite, des diamants, des terres rares et, ces derni\u00e8res ann\u00e9es, d&rsquo;importants gisements de p\u00e9trole ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts sur son plateau continental. C&rsquo;est la v\u00e9ritable raison pour laquelle les puissances s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 cette partie du monde.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">La r\u00e9gion abrite des mines d&rsquo;or comme Aurora, exploit\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 chinoise Zijin Mining, qui produit plus de 150 000 onces d&rsquo;or par an. \u00c0 noter \u00e9galement le projet Toroparu, avec des r\u00e9serves de 6 millions d&rsquo;onces, et Oko West, d\u00e9velopp\u00e9 par G Mining Ventures. Rien qu&rsquo;en 2022, le Guyana a export\u00e9 pour plus de 800 millions de dollars d&rsquo;or, provenant en grande partie de concessions situ\u00e9es dans l&rsquo;Esequibo.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">La bauxite, essentielle \u00e0 l&rsquo;industrie de l&rsquo;aluminium, est extraite par les filiales de Rusal (Russie) et de Bosai Minerals Group (Chine). On y extrait \u00e9galement des diamants, avec plus de 100\u00a0000 carats par an, et l&rsquo;exploration des terres rares, du cuivre, du molybd\u00e8ne et du lithium est en cours.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Le joyau g\u00e9opolitique est apparu en 2015. ExxonMobil a d\u00e9couvert d&rsquo;importantes r\u00e9serves de p\u00e9trole brut dans le bloc Stabroek, au large de l&rsquo;Esequibo. Depuis, le p\u00e9trole a coul\u00e9 \u00e0 flot, les plateformes se sont multipli\u00e9es et la Guyane, avec le soutien des \u00c9tats-Unis, est devenue l&rsquo;\u00e9conomie \u00e0 la croissance la plus rapide de l&rsquo;h\u00e9misph\u00e8re. En 2024, Exxon produisait d\u00e9j\u00e0 plus de 600 000 barils par jour et pr\u00e9voit d&rsquo;en atteindre un million.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un conflit frontalier. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un conflit autour des ressources du XXIe si\u00e8cle. Les richesses de l&rsquo;Esequibo expliquent le silence des puissances, la joie des multinationales et la persistance du Venezuela.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">La guerre est possible, sc\u00e9narios de conflit<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Une guerre ouverte entre le Venezuela et le Guyana demeure un sc\u00e9nario improbable, mais pas impossible. Malgr\u00e9 la sup\u00e9riorit\u00e9 militaire du Venezuela, un conflit direct avec une petite nation prot\u00e9g\u00e9e par les \u00c9tats-Unis pourrait avoir des cons\u00e9quences catastrophiques pour la r\u00e9gion. Le gouvernement Maduro semble conscient de cette limite. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, ses actions ont \u00e9t\u00e9 plus symboliques et diplomatiques qu&rsquo;efficaces sur le plan militaire.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Le Guyana a cherch\u00e9 \u00e0 internationaliser le conflit. Il a sollicit\u00e9 le soutien explicite des \u00c9tats-Unis, du Commonwealth et m\u00eame de la Cour internationale de justice. Le d\u00e9ploiement conjoint d&rsquo;exercices militaires entre les forces guyanaises et am\u00e9ricaines s&rsquo;inscrit dans une strat\u00e9gie de dissuasion. Il envoie un signal clair \u00e0 Caracas\u00a0: toute agression sera r\u00e9prim\u00e9e, et pas seulement par Georgetown.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">En cas d&rsquo;escalade, les pays soutenant le Venezuela, comme la Chine, la Russie, l&rsquo;Iran et le Br\u00e9sil, pourraient jouer un r\u00f4le crucial pour emp\u00eacher les \u00c9tats-Unis d&rsquo;intervenir unilat\u00e9ralement comme gendarmes du continent. \u00c0 l&rsquo;\u00e8re des r\u00e9alignements mondiaux, le vieux jeu de pouvoir n&rsquo;est plus unilat\u00e9ral. Ce conflit ne se limiterait pas \u00e0 l&rsquo;affrontement entre la Guyane et le Venezuela. Il refl\u00e9terait un monde en pleine transformation.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">Un conflit qui d\u00e9finit l&rsquo;avenir<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Le conflit autour de l&rsquo;Esequibo n&rsquo;est pas un anachronisme territorial. Il refl\u00e8te les tensions mondiales contemporaines entre souverainet\u00e9 et ing\u00e9rence, entre d\u00e9veloppement et pillage, entre justice historique et pouvoir g\u00e9opolitique. Le Venezuela, malgr\u00e9 toutes ses failles internes, formule une revendication l\u00e9gitime fond\u00e9e sur l&rsquo;histoire et le droit international. Le Guyana, malgr\u00e9 toutes ses craintes, a c\u00e9d\u00e9 sa souverainet\u00e9 \u00e9conomique aux int\u00e9r\u00eats des grandes entreprises.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">La question fondamentale n&rsquo;est pas seulement de savoir ce qu&rsquo;il adviendra de l&rsquo;Esequibo. Elle nous oblige \u00e9galement \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir au type de relations internationales que nous souhaitons construire au XXIe si\u00e8cle : des relations dict\u00e9es par la force ou guid\u00e9es par le droit et l&rsquo;autod\u00e9termination des peuples.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Ce conflit donnera le ton quant \u00e0 la mani\u00e8re dont les conflits territoriaux seront r\u00e9solus pour les cinquante prochaines ann\u00e9es. Si la logique du b\u00e2ton, du chantage commercial et des porte-avions pr\u00e9vaut, aucune nation ne sera \u00e0 l&rsquo;abri. Mais si la diplomatie active, la reconnaissance des droits historiques et une v\u00e9ritable redistribution du pouvoir mondial pr\u00e9valent, alors nous aurons ouvert une nouvelle voie.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Le Venezuela et ses alli\u00e9s comprennent qu&rsquo;ils ne peuvent pas laisser passer cette occasion historique. Les \u00c9tats-Unis, quant \u00e0 eux, savent que si Exxon perd le Guyana, ils ont un enjeu plus important \u00e0 relever\u00a0: d\u00e9bloquer l&rsquo;exploitation \u00e9nerg\u00e9tique de l&rsquo;Arctique russe, o\u00f9 les r\u00e9serves sont \u00e9normes et la rentabilit\u00e9 serait dix fois sup\u00e9rieure. Parfois, un retrait anticip\u00e9 est la meilleure strat\u00e9gie.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Le bon sens doit pr\u00e9valoir. Que la paix ne soit pas l&rsquo;exception, mais la r\u00e8gle. Personne n&rsquo;est perdant si la justice est compromise. Le Venezuela r\u00e9cup\u00e8re ce qui lui appartient. La Guyane s&rsquo;affranchit de la tutelle des grandes entreprises. Et les \u00c9tats-Unis se r\u00e9orientent vers des relations commerciales plus stables, sans d\u00e9truire un seul coin d&rsquo;Am\u00e9rique du Sud. Retrouver l&rsquo;identit\u00e9 ancestrale des territoires n&rsquo;est pas un retour en arri\u00e8re. C&rsquo;est une r\u00e9paration. C&rsquo;est un retour \u00e0 la lumi\u00e8re, loin des ombres coloniales qui planent encore.<\/span><\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">Histoire de la d\u00e9possession en dix \u00e9tapes vers la crise d&rsquo;Esequibo<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">\u00ab <\/span><\/span><em><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Ils sont d\u2019abord venus pour le fleuve, puis pour la jungle, puis pour le p\u00e9trole\u2026 et quand nous sommes arriv\u00e9s, ils avaient d\u00e9j\u00e0 trac\u00e9 les fronti\u00e8res avec le sang des autres.<\/span><\/span><\/em><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\"> \u00bb<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 1. Avant les empires, les peuples autochtones de l&rsquo;Esequibo<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Bien avant que l&rsquo;on parle du Venezuela ou de la Guyane, cette r\u00e9gion \u00e9tait habit\u00e9e par les peuples Warao, Pemon, Arawak et Cara\u00efbe. Leur relation \u00e0 la terre n&rsquo;\u00e9tait pas une relation de propri\u00e9t\u00e9, mais d&rsquo;appartenance spirituelle. L&rsquo;histoire de l&rsquo;Esequibo ne commence pas avec des trait\u00e9s. Elle commence avec des peuples libres.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Avant les cartes, il y avait des fleuves sacr\u00e9s. Avant les fronti\u00e8res, il y avait des routes de p\u00eache et une langue commune. C&rsquo;est la colonisation qui a fait de l&rsquo;Esequibo un tr\u00e9sor. Ses habitants ne reconnaissaient ni rois ni ambassadeurs. Seulement des terres vivantes. Et c&rsquo;est ce qui leur a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9 en premier.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 2. L&rsquo;arriv\u00e9e des Espagnols entre (1500 et 1750)<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Les Espagnols furent les premiers Europ\u00e9ens \u00e0 revendiquer ce territoire. Pour la Couronne, l&rsquo;Esequibo faisait partie de la Capitainerie g\u00e9n\u00e9rale du Venezuela. Ils l&rsquo;explor\u00e8rent, le cartographi\u00e8rent et le d\u00e9fendirent. Sur les cartes imp\u00e9riales, l&rsquo;Esequibo \u00e9tait le Venezuela. Il n&rsquo;y avait aucun diff\u00e9rend.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">La pr\u00e9sence hollandaise fut le premier acte officiel d&rsquo;occupation. Non pas avec des canons, mais avec la cartographie. Ils marqu\u00e8rent le territoire \u00e0 l&rsquo;encre et s&rsquo;appropri\u00e8rent des for\u00eats qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient jamais foul\u00e9es. Ainsi naquit la logique imp\u00e9riale, o\u00f9 celui qui dessine la carte se croit propri\u00e9taire du territoire.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 3. Les Anglais entrent en sc\u00e8ne, colonisation furtive entre (1750 et 1814)<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Profitant du d\u00e9clin de l&rsquo;Empire espagnol, les Britanniques commenc\u00e8rent \u00e0 s&rsquo;\u00e9tablir sans l\u00e9gitimit\u00e9. Ils le firent par le biais de plantations, de missions protestantes et d&rsquo;une pr\u00e9sence militaire. En 1814, le Royaume-Uni s&#8217;empara officiellement des colonies n\u00e9erlandaises voisines\u2026 et l&rsquo;avanc\u00e9e vers l&rsquo;est de l&rsquo;Esequibo se poursuivit silencieusement.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Ce transfert fut scandaleux. Un empire offrit des terres \u00e0 un autre comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de marchandises. Aucune consultation ne fut men\u00e9e, aucun peuple n&rsquo;\u00e9couta. Le Venezuela n&rsquo;\u00e9tait pas partie prenante de l&rsquo;accord. Le colonialisme n&rsquo;occupa pas seulement des territoires, il les trafiqua comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de biens imp\u00e9riaux.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 4. La d\u00e9possession de l&rsquo;Esequibo par l&rsquo;Empire britannique<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Alors que le Venezuela \u00e9mergeait comme une r\u00e9publique, le Royaume-Uni continuait d&rsquo;occuper l&rsquo;Esequibo. Il n&rsquo;y eut jamais d&rsquo;accord. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une prise de contr\u00f4le unilat\u00e9rale. Ce qui \u00e9tait espagnol, puis v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien, finit par arborer le drapeau britannique. Sans m\u00eame tirer un coup de feu.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Schomburgk n&rsquo;\u00e9tait pas un scientifique. C&rsquo;\u00e9tait un agent d&rsquo;expansion. Sa \u00ab ligne \u00bb ne r\u00e9pondait pas \u00e0 des donn\u00e9es g\u00e9ographiques, mais \u00e0 des int\u00e9r\u00eats strat\u00e9giques. La carte devint une arme. Et d\u00e8s lors, le Venezuela commen\u00e7a \u00e0 perdre plus que du territoire\u00a0: il perdit sa voix aux yeux des puissances.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 5. La sentence arbitrale de 1899, la fausse fronti\u00e8re<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">En 1899, un arbitrage frauduleux fut men\u00e9. Les \u00c9tats-Unis soutenaient le Royaume-Uni. Le Venezuela fut exclu du processus. En 1949, un juge reconnut la fraude. Le Venezuela ne reconnut jamais la sentence.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Cet arbitrage \u00e9tait une farce d\u00e9guis\u00e9e en justice. Cinq juges, dont quatre europ\u00e9ens. Un seul, v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lien. Le verdict \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00eat avant le proc\u00e8s. La sentence de Paris n&rsquo;\u00e9tait pas une solution\u00a0; c&rsquo;\u00e9tait un vol diplomatique sous le sceau imp\u00e9rial.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 6. La revendication v\u00e9n\u00e9zu\u00e9lienne continue<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Tout au long des XXe et XXIe si\u00e8cles, le Venezuela a maintenu ses revendications sur l&rsquo;Esequibo. La Constitution de 1999 ratifie son appartenance au pays.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">L&rsquo;Accord de Gen\u00e8ve est la reconnaissance la plus explicite de la tricherie. C&rsquo;est le document qui ravive l&rsquo;espoir de justice pour le Venezuela. Et c&rsquo;est aussi le point faible du Guyana, car sans cet accord, elle n&rsquo;aurait jamais eu l&rsquo;Esequibo.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 7. La Guyane est n\u00e9e en 1966 sans que l&rsquo;Esequibo ne soit r\u00e9solu<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">L&rsquo;accord de Gen\u00e8ve a reconnu le diff\u00e9rend. Cependant, la Guyane a pris le contr\u00f4le du territoire sans r\u00e9solution d\u00e9finitive.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Douze ans de silence n&rsquo;ont pas \u00e9teint la revendication. Ils l&rsquo;ont seulement refroidie. L&rsquo;Esequibo n&rsquo;est pas un sujet fig\u00e9 ; c&rsquo;est une plaie vive. Le Venezuela a r\u00e9activ\u00e9 sa revendication parce que l&rsquo;histoire n&rsquo;a pas de fin. Et parce qu&rsquo;un silence prolong\u00e9 n&rsquo;est pas synonyme de renoncement, mais plut\u00f4t de patience strat\u00e9gique.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 8. ExxonMobil s&rsquo;installe depuis 2015<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Ils savaient que c&rsquo;\u00e9tait une zone disput\u00e9e. Ils ont n\u00e9anmoins exploit\u00e9 le p\u00e9trole, prot\u00e9g\u00e9s par Washington. Ils ont transform\u00e9 l&rsquo;Esequibo en plateforme commerciale.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Ici commence un nouveau cycle. Il ne s&rsquo;agit plus seulement de territoire, mais de p\u00e9trole. ExxonMobil n&rsquo;intervient pas en tant qu&rsquo;acteur neutre, mais en tant que colonisateur moderne dot\u00e9 d&rsquo;un si\u00e8ge boursier. La Guyane a c\u00e9d\u00e9 le sous-sol \u00e0 une entreprise et transform\u00e9 l&rsquo;Esequibo en une multinationale, au prix d&rsquo;un conflit historique.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 9. La Haye, une diplomatie pour les riches<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">La Guyane a interjet\u00e9 appel devant la Cour internationale. Le Venezuela s&rsquo;y est oppos\u00e9. L&rsquo;affaire reste ouverte. Nombreux sont ceux qui craignent une d\u00e9cision technique qui r\u00e9p\u00e9terait l&rsquo;injustice de 1899.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">En se rendant \u00e0 La Haye sans accord pr\u00e9alable, le Guyana enfreint les r\u00e8gles m\u00eames de l&rsquo;Accord de Gen\u00e8ve. Loin d&rsquo;arbitrer de mani\u00e8re impartiale, la CIJ a montr\u00e9 des signes d&rsquo;alignement sur les int\u00e9r\u00eats occidentaux. Le droit international commence \u00e0 ressembler de trop pr\u00e8s \u00e0 la loi du plus fort.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">\u00c9tape 10. La strat\u00e9gie silencieuse des \u00c9tats-Unis<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Comme en Irak, comme en Libye. Contr\u00f4le des ressources, contr\u00f4le du territoire. Silence international. Exxon aux commandes.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Le r\u00e9f\u00e9rendum n&rsquo;est pas seulement un geste nationaliste. C&rsquo;est un acte symbolique de r\u00e9affirmation contre une structure internationale qui ignore la voix du peuple. Pendant qu&rsquo;Exxon effectue des exercices et que la CIJ d\u00e9lib\u00e8re, le Venezuela clame haut et fort sa v\u00e9rit\u00e9 depuis les urnes. Et m\u00eame si la diplomatie est d\u00e9licate, le message est pass\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">Et si l\u2019Esequibo pouvait parler ?<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Si l&rsquo;Esequibo pouvait parler, il ne demanderait pas la permission. Il crierait. Il d\u00e9noncerait le pillage avec un accent indig\u00e8ne. Avec le souvenir de la jungle. Avec des cicatrices de caoutchouc, d&rsquo;or et de p\u00e9trole. Il ne montrerait pas de cartes. Il montrerait des trait\u00e9s truqu\u00e9s, des plateformes mini\u00e8res, des bases militaires, des contrats avec des noms \u00e9trangers.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">L&rsquo;Esequibo n&rsquo;est pas un conflit juridique. C&rsquo;est une plaie ouverte du colonialisme. Un miroir brutal de ce que nous sommes encore. Et de ce que nous pourrions cesser d&rsquo;\u00eatre.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Si l&rsquo;Esequibo pouvait parler, il se souviendrait aussi des trait\u00e9s sign\u00e9s sans sa voix, des cartes dessin\u00e9es \u00e0 l&rsquo;encre \u00e9trang\u00e8re et des promesses de d\u00e9veloppement non tenues pour ses peuples autochtones. Il crierait que sa richesse a caus\u00e9 sa perte, que chaque baril de p\u00e9trole extrait est un battement de c\u0153ur de moins pour sa for\u00eat et que chaque investissement c\u00e9l\u00e9br\u00e9 par les multinationales a \u00e9t\u00e9 une d\u00e9faite pour son peuple.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Je dirais qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;interm\u00e9diaires, qu&rsquo;elle ma\u00eetrise d\u00e9j\u00e0 le langage de l&rsquo;exploitation, qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de si\u00e8cles de pillage et que, cette fois, elle ne se laissera pas r\u00e9duire au silence par une rh\u00e9torique de l\u00e9galit\u00e9 fabriqu\u00e9e. Je d\u00e9noncerais ceux qui la voient comme un chiffre, une r\u00e9serve, une fronti\u00e8re utile, et je rappellerais \u00e0 tous qu&rsquo;elle est aussi une histoire vivante, une m\u00e9moire vol\u00e9e et un territoire en r\u00e9sistance.<\/span><\/p>\n<p><strong><span dir=\"auto\">\u00c9pilogue<\/span><\/strong><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Et si l&rsquo;Esequibo pouvait rire, il le ferait am\u00e8rement. Car parfois, les cartes sont peintes \u00e0 l&rsquo;huile plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;encre, et les fronti\u00e8res trac\u00e9es \u00e0 la perceuse plut\u00f4t qu&rsquo;au moyen de trait\u00e9s. Il rirait des tribunaux qui parlent de justice sans regarder la for\u00eat, des gouvernements qui se disent d\u00e9mocratiques tout en c\u00e9dant le sous-sol, et des ONG qui apparaissent quand il y a des baleines, mais disparaissent quand il y a Exxon.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Car l&rsquo;ssequibo a d\u00e9j\u00e0 compris l&rsquo;essentiel : il ne suffit pas d&rsquo;exister g\u00e9ographiquement ; il faut qu&rsquo;il perdure dans la m\u00e9moire. Et cette fois, son histoire ne sera pas racont\u00e9e par les puissants. Elle sera racont\u00e9e par ceux qui n&rsquo;oublient pas. Par ceux qui croient encore qu&rsquo;un fleuve ne se vend pas.<\/span><\/p>\n<p><span dir=\"auto\"><span class=\"\" dir=\"auto\">Et cette dignit\u00e9, aussi pill\u00e9e soit-elle, demeure et coule comme une rivi\u00e8re souterraine, nue, cherchant son cours&#8230; parmi les jungles qui se souviennent encore de son nom.<\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span dir=\"auto\">Sources : Sentence de Paris (1899), CIJ, FMI, rapport ExxonMobil 2023, Accord de Gen\u00e8ve (1966) entre autres.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Voir tous les articles de la S\u00e9rie Mati\u00e8res premi\u00e8res, \u00c9nergie, souverainet\u00e9, pouvoir <a href=\"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/tag\/serie-matieres-premieres\/\">ICI<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le territoire d&rsquo;Esequibo, avec plus de 159 000 km\u00b2 de for\u00eats, de rivi\u00e8res et de ressources, faisait historiquement partie de la vice-royaut\u00e9 du P\u00e9rou, puis de la capitainerie 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