{"id":197238,"date":"2015-06-28T16:22:38","date_gmt":"2015-06-28T15:22:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pressenza.com\/?p=197238"},"modified":"2015-06-28T23:03:10","modified_gmt":"2015-06-28T22:03:10","slug":"film-la-ligne-de-couleur-vivre-en-france-lorsqu-on-est-percu-comme-arabe-noir-ou-asiatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2015\/06\/film-la-ligne-de-couleur-vivre-en-france-lorsqu-on-est-percu-comme-arabe-noir-ou-asiatique\/","title":{"rendered":"Film &lsquo;La ligne de couleur&rsquo;, vivre en France lorsqu\u2019on est per\u00e7u comme arabe, noir ou asiatique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un film de Laurence Petit\u2013Jouvet<\/strong><\/p>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/lalignedecouleur.files.wordpress.com\/2014\/11\/lldc_dp_a5_18_bd.pdf\">Photos et texte<\/a><\/strong> :\u00a0<a href=\"http:\/\/lalignedecouleur.com\/\">lalignedecouleur.com<\/a><\/p>\n<p>Vivre en France lorsqu\u2019on est per\u00e7u comme arabe, noir ou asiatique. Des hommes et des femmes, fran\u00e7ais de culture fran\u00e7aise, parlent chacun dans une \u00ablettre film\u00e9e\u00bb de leur exp\u00e9rience singuli\u00e8re, intime et sociale, d\u2019\u00eatre regard\u00e9s comme non-blancs et d\u2019avoir \u00e0 penser \u00e0 leur \u00abcouleur\u00bb.<\/p>\n<h2><strong>Extraits<\/strong><\/h2>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/yumi.jpg\" alt=\"\" width=\"728\" height=\"453\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00abCe qui est dr\u00f4le, c\u2019est que m\u00eame dans le doublage o\u00f9 l\u2019on n\u2019entend que les voix, la question de ma diff\u00e9rence se pose encore. Je suis employ\u00e9e le plus souvent pour doubler des actrices d\u2019origine asiatique. Au gr\u00e9 des films, je puis \u00eatre chinoise, japonaise, vietnamienne ou cor\u00e9enne\u2026\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Alice.jpg\" alt=\"\" width=\"724\" height=\"451\" \/><\/p>\n<p>\u00abA vous qui, sur le tournage de mon dernier film, n\u2019avez pas voulu comprendre que j\u2019\u00e9tais la r\u00e9alisatrice, vous n\u2019avez parl\u00e9 qu\u2019\u00e0 mon cadreur en persistant \u00e0 me prendre pour l\u2019assistante. Je voudrais vous raconter\u2026\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Patrice.jpg\" alt=\"\" width=\"724\" height=\"454\" \/><\/p>\n<p>\u00abTout avait commenc\u00e9 pour moi d\u00e8s la maternit\u00e9. La sage-femme avait dit \u00e0 ma m\u00e8re que j\u2019avais la jaunisse. Maman lui avait r\u00e9pondu : Madame, il est plut\u00f4t m\u00e9tis !\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Mehdi.jpg\" alt=\"\" width=\"723\" height=\"455\" \/><\/p>\n<p>\u00abEntrer au conseil municipal n\u2019\u00e9tait pas l\u2019\u00e9tape la plus difficile. Savez-vous que beaucoup encore, ont du mal \u00e0 accepter qu\u2019un Fran\u00e7ais au nom et au faci\u00e8s maghr\u00e9bin brigue des fonctions r\u00e9publicaines ?\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Rui.jpg\" alt=\"\" width=\"723\" height=\"448\" \/><\/p>\n<p>\u00abQuelles que soient ma personnalit\u00e9 ou mes aspirations, je porte une \u00e9tiquette avec tous les st\u00e9r\u00e9otypes de l\u2019homme asiatique : sage, travailleur, petit, asexu\u00e9, souvent informaticien ou combattant d\u2019arts martiaux, escroc ou exploit\u00e9, toujours r\u00e9serv\u00e9, jamais s\u00e9ducteur!\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Yaya.jpg\" alt=\"\" width=\"722\" height=\"457\" \/><\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai rabot\u00e9 mon accent de banlieue, j\u2019ai chang\u00e9 de code vestimentaire. Peut-\u00eatre faudrait-il aussi que je change de couleur de peau ?\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Fatouma.jpg\" alt=\"\" width=\"723\" height=\"454\" \/><\/p>\n<p>\u00abSi pendant longtemps j\u2019ai souffert de mes cheveux, petit \u00e0 petit j\u2019apprends et j\u2019arrive \u00e0 les aimer, et \u00e0 m\u2019aimer. C\u2019est ce que je veux pour toi, mon tr\u00e9sor : assume ta beaut\u00e9.\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Jean-Michel.jpg\" alt=\"\" width=\"723\" height=\"454\" \/><\/p>\n<p>\u00abJe suis n\u00e9 \u00e0 Montreuil, originaire des Antilles, donc fran\u00e7ais depuis 4 si\u00e8cles. Malgr\u00e9 \u00e7a on m\u2019a toujours pris pour un Arabe.\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/J--remie.jpg\" alt=\"\" width=\"721\" height=\"452\" \/><\/p>\n<p>\u00abPersonne dans la rue n\u2019a protest\u00e9. Les gens nous regardaient comme \u00e0 un spectacle. Forc\u00e9ment nous \u00e9tions coupables de quelque chose pour \u00eatre trait\u00e9s ainsi. Aujourd\u2019hui je vais bien\u2026\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Sanaa.jpg\" alt=\"\" width=\"721\" height=\"456\" \/><\/p>\n<p>\u00abIl y avait notre France \u00e0 nous, celle de toutes les couleurs, que certains appelaient \u00abghetto\u00bb pour nous d\u00e9nigrer. Et puis, il y avait la France de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du pont, celle des riches, tous blancs, qu\u2019on trouvait moroses. P\u00e8re, te souviens-tu de cette journ\u00e9e lorsque tu m\u2019avais accompagn\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du pont ?\u2026\u00bb<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"http:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2015\/06\/Malika.jpg\" alt=\"\" width=\"724\" height=\"451\" \/><\/p>\n<p>Malika \u00abUne fille sera d\u2019embl\u00e9e vue comme une pauvre fille arabe, victime de ses grands fr\u00e8res, de son p\u00e8re, de sa culture, voire de sa religion. Moi j\u2019ai toujours dit Non \u00e0 ce statut de victime.\u00bb Quelle a \u00e9t\u00e9 la graine \u00e0 l\u2019origine de ce film ?<\/p>\n<p>.<\/p>\n<h2><strong>Entretien avec Laurence Petit-Jouvet<\/strong><\/h2>\n<p><strong>Quelle a \u00e9t\u00e9 la graine \u00e0 l\u2019origine de ce film ?<\/strong><\/p>\n<p>Il y a plusieurs ann\u00e9es, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un atelier vid\u00e9o que j\u2019animais avec des habitants, j\u2019avais rencontr\u00e9 Micha\u00ebl qui avait fait de hautes \u00e9tudes de commerce et cr\u00e9\u00e9 son entreprise. Il m\u2019avait expliqu\u00e9 calmement qu\u2019il avait b\u00e2ti son projet professionnel autour d\u2019une id\u00e9e simple : il travaillait par t\u00e9l\u00e9phone pour que ses interlocuteurs ne voient pas qu\u2019il \u00e9tait noir. Sa soci\u00e9t\u00e9 prosp\u00e9rait, il gagnait tr\u00e8s bien sa vie et avait donc une belle voiture. Probl\u00e8me : il \u00e9tait contr\u00f4l\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement par la police, parce qu\u2019un Noir dans une belle voiture\u2026 c\u2019est suspect. Cela se passait \u00e0 cinq minutes de chez moi et je n\u2019ai jamais oubli\u00e9 ce jeune homme.<\/p>\n<p><strong>LA LIGNE DE COULEUR s\u2019inscrit dans les pas de votre pr\u00e9c\u00e9dent film CORRESPONDANCES qui \u00e9tait aussi compos\u00e9 de \u00ablettres film\u00e9es\u00bb. <\/strong><\/p>\n<p>La \u00ablettre film\u00e9e\u00bb est un formidable v\u00e9hicule de r\u00e9cits personnels et authentiques, un acc\u00e8s \u00e0 une intimit\u00e9 offerte. Comme pour CORRESPONDANCES, l\u2019id\u00e9e de d\u00e9part \u00e9tait de proposer \u00e0 des personnes d\u2019\u00e9crire un texte qui dise \u00abje\u00bb, adress\u00e9 au destinataire de leur choix, en les incitant \u00e0 creuser sous la surface du simple t\u00e9moignage. Peut-\u00eatre que leur lettre serait l\u2019occasion de d\u00e9terrer un souvenir d\u2019enfance, de raconter une exp\u00e9rience \u00e9trange ou cruelle, de lib\u00e9rer un cri, de livrer une confidence\u2026 Ensuite, je me suis tenue \u00e0 travailler avec leurs mots propres, respect\u00e9s \u00e0 la lettre. C\u2019est le grain de cette parole, surgie gr\u00e2ce \u00e0 ce mode de fabrication participative qui donne, je crois, sa sp\u00e9cificit\u00e9 au film. Leurs lettres sont des miroirs dans lesquels ils se regardent, mais dans lesquels nous pouvons nous regarder aussi.<\/p>\n<p><strong> Comment s\u2019est fait le choix des personnages ?<\/strong><\/p>\n<p>Le rep\u00e9rage a dur\u00e9 plus d\u2019un an pendant lequel je me suis aventur\u00e9e dans des mondes tr\u00e8s divers. J\u2019ai recherch\u00e9 avant tout des personnes qui me permettraient d\u2019aborder la probl\u00e9matique de la couleur de peau sous des biais vari\u00e9s et inattendus. Il ne s\u2019agissait pas d\u2019enfoncer des portes ouvertes; et il fallait \u00e9viter \u00e0 tout prix le mur des lamentations si d\u00e9primant &#8211; \u00abJe suis noir donc je ne trouve pas de boulot\u00bb &#8211; qui aurait enferm\u00e9 les personnes dans des r\u00f4les de victimes. Plus que la discrimination raciale qui transforme le racisme en injustice, c\u2019est l\u2019assignation raciale qui m\u2019int\u00e9ressait, la question des regards sur l\u2019autre et sur la diff\u00e9rence, ceux qui font particuli\u00e8rement mal parce qu\u2019ils sont insidieux, latents, souvent inconscients, mais tellement agissants pour ceux qui les subissent. J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 chacun de se pencher sur cet aspect de sa vie &#8211; \u00eatre fran\u00e7ais et regard\u00e9 comme non-blanc &#8211; d\u2019une fa\u00e7on qui l\u2019int\u00e9ressait parce qu\u2019elle serait nouvelle pour lui ou elle; je ne voulais pas qu\u2019ils r\u00e9p\u00e8tent ce qu\u2019ils avaient l\u2019habitude de raconter. Et de fait je me suis retrouv\u00e9e avec les plus courageux, les plus sensibles aussi, ceux qui, \u00e0 fleur de peau, ont os\u00e9 aller consid\u00e9rer cette partie d\u2019eux-m\u00eame qu\u2019ils ne peuvent changer, leur corps, leur visage, leur \u00abcouleur\u00bb.<\/p>\n<p><strong> Ils sont tous fran\u00e7ais de culture fran\u00e7aise.<\/strong><\/p>\n<p>Oui, pour bien apercevoir ce que produit l\u2019assignation raciale, il \u00e9tait important que les personnages ne soient ni des \u00e9trangers, ni des cas sociaux, ceci afin de faire tomber les d\u00e9fenses habituelles telles que \u00abOui, il a une autre couleur de peau, mais\u2026 il mange et pense diff\u00e9remment aussi\u00bb ou bien \u00abOui\u2026, mais il est tellement pauvre et inint\u00e9gr\u00e9 aussi\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi avez-vous fait le choix de rassembler dans un m\u00eame film des personnes per\u00e7ues comme noires, arabes ou asiatiques<\/strong> ?<\/p>\n<p>Lorsque j\u2019ai crois\u00e9 dans un livre (\u201cLes nouvelles fronti\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise\u201d de Didier Fassin) le concept de \u00abblanchit\u00e9\u00bb qui vient des Etats-Unis, j\u2019ai trouv\u00e9 l\u2019id\u00e9e du film. J\u2019ai compris qu\u2019en rapprochant les exp\u00e9riences des non-blancs de diff\u00e9rentes \u00abcouleurs\u00bb, cela ferait appara\u00eetre quelque chose de notre soci\u00e9t\u00e9. Aujourd\u2019hui, le fait d\u2019\u00eatre regard\u00e9 comme non-blanc est toujours susceptible d\u2019avoir des effets sur les relations quotidiennes (trouver un travail, louer un appartement, avoir acc\u00e8s \u00e0 un stage, entrer dans un club, parler \u00e0 un agent de police, etc, etc.) et \u00eatre per\u00e7u comme blanc procure ind\u00e9niablement des avantages, m\u00eame si cela ne se dit pas explicitement. De la m\u00eame mani\u00e8re que les membres d\u2019un groupe majoritaire pensent qu\u2019ils n\u2019ont pas d\u2019accent lorsqu\u2019ils parlent, les Blancs n\u2019ont pas \u00e0 penser \u00e0 leur \u00abcouleur\u00bb, c\u2019est d\u2019ailleurs leur premier privil\u00e8ge. Malgr\u00e9 son omnipr\u00e9sence dans la vie des personnes, la \u00abblanchit\u00e9\u00bb de la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise rend le \u00abblanc\u00bb neutre, per\u00e7u comme la normalit\u00e9.<\/p>\n<p>Pour arranger le tout, les incessantes r\u00e9activations du \u00abprobl\u00e8me immigr\u00e9\u00bb ou du \u00abprobl\u00e8me \u00e9tranger\u00bb aggravent encore la suspicion dont font l\u2019objet ces Fran\u00e7ais regard\u00e9s comme non-blancs. Elles rouvrent r\u00e9guli\u00e8rement des blessures identitaires, car ceux qui les vivent sont toujours consid\u00e9r\u00e9s comme s\u2019ils venaient d\u2019ailleurs et donc pas enti\u00e8rement d\u2019ici, oblig\u00e9s d\u2019apporter r\u00e9guli\u00e8rement la preuve de leur nationalit\u00e9 fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><strong>Est-ce que LA LIGNE DE COULEUR s\u2019attaque \u00e0 un tabou fran\u00e7ais ? <\/strong><\/p>\n<p>Le d\u00e9calage entre le discours officiel de la R\u00e9publique qui se veut universaliste &#8211; \u00e9galitaire &#8211; \u201ccolor blind\u201d, et le traitement qui est fait \u00e0 ces citoyens fran\u00e7ais est plus cruellement ressenti quand les promesses d\u2019ascension sociale au m\u00e9rite s\u2019av\u00e8rent, dans la r\u00e9alit\u00e9, non tenues. L\u2019injustice, lorsqu\u2019elle surgit, est d\u2019autant plus douloureuse pour ces personnes qu\u2019elle renvoie \u00e0 leur corps, l\u00e0 pour toujours.<\/p>\n<p>La fronti\u00e8re de la racialisation, cette LIGNE DE COULEUR invisible qui traverse notre soci\u00e9t\u00e9 en agissant comme une \u00e9vidence, est souvent noy\u00e9e dans des d\u00e9bats vite hyst\u00e9riques tels que ceux sur l\u2019identit\u00e9, les quotas, les statistiques ethniques\u2026 Les personnes concern\u00e9es y sont r\u00e9duites \u00e0 des sans-voix anonymes.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs souvent, celles-ci ne sont pas bienvenues lorsqu\u2019elles racontent ce qu\u2019elles vivent : elles inventent, elles fabulent\u2026 Pire ! en d\u00e9non\u00e7ant, elles aggravent. C\u2019est pourquoi, lorsque je leur ai ouvert cet espace de parole, j\u2019ai senti un immense besoin de dire, ce qui est si souvent ni\u00e9, tu, banalis\u00e9\u2026 l\u2019effacement de leurs exp\u00e9riences faisant parfois \u00e9cho, pour ces descendants d\u2019immigr\u00e9s, au silence historique qui a entour\u00e9 les violences subies par leurs anc\u00eatres durant les ann\u00e9es de d\u00e9shumanisation et de domination qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 l\u2019esclavage et le colonialisme.<\/p>\n<p><strong>Les auteurs des lettres pouvaient s\u2019ils le souhaitaient, s\u2019adresser \u00e0 un \u00eatre imaginaire ou disparu.<\/strong><\/p>\n<p>Oui, comme dans CORRESPONDANCES, c\u2019\u00e9tait un bon moyen de lib\u00e9rer les pens\u00e9es et les \u00e9motions. J\u00e9r\u00e9mie, par exemple, s\u2019est empar\u00e9 de cette proposition pour s\u2019adresser \u00e0 son grand-p\u00e8re d\u00e9c\u00e9d\u00e9 qui l\u2019avait sauv\u00e9 en quelque sorte. Enfant adopt\u00e9 du Sri Lanka, J\u00e9r\u00e9mie s\u2019est construit narcissiquement en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 cet homme qui l\u2019avait toujours consid\u00e9r\u00e9 comme son petit-fils.<\/p>\n<p>\u00abMa couleur de peau n\u2019avait pas d\u2019importance pour toi, lui \u00e9crit-il, tu ne la voyais m\u00eame pas.\u00bb La r\u00e9alisation de sa lettre a donn\u00e9 lieu \u00e0 une mobilisation tr\u00e8s chaleureuse de toute sa famille, cela m\u2019a beaucoup touch\u00e9e.<\/p>\n<p>Mais parce que J\u00e9r\u00e9mie a la peau noire, il a subi de nombreux contr\u00f4les de police, souvent humiliants, parfois violents. Pour moi ces \u00abcontr\u00f4les au faci\u00e8s\u00bb sont juste une honte, une tache scandaleuse et incompr\u00e9hensible qui fait de mon pays une province arri\u00e9r\u00e9e. Mon compagnon, blanc, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9 par la police, ni moi. Or certaines cat\u00e9gories de la population subissent tr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement ces agressions : pertes de temps, fouilles au corps, insultes&#8230; Il fallait que le film aborde ce grave probl\u00e8me et j\u2019ai choisi J\u00e9r\u00e9mie, justement, petit-fils d\u2019un des fondateurs de l\u2019Europe avec Jean Monnet, grand bourgeois enterr\u00e9 au P\u00e8re Lachaise, pour montrer que ces \u00abcontr\u00f4les au faci\u00e8s\u00bb peuvent toucher toutes les classes sociales.<\/p>\n<p><strong>Il y aussi cette autre lettre \u00e9tonnante de cette com\u00e9dienne au visage asiatique. <\/strong><\/p>\n<p>Je voulais absolument qu\u2019il y ait un com\u00e9dien ou une com\u00e9dienne dans le film car ce sont eux qui re\u00e7oivent de plein fouet les st\u00e9r\u00e9otypes sur le front des repr\u00e9sentations. Avec Yumi, cela m\u2019int\u00e9ressait de montrer o\u00f9 va se loger l\u2019assignation raciale dans l\u2019inconscient collectif. Yumi a fait les plus grandes \u00e9coles de th\u00e9\u00e2tre, elle parle beaucoup mieux que moi le fran\u00e7ais, avec une diction parfaite, et pourtant on ne l\u2019emploie dans le doublage que pour faire la voix d\u2019actrices d\u2019origine asiatique. Ce c\u00f4t\u00e9 presque surr\u00e9aliste m\u2019a plu.<\/p>\n<p><strong>Vous touchez \u00e0 cet \u00e9ternel \u00abretour de la race\u00bb qui d\u00e9range. <\/strong><\/p>\n<p>Ce film atterrit dans un monde tendu, on le sait, les questions raciales en France \u00e9chauffent rapidement les esprits. Apr\u00e8s la Seconde Guerre mondiale, on avait voulu croire le terme de \u00abrace\u00bb d\u00e9finitivement enterr\u00e9 dans les poubelles de l\u2019histoire. La pens\u00e9e racialiste \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9e au monde anglo-saxon, les probl\u00e8mes raciaux existaient chez les autres, aux Etats-Unis et en Afrique du Sud\u2026 C\u2019est seulement dans les ann\u00e9es 90 que la discrimination raciale a \u00e9t\u00e9 reconnue officiellement en France, que l\u2019appellation \u00abminorit\u00e9s visibles\u00bb a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9e, lorsque les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations n\u00e9es en France des r\u00e9centes immigrations sont vraiment apparues sur le march\u00e9 du travail. La fronti\u00e8re int\u00e9rieure de la racialisation n\u2019a pas surgi \u00e0 ce moment-l\u00e0, elle agissait d\u00e9j\u00e0 pour les immigr\u00e9s depuis longtemps, elle est juste devenue visible.<\/p>\n<p>Si on ne peut pas tout expliquer aujourd\u2019hui par l\u2019Histoire de France et son pass\u00e9 colonial, car la soci\u00e9t\u00e9 n\u2019a pas cess\u00e9 heureusement de se transformer depuis, on ne peut pas non plus ignorer le poids de l\u2019imaginaire colonial. La reproduction dans la France contemporaine de certaines pratiques, formes de pens\u00e9es et repr\u00e9sentations, sont h\u00e9rit\u00e9es de ce pass\u00e9 d\u2019inf\u00e9riorisation raciale qui \u00e9taient inscrites sur le papier dans le fonctionnement m\u00eame de la colonisation.<\/p>\n<p>De temps en temps, un scandale raciste occupe la une d\u2019un journal, une petite fille lance une banane \u00e0 une ministre noire, un rapprochement est os\u00e9 entre une \u00abbavure polici\u00e8re raciste impunie\u00bb aux Etats-Unis et une autre ici, des \u00e9meutes sont qualifi\u00e9es de \u00abraciales\u00bb, un lien est fait entre un acte de violence commis et la violence subie quotidiennement par certaines cat\u00e9gories de la population\u2026 Et puis plus rien, ou presque. C\u2019est \u00e9videmment ce qui constitue le hors-champ de ce film.<\/p>\n<p><strong>Quelles sont finalement les raisons profondes pour lesquelles vous avez voulu faire ce film ?<\/strong><\/p>\n<p>Je ne pourrai pas vivre bien dans ce pays tant que La France sera \u00able pays des vigiles les plus dipl\u00f4m\u00e9s du monde\u00bb comme le dit Yaya dans le film. A cela, le pays o\u00f9 je vis et moi-m\u00eame avons beaucoup \u00e0 perdre. Car non seulement les talentueux vigiles bien form\u00e9s aux bonnes \u00e9coles fran\u00e7aises partent enrichir d\u2019autres territoires, mais le spectre des injustices et des souffrances qui vont avec p\u00e8sent aussi sur nous tous comme un mauvais cancer.<\/p>\n<p>Faire la lumi\u00e8re sur cette fronti\u00e8re est pour moi un enjeu politique car il faut la voir clairement pour la remettre en cause. Le choix de porter le regard sur elle n\u2019est pas neutre, c\u2019est un parti pris. Il ne s\u2019agit pas ici de renforcer la racialisation des rapports sociaux, ni au contraire de promouvoir un monde sans couleurs qui nous priverait de leur richesse et de leur beaut\u00e9. Il s\u2019agit de participer \u00e0 ma fa\u00e7on \u00e0 l\u2019in\u00e9luctable mouvement de l\u2019humanit\u00e9, pour que les couleurs de peau finissent par perdre un jour leur dimension de marqueur social, source d\u2019in\u00e9galit\u00e9s. Faire l\u2019\u00e9loge de la diversit\u00e9 de notre soci\u00e9t\u00e9 multicolore et m\u00e9tiss\u00e9e, ce qu\u2019elle est dans les faits &#8211; et ce dont je me r\u00e9jouis.<\/p>\n<p><strong>Parlons enfin de la r\u00e9alisation de ce film, comment \u00eates-vous pass\u00e9e de la lettre \u00e9crite au cin\u00e9ma ? <\/strong><\/p>\n<p>Mon intention \u00e9tait de rendre audibles ces voix en combinant la profondeur de la \u00ablettre film\u00e9e\u00bb et des partis pris d\u2019\u00e9criture, en images, en sons et en musiques pour que les paroles soient port\u00e9es mais aussi d\u00e9bord\u00e9es par ce qui advient \u00e0 l\u2019\u00e9cran. Recherche de m\u00e9taphores, rencontre du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent, du \u00abin\u00bb et du \u00aboff\u00bb\u2026 Toutes sortes de mises en sc\u00e8ne \u00e9taient envisageables en fonction de la teneur de la lettre et de la personnalit\u00e9 de son auteur. Et puisque chacun nous conduit dans une intimit\u00e9 tr\u00e8s diff\u00e9rente, en parlant d\u2019un endroit tr\u00e8s diff\u00e9rent, il fallait \u00e0 chaque fois opter pour des filmages tr\u00e8s diff\u00e9rents (gros plans charnels pour Fatouma avec sa fille, photos noir &amp; blanc pour Alice perdue dans la f\u00eate irr\u00e9elle, travelling moto pour les \u00e9chapp\u00e9es matinales de Jean-Michel\u2026). L\u2019enjeu final \u00e9tait ensuite de faire de cette mosa\u00efque de formes \u00e9clat\u00e9es un seul film. Pour b\u00e2tir ce nouveau film, je me suis appuy\u00e9e sur l\u2019exp\u00e9rience de CORRESPONDANCES qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 une cr\u00e9ation partag\u00e9e, d\u00e9velopp\u00e9e dans le m\u00eame cadre d\u2019une coproduction avec Passeurs d\u2019images \u00e0 Arcadi. Ici encore, chaque personnage est auteur de sa lettre, coauteur du film entier, et il joue devant la cam\u00e9ra son propre r\u00f4le. C\u2019est ce mode de r\u00e9alisation participative et cette \u00e9thique qui ont permis un tel engagement de la part de chacun.<\/p>\n<p><strong>Avec quelle \u00e9quipe avez-vous travaill\u00e9 ? <\/strong><\/p>\n<p>En grande partie avec les m\u00eames personnes que pour CORRESPONDANCES : Claire Child\u00e9ric la chef op\u00e9ratrice, Pascal Ribier l\u2019ing\u00e9nieur du son, Martin Wheeler le compositeur de la musique originale, Jean-Marc Schick le mixeur\u2026 les fid\u00e8les avec qui j\u2019aime travailler. Cette fois-ci, j\u2019ai en outre demand\u00e9 \u00e0 Caroline Detournay de monter le film et \u00e0 Olivier Marqu\u00e9zy, inventeur de g\u00e9n\u00e9riques, de me fabriquer une LIGNE qui passe au milieu d\u2019une foule multicolore. Avec Fatouma Diallo Jean Michel Petit-Charles Yumi Fujimori Malika Mansouri Mehdi Bigaderne Yaya Moore Sanaa Saitouli Alice Diop Patrice Taraor\u00e9 Rui Wang J\u00e9r\u00e9mie Gaudet liste artistique.<\/p>\n<p>.<\/p>\n<p><strong>BIOGRAPHIE <\/strong><\/p>\n<p>A l\u2019Universit\u00e9, Laurence Petit-Jouvet \u00e9tudie la G\u00e9ographie et a la chance de se trouver \u00e0 Jussieu \u00e0 la fin des ann\u00e9es soixante-dix, au moment o\u00f9 s\u2019invente une nouvelle G\u00e9ographie anti-conservatrice. Comme sujet de m\u00e9moire, elle choisit \u201cHollywood\u201d et en profite pour s\u2019\u00e9chapper \u00e0 Los Angeles, mener l\u2019enqu\u00eate dans le milieu du cin\u00e9ma. Encore une ann\u00e9e d\u2019\u00e9tudes en Journalisme \u00e0 New York University et elle d\u00e9croche son premier travail, \u201cn\u00e8gre\u201d pour un c\u00e9l\u00e8bre journaliste d\u2019Europe 1. Tr\u00e8s vite, elle comprend qu\u2019elle ne veut pas vivre du journalisme et d\u00e9cide d\u2019explorer le champ du cin\u00e9ma documentaire. Elle devient auteur-r\u00e9alisatrice sans passer par une \u00e9cole, en d\u00e9veloppant un langage dans lequel s\u2019inscrit en creux son histoire. Depuis 1989 elle travaille essentiellement sur ses propres films, des documentaires de cr\u00e9ation qu\u2019elle \u00e9crit et r\u00e9alise; depuis peu produit et distribue. Dans ses films on peut lire voyages, migrations culturelles, marges artistiques, identit\u00e9s singuli\u00e8res, exils int\u00e9rieurs, alt\u00e9rit\u00e9\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>FILMOGRAPHIE DE LAURENCE PETIT\u2013JOUVET<\/strong><\/p>\n<p>2014 La ligne de couleur &#8211; 79\u2019 2010<\/p>\n<p>Correspondances &#8211; 58\u2019 2003<\/p>\n<p>J\u2019ai r\u00eav\u00e9 d\u2019une grande \u00e9tendue d\u2019eau &#8211; 53\u2019 2002<\/p>\n<p>Chicago improvisations &#8211; 83\u2019 2001<\/p>\n<p>Off the road &#8211; 72\u2019 1998<\/p>\n<p>Regards de femmes &#8211; 26\u2019 1997<\/p>\n<p>Bams et Moumy, jeunes filles africaines de Paris &#8211; 26\u2019 1996<\/p>\n<p>Allo la vie &#8211; 52\u2019 1995<\/p>\n<p>Femmes assises sous le couteau &#8211; 26\u2019<\/p>\n<p>Les d\u00e9tectives &#8211; 52\u2019 1992<\/p>\n<p>L\u2019arbre dans la ville &#8211; 13\u2019 1990<\/p>\n<p>Le Pays Perdu &#8211; 52\u2019<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Liste technique<\/strong><\/p>\n<p>R\u00e9alisation : Laurence Petit-Jouvet<\/p>\n<p>Image : Claire Child\u00e9ric<\/p>\n<p>Son : Pascal Ribier<\/p>\n<p>Montage \u00a0image : Caroline Detournay<\/p>\n<p>Montage son : Didier Cattin<\/p>\n<p>Musique originale : Martin Wheeler<\/p>\n<p>Mixage et bruitage : Jean-Marc Schick<\/p>\n<p>Etalonnage : Eric Salleron<\/p>\n<p>Conception g\u00e9n\u00e9rique : Olivier Marqu\u00e9zy<\/p>\n<p>Assistant \u00e0 la r\u00e9alisation : V\u00e9ronique Petit<\/p>\n<p>Production d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e : Avril<\/p>\n<p>Productrice d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e : Laurence Petit-Jouvet<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un film de Laurence Petit\u2013Jouvet Photos et texte :\u00a0lalignedecouleur.com Vivre en France lorsqu\u2019on est per\u00e7u comme arabe, noir ou asiatique. 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