{"id":1660604,"date":"2022-09-18T19:11:30","date_gmt":"2022-09-18T18:11:30","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pressenza.com\/?p=1660604"},"modified":"2022-09-22T10:53:23","modified_gmt":"2022-09-22T09:53:23","slug":"la-torture-comme-therapie-la-voie-risquee-des-centres-de-desintoxication","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2022\/09\/la-torture-comme-therapie-la-voie-risquee-des-centres-de-desintoxication\/","title":{"rendered":"La torture comme th\u00e9rapie : la voie risqu\u00e9e des centres de d\u00e9sintoxication"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;incendie d&rsquo;un centre de toxicomanie \u00e0 Guayaquil (\u00c9quateur) a une fois de plus mis en \u00e9vidence la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des personnes ayant des probl\u00e8mes de toxicomanie. Bien qu&rsquo;il existe des centres de d\u00e9sintoxication qui proposent des traitements professionnels, il y a aussi ceux qui ont des m\u00e9thodes douteuses et contestables. Malgr\u00e9 les r\u00e9glementations de l&rsquo;\u00c9tat, les cas de violations des droits humains persistent.<\/p>\n<p>Par Carlos Flores et Natalia Rivas<\/p>\n<p>Dieu m&rsquo;a donn\u00e9 une autre chance. Dans l&rsquo;obscurit\u00e9 du salon de sa maison, o\u00f9 filtre \u00e0 peine un halo de lumi\u00e8re d\u00fb \u00e0 une temp\u00eate de vent, Alinton Charcopa, 21 ans et de corpulence mince, revit les sc\u00e8nes dans lesquelles ses compagnons ont perdu la vie. Deux jours avant l&rsquo;incendie du centre \u00ab\u00a0Pour une nouvelle vie\u00a0\u00bb dans la banlieue de Guayaquil, \u00ab\u00a0Oncle Orli\u00a0\u00bb l&rsquo;a tir\u00e9 du \u00ab\u00a0cloaque\u00a0\u00bb, l&rsquo;endroit tr\u00e8s sale et malsain o\u00f9 il dormait avec 20 autres jeunes. Orlin Octavio, le propri\u00e9taire du centre, lui avait demand\u00e9 de travailler au troisi\u00e8me \u00e9tage, pour aider \u00e0 la soudure.<\/p>\n<p>Le 11 janvier 2019, vers trois heures et demie de l&rsquo;apr\u00e8s-midi, Orlin, connu de tous dans le quartier sous le nom de \u00ab\u00a0Bolon\u00a0\u00bb, est parti en moto pour d\u00e9poser l&rsquo;un des d\u00e9tenus qui avait termin\u00e9 son traitement. Charcopa se souvient avoir entendu des cris de \u00ab\u00a0feu, feu\u00a0\u00bb, mais ils pensaient que c&rsquo;\u00e9tait dans une autre maison. Lorsqu&rsquo;ils ont descendu les escaliers, ils ont vu que le \u00ab\u00a0cloaque\u00a0\u00bb, un espace \u00e9troit et mal ventil\u00e9 ferm\u00e9 par un cadenas, \u00e9tait en feu. La porte \u00e9tait si chaude qu&rsquo;il \u00e9tait impossible de l&rsquo;ouvrir ou de la d\u00e9molir.<\/p>\n<p>L&rsquo;image suivante qu&rsquo;il raconte est celle des pompiers en train de retirer les cadavres. Les jeunes avaient br\u00fbl\u00e9 un matelas ce jour-l\u00e0 pour attirer l&rsquo;attention et s&rsquo;\u00e9chapper. Charcopa devait servir trois mois dans le centre. Il prend du \u00a0\u00bb H \u00a0\u00bb depuis qu&rsquo;il a 15 ans.<\/p>\n<p>En descendant les escaliers, ils ont vu le \u00ab\u00a0cloaque\u00a0\u00bb, un espace \u00e9troit, mal ventil\u00e9 et cadenass\u00e9, en feu. La porte \u00e9tait si chaude qu&rsquo;il \u00e9tait impossible de l&rsquo;ouvrir ou de la d\u00e9molir.<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re public a accus\u00e9 Orlin Octavio et Leandro Johnny (responsable des cl\u00e9s) du crime d&rsquo;homicide. En attendant la conclusion de l&rsquo;enqu\u00eate du procureur, les deux personnes sont plac\u00e9es en d\u00e9tention provisoire. Au centre \u00ab\u00a0Oncle Orli\u00a0\u00bb, Charcopa affirme qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 battu ou maltrait\u00e9, comme ce fut le cas dans un autre centre o\u00f9 il a s\u00e9journ\u00e9 : \u00ab\u00a0<em>Remanentes de Fe<\/em>\u00a0\u00bb (\u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie). Il regarde le plafond comme s&rsquo;il essayait d&rsquo;\u00e9viter de se souvenir.<\/p>\n<p>Le projet journalistique<em> Ojo al Dato<\/em>, sous les auspices de la FES-ILDIS, a interview\u00e9 divers acteurs sociaux, des directeurs de centres de toxicomanie et des fonctionnaires, dans le but d&rsquo;acqu\u00e9rir une connaissance approfondie de la r\u00e9alit\u00e9 de ces \u00e9tablissements. En outre, au cours de l&rsquo;enqu\u00eate, nous avons pu identifier deux \u00e9tablissements (en Amazonie et dans les hauts plateaux) o\u00f9 des violations des droits humains ont eu lieu. Au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es, des institutions telles que la <em>Defensoria del pueblo<\/em> (Bureau du M\u00e9diateur) ont \u00e9galement identifi\u00e9 13 infractions possibles aux droits des personnes recevant un traitement dans ces centres.<\/p>\n<p>Pour s&rsquo;occuper des personnes ayant une consommation probl\u00e9matique de drogues, l&rsquo;\u00c9tat dispose de niveaux de r\u00e9ponse, tant dans les services de sant\u00e9 que dans les co\u00fbts qu&rsquo;il assume pour chaque patient. Mais malgr\u00e9 les efforts d\u00e9ploy\u00e9s pour r\u00e9glementer et contr\u00f4ler ces centres, l&rsquo;Acess (Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e), rattach\u00e9e au minist\u00e8re de la Sant\u00e9, n&rsquo;est pas assez forte pour fermer les centres qui violent les droits humains, en raison des limites impos\u00e9es par la loi organique sur la sant\u00e9 en vigueur.<\/p>\n<p><strong>Je ne pense pas que ce soit clandestin<\/strong><\/p>\n<p>Guillermo Leones, chef de quartier de l&rsquo;Uni\u00f3n de l&rsquo;<em>Organizaci\u00f3n Plan Piloto<\/em>, affirme que les autorit\u00e9s veulent ignorer la question en installant le centre \u00ab\u00a0<em>Por una nueva vida<\/em>\u00a0\u00bb dans un autre secteur. Lui et d&rsquo;autres voisins qui n&rsquo;ont pas voulu \u00eatre enregistr\u00e9s ont d\u00e9clar\u00e9 que l&rsquo;\u00e9tablissement n&rsquo;\u00e9tait pas clandestin et qu&rsquo;il leur offrait une aide que l&rsquo;\u00c9tat ne leur donne pas. C&rsquo;est pourquoi ils n&rsquo;ont pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 exprimer leur inqui\u00e9tude : si le centre leur est retir\u00e9, qui aidera les personnes souffrant de d\u00e9pendance ?<\/p>\n<blockquote><p>G. Leones soutient que la responsabilit\u00e9 principale du centre br\u00fbl\u00e9 incombe au Minist\u00e8re de la Sant\u00e9 publique et \u00e0 l&rsquo;Acess (Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e). Il accuse \u00e9galement le District sanitaire 4 de la paroisse de Febres Cordero et l&rsquo;\u00e9tablissement sanitaire de San Francisco de As\u00eds, car ils sont au courant de l&rsquo;existence de ces lieux en raison du travail qu&rsquo;ils effectuent dans le secteur. Par exemple, le dirigeant a indiqu\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;organisation Plan Piloto, il y a sept centres clandestins, \u00ab\u00a0qui ne sont pas si mauvais\u00a0\u00bb. Mais si l&rsquo;\u00c9tat ne s&rsquo;engage pas, quelqu&rsquo;un doit fournir une solution\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>Dans le m\u00eame secteur, mais sur la 27e rue, entre K et L, \u00c1ngel Le\u00f3n Abad traque le b\u00e2timent o\u00f9 fonctionnait autrefois le <em>Centro Terap\u00e9utico para varones con consumo NA<\/em> (Centre th\u00e9rapeutique pour les hommes consommant NA). Son fils Kevin, 27 ans, y \u00e9tait en convalescence. Le jour o\u00f9 le centre \u00ab\u00a0Pour une nouvelle vie\u00a0\u00bb a pris feu, les autorit\u00e9s sont arriv\u00e9es et ont laiss\u00e9 sortir les d\u00e9tenus.<\/p>\n<p>Le\u00f3n a d\u00e9clar\u00e9 que le traitement co\u00fbtait environ 200 dollars, mais qu&rsquo;il recevait une allocation : il ne payait rien. Nous lui avons rappel\u00e9 que les autorit\u00e9s ont d\u00e9clar\u00e9 que ce centre \u00e9tait \u00e9galement clandestin. \u00ab\u00a0Je ne pense pas que ce soit clandestin\u00a0\u00bb, a-t-il r\u00e9pondu sans h\u00e9siter. Il a ensuite d\u00e9sign\u00e9 le panneau sur la porte du centre. Il a dit que la seule chose \u00e0 laquelle ils ne se sont pas conform\u00e9s est le r\u00e8glement sur les incendies.<\/p>\n<p>Au-dessus de la porte se trouve \u00e9galement un panneau : \u00ab\u00a0Cette clinique n&rsquo;est pas clandestine\u00a0\u00bb. La clinique est n\u00e9cessaire pour la r\u00e9habilitation. Selon M. Le\u00f3n, les r\u00e9sidents exigent la r\u00e9ouverture du centre. Leur demande est la m\u00eame que celle des voisins du centre br\u00fbl\u00e9. C&rsquo;est-\u00e0-dire que si les autorit\u00e9s ne font rien, \u00ab\u00a0laissez quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre le faire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Mais la responsable et missionnaire de la pastorale afro-\u00e9quatorienne, In\u00e9s Campaz, a une position diff\u00e9rente. Pour elle, les centres clandestins \u00ab\u00a0pullulent\u00a0\u00bb et recherchent le gain financier. Les patients \u00ab\u00a0sont trait\u00e9s comme de petits animaux. Ils ne leur donnent pas de v\u00e9ritable r\u00e9habilitation\u00a0\u00bb. Elle vit \u00e0 Trinipuerto (Guayaquil) depuis 18 ans, mais est originaire de Quinind\u00e9 (Esmeraldas). In\u00e9s Campaz nous dit qu&rsquo;il y avait un centre clandestin o\u00f9 un patient est mort il y a quelques ann\u00e9es. Elle nous a emmen\u00e9s sur place, mais la personne qui a ouvert la porte nous a dit que le centre ne fonctionnait plus.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Mam\u00e1 In\u00e9s\u00a0\u00bb, comme on l&rsquo;appelle dans le quartier, est la responsable du centre de sant\u00e9 et son travail consiste \u00e0 identifier les personnes souffrant de d\u00e9pendances afin qu&rsquo;elles puissent recevoir un traitement ambulatoire. Elle affronte m\u00eame les microtrafiquants qui vendent de la drogue aux adolescents. La situation n&rsquo;est pas facile : beaucoup se rendent au centre de sant\u00e9, mais ils abandonnent aussi le traitement, dit-elle.<\/p><\/blockquote>\n<p>Selon Mme. Campaz, certaines familles se m\u00e9fient des programmes de sant\u00e9 et d\u00e9cident de prendre des mesures drastiques pour emp\u00eacher les membres de leurs familiers de prendre des m\u00e9dicaments lorsqu&rsquo;ils pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes de sevrage. \u00ab\u00a0Il y a trois cas d&rsquo;enfants encha\u00een\u00e9s dans leur maison\u00a0\u00bb. D&rsquo;autres familles recherchent un centre de d\u00e9sintoxication, mais cela co\u00fbte cher. \u00ab\u00a0Ils doivent donner 300 ou 400 dollars. Donnez deux ou trois quintaux de riz, du sucre. Tout pour que les enfants puissent \u00eatre accueillis dans le programme\u00a0\u00bb. Mme. Campaz a ajout\u00e9 que lorsque ces jeunes quittent le centre, ne trouvant pas d&rsquo;alternative, ils retournent \u00e0 la drogue.<\/p>\n<p><i>Pour voir la vid\u00e9o ( 2\u203221\u2032\u2032 ) avec les sous-titres en fran\u00e7ais sur un ordinateur : <b>1.<\/b>\u00a0Cliquez sur l\u2019ic\u00f4ne\u00a0<b>Sous-titres\u00a0<\/b>(rectangle blanc en bas \u00e0 droite de la fen\u00eatre du lecteur vid\u00e9o).\u00a0 \u00a0<b>2.<\/b>\u00a0Cliquez sur l\u2019ic\u00f4ne\u00a0<b>Param\u00e8tres\u00a0<\/b>(roue dent\u00e9e\u00a0en bas \u00e0 droite), puis cliquez\u00a0successivement sur\u00a0<b>Sous-titres<\/b>, puis sur\u00a0<b>Traduire automatiquement<\/b>.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<b>3.<\/b>\u00a0Dans la fen\u00eatre qui s\u2019ouvre, faites d\u00e9filer la liste des langues et cliquez sur\u00a0<b>Fran\u00e7ais<\/b>.<\/i><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"Centros de rehabilitaci\u00f3n clandestinos\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/IHTK3qmA9f4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p><strong>L&rsquo;octroi de licences est co\u00fbteux<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;entretien avec Francisco Vallejo, directeur d&rsquo;Acess (rattach\u00e9 au minist\u00e8re de la Sant\u00e9), a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 le 10 janvier 2019, un jour avant l&rsquo;incendie \u00e0 Guayaquil. Nous avons demand\u00e9 une version officielle de l&rsquo;incident, mais la r\u00e9ponse a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0nous n&rsquo;avons pas de porte-parole autoris\u00e9 sur la question\u00a0\u00bb. Entre-temps, certains m\u00e9dias ont confirm\u00e9 ce que les voisins ont dit : le centre avait bien des permis, mais de juin 2017 \u00e0 juin 2018. En d&rsquo;autres termes, elle \u00e9tait sans licence depuis six mois, mais faute de version officielle, il n&rsquo;\u00e9tait pas possible de savoir si elle \u00e9tait en cours de renouvellement.<\/p>\n<p>Selon l&rsquo;Acess, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, de 2017 \u00e0 ce jour, il y a eu 32 activit\u00e9s de contr\u00f4le en \u00c9quateur. Sur ce total, 18 \u00e9taient des op\u00e9rations motiv\u00e9es par des plaintes, parmi lesquelles des cas de violation des droits. Les actions de \u00ab\u00a0surveillance\u00a0\u00bb, quant \u00e0 elles, font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la recherche de centres clandestins dans le but non seulement d&rsquo;appliquer une sanction mais aussi de les amener \u00e0 une r\u00e9gularisation. Cependant, l&rsquo;Acess, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, n&rsquo;a pas fourni d&rsquo;autres informations sur les noms des centres qui avaient \u00e9t\u00e9 inspect\u00e9s, malgr\u00e9 son insistance.<\/p>\n<p>Il existe \u00e9galement un nouveau registre des centres d&rsquo;addictologie, qui indique que, de 2018 \u00e0 ce jour, 39 centres disposent d&rsquo;une licence Acess, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e : 5 ont une \u00ab\u00a0licence conditionnelle\u00a0\u00bb (dates expir\u00e9es), et 3 \u00e9galement, bien que la certification expire entre f\u00e9vrier et mars de cette ann\u00e9e.<\/p>\n<blockquote><p>Le nombre de centres est actuellement inf\u00e9rieur \u00e0 celui de 2016, qui comptait 84 centres, ou \u00e0 celui de 2017, qui comptait 101 centres. Ce qui reste inchang\u00e9, c&rsquo;est le rapport entre les centres publics et priv\u00e9s : sur 10 centres de toxicomanie dans le pays, 8 sont priv\u00e9s.<\/p><\/blockquote>\n<p>Pour obtenir une licence, l&rsquo;Acess, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e exige le respect d&rsquo;exigences qui sont d\u00e9finies dans un document, que la plupart des centres remettent en question. L&rsquo;un d&rsquo;eux est \u00cdtalo Villavicencio, directeur de Censico (Guayaquil) et pr\u00e9sident de l&rsquo;Asociaci\u00f3n de Propietarios de Centros de Tratamiento de Adicciones del Ecuador (Aptae) (Association des propri\u00e9taires de centres de traitement de la toxicomanie en \u00c9quateur), qui regroupe 29 centres. Ces exigences sont des normes internationales qui ne correspondent pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9quatorienne, s&rsquo;interroge-t-il.<\/p>\n<p>Villavicencio ne sait pas combien des 29 centres r\u00e9pondent aux exigences institutionnelles, mais il en conna\u00eet certains qui ont contract\u00e9 des pr\u00eats de 80 000 dollars, par exemple, pour obtenir une licence Acess, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e. Il explique que l&rsquo;investissement consenti ne peut \u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 car une famille paie le traitement en fonction de ses moyens et non de ce qu&rsquo;elle devrait payer. En d&rsquo;autres termes, si une personne paie 500 dollars par mois dans un centre, cela repr\u00e9sente 16 dollars et cents par jour, raisonne-t-il. \u00ab\u00a0En d&rsquo;autres termes, 67 centimes de dollar de l&rsquo;heure pour s&rsquo;occuper d&rsquo;une personne qui ne peut \u00eatre soign\u00e9e par la grand-m\u00e8re, la maman ou qui que ce soit\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Italo Villavicencio est un toxicomane r\u00e9habilit\u00e9 ayant une exp\u00e9rience dans le traitement des d\u00e9pendances. Fort de 29 ans d&rsquo;exp\u00e9rience, il estime que si l&rsquo;\u00c9tat ne peut pas r\u00e9pondre \u00e0 la demande, il devrait \u00e9valuer la possibilit\u00e9 de passer des accords avec les centres. Cependant, il pr\u00e9cise qu&rsquo;il n&rsquo;est pas contre les exigences de l&rsquo;Acess, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, il demande seulement qu&rsquo;elles soient r\u00e9vis\u00e9es. Mais si cela ne se produit pas, \u00ab\u00a0je ferai avec\u00a0\u00bb, a-t-il dit.<\/p>\n<p>La psychologue clinicienne et pr\u00e9sidente de l&rsquo;Association des Foyers de R\u00e9tablissement de la Province de Guayas (Acrapg), Jenny D\u00edaz, souligne \u00e9galement : \u00ab\u00a0L&rsquo;octroi de licences est co\u00fbteux\u00a0\u00bb. Sur les 20 centres qui composent l&rsquo;Acrapg, seuls deux ont une licence, trois sont proches de l&rsquo;obtention d&rsquo;une licence et le reste est encore en cours.<\/p>\n<p>Elle g\u00e8re son propre centre, Gosen, et sait qu&rsquo;un investissement important est n\u00e9cessaire. Gosen a besoin d&rsquo;une moyenne de 50.000 dollars et, bien qu&rsquo;elle en ait d\u00e9j\u00e0 financ\u00e9 une partie, il lui faut encore 30.000 dollars \u00ab\u00a0pour obtenir une licence\u00a0\u00bb. Mais l&rsquo;investissement augmentera sans aucun doute le co\u00fbt pour le patient. Mme. D\u00edaz fait \u00e9galement valoir que tout le monde ne sera pas en mesure de payer le co\u00fbt, et qu'\u00a0\u00bbil est difficile de maintenir un centre comme celui-ci\u00a0\u00bb. Encore plus en cas de concurrence d\u00e9loyale, dit-elle. Le nombre de patients diminue dans les centres r\u00e9glement\u00e9s car les familles se tournent vers les centres ill\u00e9gaux. Actuellement, elle compte six utilisateurs \u00e0 Gosen, et la concurrence d\u00e9loyale \u00e0 Dur\u00e1n &#8211; o\u00f9 elle est \u00e9tablie &#8211; est \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<p>Cependant, il existe des centres tels que \u00ab\u00a0Libertad\u00a0\u00bb (Guayllabamba, Pichincha) qui ont respect\u00e9 les exigences de l&rsquo;Acess, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, \u00e0 93%. La directrice, Malena V\u00e1zquez, reconna\u00eet que ce n&rsquo;\u00e9tait pas une t\u00e2che facile. Il a fallu deux ans de paperasse, de r\u00e9vision des r\u00e8glements et d&rsquo;investissements constants pour entretenir le site et r\u00e9pondre aux exigences. V\u00e1zquez explique que le traitement co\u00fbte 1 305 USD par mois. Bien que la valeur fasse l&rsquo;objet d&rsquo;une \u00e9tude socio-\u00e9conomique car tout le monde ne peut pas se le permettre. \u00ab\u00a0Nous avons mis en place un syst\u00e8me de bourses et de remises de 20, 30, 40 ou m\u00eame 46% du co\u00fbt approuv\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote><p>Le cas du psychoth\u00e9rapeute exp\u00e9rientiel, Ivan Bourgeat, est diff\u00e9rent. Il a dirig\u00e9 son propre centre appel\u00e9 \u00ab\u00a0Claridad\u00a0\u00bb, mais l&rsquo;a ferm\u00e9 en raison des exigences de l&rsquo;Acess, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e. S&rsquo;il avait r\u00e9ussi \u00e0 remplir toutes les conditions, il aurait factur\u00e9 1300 dollars, au minimum 900, dit-il. \u00ab\u00a0Pour une famille moyenne, il est tr\u00e8s difficile de d\u00e9penser 800 \u00e0 1 000 dollars de nos jours\u00a0\u00bb. Bourgeat travaille maintenant en th\u00e9rapie ambulatoire \u00e0 partir de son cabinet priv\u00e9. Il poss\u00e8de une cha\u00eene YouTube o\u00f9 il produit son \u00e9mission \u00a0\u00bb Un jour apr\u00e8s l&rsquo;autre \u00ab\u00a0.<\/p><\/blockquote>\n<p>Pour sa part, Carlos Pazmi\u00f1o, membre de la Fundaci\u00f3n Dejando Huella (Puembo, Quito), d\u00e9clare que l&rsquo;obligation de l&rsquo;Acces, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, lui semble \u00ab\u00a0totalement d\u00e9plac\u00e9e\u00a0\u00bb. Ce qui est demand\u00e9 est impossible \u00e0 r\u00e9aliser, dit-il. Mais \u00ab\u00a0vous devez suivre les r\u00e8gles\u00a0\u00bb. Le centre facture 750 $ pour le traitement, bien qu&rsquo;il offre \u00e9galement une aide \u00e0 ceux qui ne peuvent pas payer. Le terrain du centre est maintenant \u00e0 vendre car ils pr\u00e9voient de d\u00e9m\u00e9nager sur un site plus grand.<\/p>\n<p>Francisco Vallejo insiste sur le fait que ce qui est demand\u00e9 par l&rsquo;Acces doit \u00eatre respect\u00e9e. Les centres ont d&rsquo;abord r\u00e9sist\u00e9, peut-\u00eatre en raison d&rsquo;un manque de clart\u00e9, dit-il. Mais, il souligne, nous ne pouvons faire de compromis avec personne, tout le monde doit se conformer aux r\u00e8gles. Bien que les centres disent que la barre est trop haute, Vallejo assure que \u00ab\u00a0cela a \u00e9t\u00e9 fauss\u00e9 dans la pratique\u00a0\u00bb. En d&rsquo;autres termes, il y a des centres qui se sont conform\u00e9s.<\/p>\n<p>Les centres qui ne sont pas encore agr\u00e9\u00e9s en vertu des nouvelles r\u00e8gles sont en cours de r\u00e9glementation. Le d\u00e9lai de mise en conformit\u00e9 expire cette ann\u00e9e. \u00ab\u00a0S&rsquo;ils ne se conforment pas, ils ne pourront pas continuer \u00e0 fonctionner\u00a0\u00bb, dit-il.<\/p>\n<p><strong>Deux centres accus\u00e9s de torture<\/strong><\/p>\n<p>Les centres de toxicomanie en \u00c9quateur ont souvent \u00e9t\u00e9 sous les feux de la rampe. Deux moments ont mis en \u00e9vidence le grave manque de r\u00e9glementation et les cas de violation des droits humains : dans la p\u00e9riode de 10 ans (2000-2010), analys\u00e9e par le Taller de Comunicaci\u00f3n Mujer ; et dans les op\u00e9rations surprises men\u00e9es par le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 sous l&rsquo;administration de Carina Vance.<\/p>\n<p>Dans les deux cas, des cas d&rsquo;enl\u00e8vement, de torture (physique et psychologique), d&rsquo;abus sexuels, de m\u00e9dicalisation forc\u00e9e, entre autres, ont \u00e9t\u00e9 constat\u00e9s. Au cours des op\u00e9rations promues par l&rsquo;ancienne ministre, 4 cas li\u00e9s \u00e0 des violations des droits humains ont \u00e9t\u00e9 signal\u00e9s et transmis \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 comp\u00e9tente pour \u00eatre poursuivis. Cependant, malgr\u00e9 la demande d&rsquo;information faite au Minist\u00e8re de la Sant\u00e9, on ne sait pas s&rsquo;il y a eu des condamnations judiciaires effectives dans ces cas.<\/p>\n<blockquote><p>Au moins au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, aucune condamnation exemplaire n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e \u00e0 l&rsquo;encontre d&rsquo;un centre de toxicomanie accus\u00e9 de violation des droits, m\u00eame s&rsquo;il y a eu des cas graves.<\/p><\/blockquote>\n<p>Par exemple, au cours de l&rsquo;enqu\u00eate, nous avons identifi\u00e9 deux t\u00e9moignages qui ont demand\u00e9 l&rsquo;anonymat. Elles sont venues par le biais de \u00ab\u00a0Dejando Huella\u00a0\u00bb, lorsque cette fondation g\u00e9rait auparavant un centre pour femmes. Tous deux nous ont dit qu&rsquo;ils \u00e9taient t\u00e9moins des exc\u00e8s sexuels commis sur les d\u00e9tenus. Pazmi\u00f1o, membre du centre, assure qu&rsquo;aucune plainte n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e, bien qu&rsquo;il reconnaisse que de telles situations ont exist\u00e9, mais par le personnel de s\u00e9curit\u00e9. Cependant, elle pr\u00e9cise que si la d\u00e9cision de fermer le centre pour femmes a \u00e9t\u00e9 prise, ce n&rsquo;est pas \u00e0 cause de ce type d&rsquo;incident, mais en raison des nouvelles r\u00e9glementations qui ont \u00e9t\u00e9 introduites.<\/p>\n<p>Un autre cas est celui du centre Puente a la Vida, pour lequel, malgr\u00e9 les multiples accusations et les preuves trouv\u00e9es, il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 possible de savoir s&rsquo;il y avait des poursuites. La psychologue Carol Zambrano connaissait ce centre, dont l&rsquo;ancien directeur est en fuite au Panama, dit-elle. Patients encha\u00een\u00e9s, abus sexuels, nourriture avari\u00e9e, entre autres, \u00e9taient monnaie courante dans le centre. A Puente a la Vida, le cas d&rsquo;une femme lesbienne ayant subi une s\u00e9rie d&rsquo;abus sexuels pour \u00ab\u00a0corriger\u00a0\u00bb son homosexualit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9. L&rsquo;affaire a eu une forte pression sociale et un impact dans les m\u00e9dias. Cependant, \u00e0 ce jour, il n&rsquo;y a pas eu de r\u00e9ponse judiciaire \u00e0 cette affaire.<\/p>\n<p>Actuellement, il existe encore des centres qui sont accus\u00e9s de violer les droits humains. Par exemple, en septembre de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, le m\u00e9diateur de Pastaza, Yajaira Curipallo, a demand\u00e9 la perquisition d&rsquo;un centre o\u00f9 des actes de torture \u00e9taient commis sur des d\u00e9tenus. Le Bureau du M\u00e9diateur a pris cette mesure car le centre ne les a pas laiss\u00e9s entrer, mais l&rsquo;Acess, Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, l&rsquo;a fait. Dans les informations recueillies par l&rsquo;Agence, des personnes pr\u00e9sentant des signes d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 battues ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9es. Les patients ont d\u00e9clar\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 battus avec des b\u00e2tons de batte, des fils de fer, des machettes ou des torches pour appliquer les \u00e9lectrochocs. La police a trouv\u00e9 ces objets le jour du raid.<\/p>\n<p>Le centre s&rsquo;appelle Cradun et est autoris\u00e9 par Acess, selon le registre foncier actuel. L&rsquo;affaire a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 la plainte d&rsquo;une m\u00e8re qui avait admis son fils au centre et qui, n&rsquo;ayant pas assez d&rsquo;argent pour payer le traitement, avait \u00e9t\u00e9 retenue. Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, il y a 8 autres plaintes de torture. M. Curipallo affirme que, depuis octobre de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, il n&rsquo;y a pas eu de nouvel \u00e9lan judiciaire dans cette affaire. Elle d\u00e9nonce \u00e9galement le fait que le personnel du centre les a harcel\u00e9s et menac\u00e9s.<\/p>\n<p>La m\u00e9diatrice provinciale ajoute que l&rsquo;Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9, Acess, n&rsquo;a engag\u00e9 aucune proc\u00e9dure judiciaire. Pour cette raison, le Bureau de la Defensoria del Pueblo (Bureau du M\u00e9diateur \u00e9quatorien) va d\u00e9poser une action de protection contre Acess pour omission. Cela signifie que l&rsquo;\u00c9tat pourrait \u00eatre poursuivi devant les tribunaux internationaux.<\/p>\n<p>Un autre propri\u00e9taire qui a \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9 dans la torture, selon le bureau du procureur g\u00e9n\u00e9ral, est le directeur de \u00ab\u00a0Nuevo Ebenezer\u00a0\u00bb (Sangolqu\u00ed, Pichincha). Des dispositions ont \u00e9t\u00e9 prises pour avoir un entretien, mais nous avons seulement r\u00e9ussi \u00e0 apprendre qu&rsquo;il y a un nouveau directeur. Cependant, il semble que l&rsquo;ancien directeur travaille toujours au centre. Le nouveau directeur a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;il avait gagn\u00e9 le proc\u00e8s et qu&rsquo;il ne souhaitait pas impliquer le centre dans ces questions car il est sur le point d&rsquo;obtenir sa licence. Il a promis de consulter l&rsquo;organisme clinique pour savoir s&rsquo;il nous accorderait ou non l&rsquo;entretien, mais il n&rsquo;y a jamais eu de r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>La Casa de los Milagros est un centre situ\u00e9 \u00e0 El Quinche (Quito, Pichincha), o\u00f9 la torture \u00e9tait \u00e9galement pratiqu\u00e9e. Sur une radio locale, un ancien patient a apport\u00e9 son t\u00e9moignage dans l&rsquo;\u00e9mission \u00ab\u00a0As\u00ed es la vida\u00a0\u00bb (C&rsquo;est la vie) le 24 juillet 2018. Il consommait du \u00ab\u00a0basuco\u00a0\u00bb (coca\u00efne base) depuis l&rsquo;\u00e2ge de 20 ans. Ses parents ont d\u00e9cid\u00e9 de l&rsquo;admettre dans ce centre, car le traitement leur offrait de nombreux avantages.<\/p>\n<p>Mais l&rsquo;ex-patient se souvient que d\u00e8s que ses parents sont partis, ils l&rsquo;ont mis dans un petit trou qu&rsquo;ils appelaient la \u00ab\u00a0Ca\u00f1ola\u00a0\u00bb, sous lequel coulaient les eaux us\u00e9es. Il y est rest\u00e9 trois jours, seul dans son cale\u00e7on, pour \u00ab\u00a0r\u00e9fl\u00e9chir\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0penser\u00a0\u00bb aux choses qu&rsquo;il faisait mal. Sans manger. Ils lui ont dit : tu dois rester trois jours comme Jonas \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une baleine, c&rsquo;est ce que dit la bible. Ce n&rsquo;\u00e9tait que le d\u00e9but d&rsquo;un s\u00e9jour marqu\u00e9 par les coups, la surpopulation et l&rsquo;utilisation de la religion \u00e0 des fins d&rsquo;assujettissement.<\/p>\n<p>Un autre t\u00e9moin, Luis (nom prot\u00e9g\u00e9) a d\u00e9nonc\u00e9 Juan Bazantes, directeur de la Casa de los Milagros, pour les mauvais traitements inflig\u00e9s \u00e0 un parent \u00e2g\u00e9 qui avait subi une attaque avant son internement. L&rsquo;homme pr\u00e9sentait des signes de malnutrition et des traces d&rsquo;avoir \u00e9t\u00e9 encha\u00een\u00e9 aux poignets et aux chevilles. Un autre d\u00e9tenu, Gerardo (nom non divulgu\u00e9), connaissait l&rsquo;homme \u00e2g\u00e9. Il se souvient que, comme il ne contr\u00f4lait pas ses sphincters et qu&rsquo;il \u00e9tait incapable de s&rsquo;occuper de lui-m\u00eame, les gardes ne lui permettaient pas d&rsquo;utiliser un lit ; ils l&rsquo;obligeaient \u00e0 dormir sur le sol, avec une manille pour qu&rsquo;il ne bouge pas de l\u00e0.<\/p>\n<p>Gerardo est arriv\u00e9 au centre pour consommation de marijuana. Il a \u00e9t\u00e9 \u00ab\u00a0captur\u00e9\u00a0\u00bb dans sa maison et emmen\u00e9 cagoul\u00e9. \u00c0 son arriv\u00e9e, il est \u00e9galement pass\u00e9 par la c\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0Ca\u00f1ola\u00a0\u00bb, pendant trois jours. S&rsquo;il se comportait mal, il \u00e9tait emmen\u00e9 dans une autre maison \u00e0 Cayambe. Le propri\u00e9taire, dit-il, a un total de trois maisons et fait tourner les patients. C&rsquo;est \u00e9galement lui qui donne l&rsquo;ordre aux responsables \u00ab\u00a0d&rsquo;infliger des punitions\u00a0\u00bb. Gerardo dit que dans certaines des maisons, il y a des femmes et m\u00eame des mineurs.<\/p>\n<p>Une source de l&rsquo;Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, Acess, nous a alert\u00e9s sur l&rsquo;op\u00e9ration qui allait \u00eatre men\u00e9e dans ce centre, mais elle n&rsquo;a jamais eu lieu car ils n&rsquo;avaient pas de bus pour transporter les d\u00e9tenus. Dans le secteur, il y a des voisins qui reconnaissent ou remettent en question le travail de Juan Bazantes, et il y a aussi ceux qui soulignent ses relations suppos\u00e9es avec le minist\u00e8re de l&rsquo;Int\u00e9rieur. \u00ab\u00a0C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;il fonctionne encore\u00a0\u00bb, nous a dit un r\u00e9sident.<\/p>\n<p>Juan Bazantes est un pasteur, bien que nous ne sachions pas quelle religion il professe. Dans une vid\u00e9o qui circule sur Internet, on le voit lors d&rsquo;une c\u00e9r\u00e9monie de bapt\u00eame. Au vu des t\u00e9moignages recueillis, nous l&rsquo;avons appel\u00e9, et bien qu&rsquo;il ait d&rsquo;abord accept\u00e9 de nous accorder une interview, il a ensuite pr\u00e9tendu avoir des probl\u00e8mes d&#8217;emploi du temps. Ce qu&rsquo;il a r\u00e9ussi \u00e0 dire, c&rsquo;est qu&rsquo;ils sont un \u00ab\u00a0Centre de formation spirituelle\u00a0\u00bb, ce qui est tr\u00e8s diff\u00e9rent &#8211; bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas dit pourquoi. Il a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;accusation parue sur une radio locale : il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 ici et, nous supposons, qu&rsquo;il y a une clinique qui l&rsquo;a pay\u00e9 pour dire du mal du centre.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la Casa de los Milagros, l&rsquo;Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, Acess, a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;une d\u00e9marche a \u00e9t\u00e9 faite aupr\u00e8s de ce centre pour qu&rsquo;elle entre dans la r\u00e9glementation, qu&rsquo;une amende lui a \u00e9t\u00e9 inflig\u00e9e et que le cas est en cours de discussion avec le Bureu du Procureur. L&rsquo;Agence a pr\u00e9cis\u00e9 que lorsque des cas de violation des droits humains se produisent dans un centre, ses actions s&rsquo;inscrivent dans le cadre de la R\u00e9solution 080 : infrastructure, talent humain, \u00e9quipement et r\u00e9glementation. Pour les cas de violations des droits humains, d&rsquo;autres organismes interviennent, nous dit-on, comme le minist\u00e8re public, Dinapen, le bureau du m\u00e9diateur, entre autres.<\/p>\n<p>Mais, nous insistons, ces centres doivent-ils continuer \u00e0 fonctionner s&rsquo;il y a d\u00e9j\u00e0 des plaintes de violations des droits humains ? Vallejo insiste \u00e9galement : \u00ab\u00a0nous ne pouvons pas aller au-del\u00e0 de ce que notre d\u00e9cret nous dit de faire\u00a0\u00bb. Il ajoute qu&rsquo;ils doivent \u00eatre prudents, car des poursuites judiciaires pourraient \u00eatre engag\u00e9es contre l&rsquo;institution. Dans de nombreux cas, l&rsquo;Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, Acess, a-t-il expliqu\u00e9, effectue des fermetures temporaires afin que les autorit\u00e9s puissent faire leur travail.<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;acc\u00e8s n&rsquo;est pas punitif<\/strong><\/p>\n<p>Le 24 janvier, la ministre de la Sant\u00e9, Ver\u00f3nica Espinosa, a comparu devant la Commission g\u00e9n\u00e9rale en s\u00e9ance pl\u00e9ni\u00e8re de l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale. Apr\u00e8s l&rsquo;incendie du centre \u00ab\u00a0Pour une nouvelle vie\u00a0\u00bb, le pr\u00e9sident de l&rsquo;assembl\u00e9e l\u00e9gislative a publi\u00e9 un communiqu\u00e9 pour \u00ab\u00a0convoquer imm\u00e9diatement les ministres de la sant\u00e9, de l&rsquo;\u00e9ducation et de l&rsquo;int\u00e9rieur pour appliquer la loi avec rigueur et v\u00e9rifier le fonctionnement d&rsquo;un plan de pr\u00e9vention, le soutien aux familles et l&rsquo;attention aux victimes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, seule la ministre de la sant\u00e9 s&rsquo;est manifest\u00e9e et a abord\u00e9 la question.<\/p>\n<p>L&rsquo;Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, Acess, a deux objectifs : d&rsquo;une part, accompagner ceux qui, de bonne foi, veulent se conformer aux exigences ; d&rsquo;autre part, sanctionner et fermer les \u00e9tablissements qui ne veulent pas se soumettre \u00e0 la r\u00e9gularisation. Toutefois, la fonctionnaire a pr\u00e9cis\u00e9 que l&rsquo;Acess n&rsquo;a pas une approche punitive.<\/p>\n<p>La ministre a \u00e9t\u00e9 plus explicite : un centre qui ne dispose pas d&rsquo;un permis d&rsquo;exploitation ne peut pas \u00eatre ferm\u00e9. \u00ab\u00a0En d&rsquo;autres termes, op\u00e9rer ill\u00e9galement, op\u00e9rer sans permis d&rsquo;exploitation ne m\u00e9rite qu&rsquo;une p\u00e9nalit\u00e9 de cinq salaires unifi\u00e9s de base. Ce n&rsquo;est pas acceptable dans un pays o\u00f9 nous voulons am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des services\u00a0\u00bb. Pour \u00e9tayer ses propos, la ministre Espinosa a cit\u00e9 les articles 97, 170 et 194 de la loi organique sur la sant\u00e9 en vigueur, qui indiquent trois motifs de fermeture d\u00e9finitive d&rsquo;un centre de sant\u00e9 : mauvaise gestion des d\u00e9chets, commercialisation de m\u00e9dicaments p\u00e9rim\u00e9s ou professionnels de la sant\u00e9 ne disposant pas de leurs qualifications\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium\" src=\"https:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/ministra-de-salud.jpg\" width=\"700\" height=\"466\" \/><\/p>\n<h5>La ministre de la Sant\u00e9, Ver\u00f3nica Espinosa Serrano, a expliqu\u00e9 les actions et les politiques men\u00e9es par ce portefeuille en mati\u00e8re de traitement des addictions dans le pays. Photo : Assembl\u00e9e nationale<\/h5>\n<p>\u00c0 la lumi\u00e8re de ces r\u00e8glements, le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 publique n&rsquo;a pas le pouvoir de fermer un \u00e9tablissement, \u00ab\u00a0M\u00eame si nous trouvons une personne encha\u00een\u00e9e et tortur\u00e9e, nous ne pouvons pas le fermer\u00a0\u00bb. Toutefois, elle a d\u00e9clar\u00e9 qu&rsquo;ils peuvent transmettre ces cas au syst\u00e8me judiciaire pour des poursuites p\u00e9nales. La ministre a m\u00eame reconnu que des proc\u00e9dures de cl\u00f4ture ont \u00e9t\u00e9 abandonn\u00e9es devant les tribunaux administratifs ou que des dommages et int\u00e9r\u00eats ont d\u00fb \u00eatre vers\u00e9s. Pour cette raison, elle a mis en avant la r\u00e9forme juridique propos\u00e9e dans le code organique de la sant\u00e9, \u00ab\u00a0pour donner au minist\u00e8re de la sant\u00e9 le pouvoir de fermer un \u00e9tablissement lorsqu&rsquo;il ne dispose pas d&rsquo;un permis d&rsquo;exploitation, lorsqu&rsquo;il y a un traitement indigne ou des signes de torture ou de violation des droits humains\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour sa part, Juan S\u00e1nchez, responsable du projet de sant\u00e9 mentale du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 publique, a expliqu\u00e9 que l&rsquo;\u00c9tat propose trois niveaux de traitement : le traitement ambulatoire g\u00e9n\u00e9ral, pour 80% des personnes ayant une consommation probl\u00e9matique de drogues ; le traitement ambulatoire intensif, pour 15% de ces personnes ; et le traitement r\u00e9sidentiel, pour les 5% de personnes dans une situation plus grave. Il existe 12 centres de ce type en \u00c9quateur.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, l&rsquo;\u00c9tat dispose \u00e9galement d&rsquo;unit\u00e9s hospitali\u00e8res de sant\u00e9 mentale pour s&rsquo;occuper des personnes traversant des processus de sevrage ou de consommation aigu\u00eb (intoxication). S\u00e1nchez a expliqu\u00e9 que tous les services sont gratuits, car il s&rsquo;agit de co\u00fbts pris en charge par l&rsquo;\u00c9tat.<\/p>\n<h2>Soins publics pour les personnes ayant des probl\u00e8mes de toxicomanie<\/h2>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Nombre d&rsquo;\u00e9tablissements, co\u00fbt par personne<\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium\" src=\"https:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2022\/09\/couts-consommation.jpg\" width=\"700\" height=\"375\" \/><\/p>\n<p>Clinique externe g\u00e9n\u00e9rale, \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 743, \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0 $241,14 (traitement de 3 mois)<br \/>\nClinique ambulatoire intensive,\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 65,\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 $726,46\u00a0 (Traitement pendant 6 mois environ)<br \/>\nR\u00e9sidentiel,\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 12,\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 $8 835,59 (s\u00e9jour de 6 mois en milieu hospitalier)<\/p>\n<h5 style=\"text-align: center;\">Source : Projet de sant\u00e9 mentale du minist\u00e8re de la Sant\u00e9 publique.<\/h5>\n<p>S\u00e1nchez a \u00e9galement indiqu\u00e9 que l&rsquo;\u00c9tat ach\u00e8te des services \u00e0 certains centres priv\u00e9s, pour autant qu&rsquo;ils soient d\u00fbment accr\u00e9dit\u00e9s par l&rsquo;Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, Acess. Entre 2017 et 2018, 9 contrats de ce type ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s. Deux de ces centres, selon un rapport du minist\u00e8re de la Justice de 2015 pr\u00e9sent\u00e9 dans le septi\u00e8me rapport p\u00e9riodique de l&rsquo;\u00c9quateur au Comit\u00e9 contre la torture, \u00e9taient li\u00e9s dans des cas de \u00ab\u00a0d\u00e9shomosexualisation\u00a0\u00bb. Ces centres sont : &lsquo;Volver a Nacer&rsquo; et &rsquo;12 Pasos&rsquo;. Les directeurs de ces centres, dans un rapport sur le sujet, ont d\u00e9clar\u00e9 que de tels \u00e9v\u00e9nements ne se sont jamais produits. Nous avons interrog\u00e9 le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 publique, l&rsquo;entit\u00e9 qui a entrepris une lutte frontale contre ce type de centres pendant l&rsquo;administration de Vance, sur les contrats avec ces \u00e9tablissements qui ont \u00e9t\u00e9 remis en question \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque. Au moment de la mise sous presse, aucune r\u00e9ponse n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres organismes publics peuvent \u00e9galement observer le fonctionnement de ces centres. C&rsquo;est le cas du &lsquo;M\u00e9canisme de pr\u00e9vention de la torture du Bureau du M\u00e9diateur&rsquo;. L&rsquo;une des fonctions de cet organe est de p\u00e9n\u00e9trer dans les lieux o\u00f9 les personnes sont priv\u00e9es de leur libert\u00e9, comme les centres de d\u00e9sintoxication o\u00f9 les patients sont intern\u00e9s pendant 3 \u00e0 6 mois.<\/p>\n<p>Gabriela Hidalgo, directrice nationale du &lsquo;M\u00e9canisme de pr\u00e9vention de la torture du Bureau du M\u00e9diateur&rsquo;, a indiqu\u00e9 que son bureau peut \u00e9mettre des recommandations \u00e0 la suite des visites qu&rsquo;il effectue, mais que les autorit\u00e9s ne les acceptent pas comme contraignantes. Toutefois, \u00ab\u00a0le simple fait qu&rsquo;une recommandation soit \u00e9mise devrait susciter l&rsquo;inqui\u00e9tude des autorit\u00e9s\u00a0\u00bb. La fonctionnaire a ajout\u00e9 que s&rsquo;ils constatent une quelconque situation de violation, ils en informent le bureau du M\u00e9diateur afin qu&rsquo;il prenne les mesures appropri\u00e9es.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, Mme Hidalgo a soulign\u00e9 qu&rsquo;ils n&rsquo;ont r\u00e9ussi \u00e0 visiter que deux centres de toxicomanie, d&rsquo;un point de vue pr\u00e9ventif. Ce chiffre s&rsquo;explique par le fait qu&rsquo;elle consid\u00e8re que toute intervention doit \u00eatre multidisciplinaire. C&rsquo;est-\u00e0-dire, avoir la mobilit\u00e9, la pr\u00e9sence d&rsquo;un procureur, du personnel de sant\u00e9, entre autres. \u00ab\u00a0Donc, dans ce sens, nous avons essay\u00e9 de ne pas intervenir parce que, malheureusement, nous n&rsquo;avons pas la logistique n\u00e9cessaire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Cependant, le bureau du m\u00e9diateur a identifi\u00e9 13 violations possibles des droits humains dans des centres de r\u00e9cup\u00e9ration des d\u00e9pendances entre 2017 et 2018. Les cas correspondent aux provinces d&rsquo;Imbabura (avec le plus grand nombre de cas), Tungurahua, Orellana, Azuay, Guayas, Manab\u00ed, Los R\u00edos et Pastaza.<\/p>\n<p>Mais que se passe-t-il, par exemple, avec les centres de toxicomanie g\u00e9r\u00e9s par des organisations religieuses ? Pour l&rsquo;Agence pour l&rsquo;assurance qualit\u00e9 des services de sant\u00e9 et de la m\u00e9decine pr\u00e9pay\u00e9e, Acess, l&rsquo;objectif concret est que, ind\u00e9pendamment du fait qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une organisation religieuse ou non, elle doit se conformer \u00e0 toutes les r\u00e9glementations. En septembre 2018, le minist\u00e8re de la Justice, alors qu&rsquo;il \u00e9tait en passe d&rsquo;\u00eatre \u00e9teint par le plan de r\u00e9duction de l&rsquo;\u00c9tat, a indiqu\u00e9 que les entit\u00e9s religieuses peuvent \u00eatre titulaires de droits et d&rsquo;obligations. Toutefois, les activit\u00e9s qu&rsquo;ils exercent ne peuvent pas \u00eatre \u00e0 but lucratif. Cela signifie que tous les b\u00e9n\u00e9fices g\u00e9n\u00e9r\u00e9s iront \u00e0 l&rsquo;entit\u00e9 elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>Le minist\u00e8re a \u00e9galement ajout\u00e9 que 150 contr\u00f4les administratifs de v\u00e9rification documentaire ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s sur ces entit\u00e9s religieuses en 2018. Toutefois, d&rsquo;apr\u00e8s les informations fournies, il n&rsquo;existe aucun rapport indiquant que ces entit\u00e9s g\u00e8rent des centres de toxicomanie.<\/p>\n<p>L&rsquo;incendie du centre \u00ab\u00a0Por una nueva vida\u00a0\u00bb (Guayaquil) n&rsquo;est qu&rsquo;une m\u00e9taphore de ce qui se passe dans certains centres de d\u00e9sintoxication. C&rsquo;est comme allumer une fus\u00e9e dans une mer d&rsquo;abandon et attendre une r\u00e9ponse de l&rsquo;\u00c9tat.<\/p>\n<p>Billy Navarrete, secr\u00e9taire ex\u00e9cutif du Comit\u00e9 permanent pour la d\u00e9fense des droits humains (CDH), \u00e0 Guayaquil, r\u00e9fl\u00e9chit au lieu d&rsquo;origine de l&rsquo;incendie, populairement connu sous le nom de \u00ab\u00a0cloaque\u00a0\u00bb. Il dit que, dans le mod\u00e8le de prison pr\u00e9c\u00e9dent, le cloaque \u00ab\u00a0\u00e9tait un enfer\u00a0\u00bb. C&rsquo;\u00e9taient des endroits sans ventilation, dans le noir 24 heures sur 24, pleins de gens, sans toilettes. \u00ab\u00a0Ce terme est d\u00e9sormais r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 dans ces centres de r\u00e9habilitation des addictions\u00a0\u00bb. Ils br\u00fblent des choses, comme un acte de soulagement, dit-il.<\/p>\n<p>Navarrete pense qu&rsquo;en l&rsquo;absence ou la tol\u00e9rance de l&rsquo;\u00c9tat, ces centres de d\u00e9pendance clandestins apparaissent comme une alternative. \u00ab\u00a0Surtout entre les mains d&rsquo;organisations et de groupes confessionnels qui, \u00e0 leur mani\u00e8re et de leur propre point de vue, traitent, enferment et torturent ces personnes. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, la fermeture de ces lieux peut \u00eatre une issue, mais le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 n&rsquo;a pas non plus de moyen de remplacer ces centres, ajoute-t-il.<\/p>\n<p>C&rsquo;est alors que le d\u00e9fenseur des droits humains Billy Navarrete demande : \u00ab\u00a0Que faites-vous avec une population qui a besoin de soins et que l&rsquo;\u00c9tat ne fournit pas ?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Publi\u00e9 \u00e0 l&rsquo;origine par <strong>Ojo al Dato<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;incendie d&rsquo;un centre de toxicomanie \u00e0 Guayaquil (\u00c9quateur) a une fois de plus mis en \u00e9vidence la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des personnes ayant des probl\u00e8mes de toxicomanie. 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