{"id":1652300,"date":"2022-09-03T23:38:41","date_gmt":"2022-09-03T22:38:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pressenza.com\/?p=1652300"},"modified":"2022-09-22T21:10:47","modified_gmt":"2022-09-22T20:10:47","slug":"chronique-mes-yeux-te-cherchent-toujours-dans-la-penombre-partie-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2022\/09\/chronique-mes-yeux-te-cherchent-toujours-dans-la-penombre-partie-1\/","title":{"rendered":"Chronique : Mes yeux te cherchent toujours dans la p\u00e9nombre &#8211; partie I"},"content":{"rendered":"<p><em>Au cours du mois qui vient, nous publierons une chronique hebdomadaire sur les victimes de disparitions forc\u00e9es en Colombie. Ce crime a s\u00e9par\u00e9 99 235 personnes de leurs familles, selon l&rsquo;Unit\u00e9 de Recherche des Personnes Disparues.<\/em><\/p>\n<p><em>Dans cette premi\u00e8re chronique, nous allons vous raconter l&rsquo;histoire de Teresita de Jes\u00fas Guti\u00e9rrez, dont le fils Cristi\u00e1n Camilo a disparu il y a 24 ans et qui, au cours de ses ann\u00e9es de recherche, a fond\u00e9 avec d&rsquo;autres femmes l&rsquo;association Caminos de la Esperanza Madres de la Candelaria, situ\u00e9e dans la ville de Medell\u00edn, Antioquia.<\/em><\/p>\n<div class=\"ydpc73d219yiv8462641746ydpb49e199byiv6045470865ydpdae9d08egmail-ydpfc724f4post-content\">\n<div><span style=\"font-family: Arial;\">\u00a0<\/span><\/div>\n<div>\n<p><strong>\u00ab Je ne partirai pas avant de t&rsquo;avoir trouv\u00e9 \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Dans l&rsquo;un des b\u00e2timents du passage commercial La Bastilla, le bureau 407 se trouve au quatri\u00e8me \u00e9tage. On longe le couloir et on entend les voix de plusieurs femmes : une r\u00e9union semble se tenir. On sonne, une des femmes ouvre la porte puis le portail de s\u00e9curit\u00e9. Il y a environ 15 personnes, pour la plupart des femmes \u00e2g\u00e9es de 35 \u00e0 80 ans, probablement des m\u00e8res, des \u00e9pouses ou des filles des personnes figurant sur les photographies accroch\u00e9es aux murs de l&rsquo;association Caminos de la Esperanza Madres de la Candelaria.<\/p>\n<p>Elles viennent de finir leur atelier de couture. Nous sommes le vendredi 21 f\u00e9vrier 2020, il est 13 h 30. Les participantes r\u00e9cup\u00e8rent les patrons des sacs qu&rsquo;elles cousent, mangent un sandwich, une barre de chocolat et boivent un jus de fruit avant de se rendre sur la place devant l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;\u00e9glise de La Candelaria, situ\u00e9e dans le centre de Medell\u00edn, en face du parc Berr\u00edo.<\/p>\n<p>Alors que les membres partent pour la manifestation, Teresita de Jes\u00fas Gaviria, une femme de 75 ans, mesurant environ un m\u00e8tre cinquante, aux cheveux courts, bien coiff\u00e9s et aux yeux marron brillants, leur dit : \u00ab Je ne peux pas y aller aujourd&rsquo;hui, mais je vous attends ici \u00bb.<\/p>\n<p><strong>Un voyage sans retour<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<p>Les autres femmes quittent la pi\u00e8ce et ferment la porte. Teresita se rend dans la cuisine, pr\u00e9pare un verre de vin rouge et fait couler le caf\u00e9. Elle commence \u00e0 se rappeler certains souvenirs remontant \u00e0 1997, lorsqu&rsquo;elle \u00e9tait avec ses deux fils Cristi\u00e1n Camilo et Juan Diego en Argentine ; ils avaient visit\u00e9 la Plaza de Mayo o\u00f9 se r\u00e9unissaient les m\u00e8res des disparus de la dictature militaire.<\/p>\n<\/div>\n<p>Bien que ses souvenirs se soient estomp\u00e9s avec les ann\u00e9es, elle s&rsquo;efforce de reconstituer l&rsquo;histoire. Une ann\u00e9e s&rsquo;\u00e9tait \u00e9coul\u00e9e depuis leur voyage en Argentine, Cristi\u00e1n Camilo Quir\u00f3z Gaviria, 15 ans et demi, \u00e9l\u00e8ve de troisi\u00e8me, cheveux bruns fonc\u00e9s, grands yeux, sourcils touffus, tatouage sur l&rsquo;\u00e9paule et amateur de riz et de poulet avec salade et \u0153uf dur, comme le raconte Teresita, avait r\u00e9ussi \u00e0 la convaincre de lui donner la permission d&rsquo;aller \u00e0 Bogot\u00e1, puisqu&rsquo;il avait obtenu de bonnes notes \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. Il partira en voyage avec son ami Wilson, ing\u00e9nieur, professeur et ami de la famille, et avec Giovani, une connaissance de la famille qui conduira la voiture dans laquelle ils feront le voyage.<\/p>\n<p>Le 5 janvier 1998, ils quittent tous les trois Medell\u00edn pour la capitale colombienne. Giovani a dit \u00e0 Teresita qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9taient arr\u00eat\u00e9s sur la route entre Doradal\u00a0et Bogota pour prendre un verre vers 11h30. C&rsquo;est \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu&rsquo;un groupe d&rsquo;hommes les a intercept\u00e9s, les a emmen\u00e9s et, deux heures plus tard, a lib\u00e9r\u00e9 Giovani. De retour \u00e0 Medell\u00edn, Giovani a appel\u00e9 Teresita pour lui raconter ce qu&rsquo;il s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9. Elle interrompt son r\u00e9cit et dit : \u00ab Oh mon Dieu, c&rsquo;\u00e9tait terrible ! Le temps s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9 \u00e0 ce moment-l\u00e0 et tout s&rsquo;est \u00e9croul\u00e9 autour de moi \u00bb. Elle s&rsquo;assoit sur la chaise et pose la cafeti\u00e8re fumante sur la table en bois contre le mur, elle aussi porte un arbre de vie sur lequel sont dessin\u00e9s les disparus et les kidnapp\u00e9s de l&rsquo;Association.<\/p>\n<p>Elle regarde la photo de Cristi\u00e1n \u00e0 l&rsquo;autre bout du bureau, accroch\u00e9e sous un crucifix, comme si elle priait pour son fils, et continue son r\u00e9cit. Apr\u00e8s avoir raccroch\u00e9, Teresita a cherch\u00e9 dans son r\u00e9pertoire le num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone de Bathsheba, la m\u00e8re de Wilson. Elle l&rsquo;a appel\u00e9e et toutes deux ont d\u00e9cid\u00e9 de demander \u00e0 Giovani de leur dire o\u00f9 les hommes les avaient emmen\u00e9s. Le jour suivant, elles se sont rendues \u00e0 Doradal, Antioquia. Elles ont d\u00e9couvert que la cabane o\u00f9 ils s&rsquo;\u00e9taient arr\u00eat\u00e9s pour boire un verre n&rsquo;\u00e9tait plus l\u00e0 et que le rosier qu&rsquo;il leur avait indiqu\u00e9 \u00e9tait en fait un buisson. Teresita et Betsab\u00e9 ont fait le tour de Doradal\u00a0avec la photo de leurs enfants pour\u00a0demander si quelqu&rsquo;un les avait aper\u00e7us. Mais il semble que personne ne les avait vus.<\/p>\n<p>Les deux femmes se sont rendues \u00e0 Doradal \u00e0 plusieurs reprises. Teresita se souvient que deux mois plus tard, alors qu&rsquo;elles tentaient encore une fois de les retrouver, un homme assis devant sa maison lui a dit : \u00ab Nous avons captur\u00e9 deux fils \u00e0 papa et les avons mis au travail \u00bb. Teresita prit une profonde inspiration et dit : \u00ab J&rsquo;aurais aim\u00e9 que ce soit \u00e7a. Je pensais le trouver en train de travailler ce jour-l\u00e0 \u00bb. Mais \u00e0 quelques rues de l\u00e0, une adolescente enceinte leur a dit : \u00ab Mesdames, ne les cherchez pas, Ram\u00f3n Izasa (paramilitaire) et ses hommes les ont tu\u00e9s \u00bb. \u00ab Quand elle m&rsquo;a dit \u00e7a, j&rsquo;ai senti mon c\u0153ur s&rsquo;arr\u00eater. J&rsquo;avais emport\u00e9 des shorts avec moi au cas o\u00f9 il serait nu. Et qu&rsquo;on me dise que&#8230; Non, c&rsquo;est tr\u00e8s dur. \u00bb<\/p>\n<p>La fille leur a donn\u00e9 des indications sur l&rsquo;endroit o\u00f9 ils pouvaient se trouver. Quand elles y sont arriv\u00e9es, elles ont vu une motte de terre. \u00ab J&rsquo;avais emmen\u00e9 un b\u00e2ton avec moi, nous avons remu\u00e9 la terre avec le b\u00e2ton et nos mains. On y a trouv\u00e9 de premiers restes humains. Certains v\u00eatements ressemblaient \u00e0 ceux port\u00e9s par le fils de Bathsheba le jour de sa disparition, un pantalon et une tong. Nous avons \u00e9galement retrouv\u00e9 une plaque qui avait \u00e9t\u00e9 mise dans son bras apr\u00e8s une fracture. Mais le corps&#8230; n&rsquo;avait plus de t\u00eate. \u00bb<\/p>\n<p>Sous le corps de ce qui pouvait \u00eatre Wilson, il y avait un corps pr\u00e9sentant des cheveux plus raides, pas de tatouage et moins de sourcils que\u00a0Cristi\u00e1n Camilo. De plus, Teresita s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;il ne portait pas les v\u00eatements avec lesquels il avait quitt\u00e9 la maison.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, elle a continu\u00e9 \u00e0 se rendre \u00e0 Doradal pour chercher son fils. Lors d&rsquo;un de ces voyages, un policier local, dont elle ne se souvient pas du nom, lui a dit qu&rsquo;un certain Lieutenant Porras avait envoy\u00e9 Cristi\u00e1n Camilo \u00e0 Ram\u00f3n Isaza. Elle est donc partie \u00e0 la recherche du \u00ab Lieutenant Porras \u00bb, mais ne l&rsquo;a jamais trouv\u00e9.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1649887\" src=\"https:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Teresita-G.-Adivoca-300x146.jpg\" alt=\"\" width=\"429\" height=\"209\" srcset=\"https:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Teresita-G.-Adivoca-300x146.jpg 300w, https:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Teresita-G.-Adivoca.jpg 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 429px) 100vw, 429px\" \/><\/p>\n<div>\n<p><strong>La rencontre manqu\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>Pendant\u00a0 six mois, elle a cherch\u00e9 Cristi\u00e1n Camilo dans l&rsquo;est d&rsquo;Antioquia, s&rsquo;est exprim\u00e9e sur les stations de radio pour signaler sa disparition, s&rsquo;est rendue au minist\u00e8re public et \u00e0 la police. Apr\u00e8s sa journ\u00e9e de travail en tant que secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9rale et responsable du stade Atanasio Girardot, elle est parfois all\u00e9e le rechercher \u00e0 Medell\u00edn. Lors des weekends, elle parcourait\u00a0avec ses fr\u00e8res\u00a0la vall\u00e9e d&rsquo;Aburr\u00e1 et d&rsquo;autres municipalit\u00e9s d&rsquo;Antioquia.<\/p>\n<p>Bien qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas retrouv\u00e9 son fils, elle pensait que Ram\u00f3n Isaza lui donnerait des informations sur le lieu o\u00f9 se trouvait Cristi\u00e1n. C&rsquo;est pourquoi elle continuait \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la fa\u00e7on de le retrouver. Dans la nuit du 2 au 3 d\u00e9cembre 1998, Teresita apprit que le fils de Ram\u00f3n Isaza, Omar de Jes\u00fas Isaza G\u00f3mez, ainsi que trois chefs paramilitaires, avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s : Yarlianes Ru\u00edz Ar\u00e9valo, Abelardo de Jes\u00fas Galeano et Celestino Montilla Galeano, alias \u00ab el Colorado \u00bb, sont morts dans les environs de Puerto Arayo, dans la province de Santander, apr\u00e8s le sommet avec les Forces Unies d&rsquo;Autod\u00e9fense de Colombie de C\u00f3rdoba et d&rsquo;Urab\u00e1 (AUC), command\u00e9es par Carlos Casta\u00f1o. Les quatre personnes se trouvaient dans une camionnette Trooper, un des pneus a \u00e9clat\u00e9 et, en raison de la vitesse \u00e9lev\u00e9e \u00e0 laquelle le v\u00e9hicule roulait, il est tomb\u00e9 dans un ravin et a explos\u00e9.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p>Lorsque l&rsquo;accident s&rsquo;est produit, une s\u0153ur du pr\u00e9nomm\u00e9 \u00ab el Colorado \u00bb, qui tenait un commerce pr\u00e8s du lieu de l&rsquo;accident, a alert\u00e9 les hommes de Ram\u00f3n Isaza, qui sont venus r\u00e9cup\u00e9rer les corps avant l&rsquo;arriv\u00e9e du DAS (D\u00e9partement Administratif de S\u00e9curit\u00e9), du parquet et de la police. Omar de Jes\u00fas Isaza a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 le mercredi 4 d\u00e9cembre 1998, sur la route de Las Mercedes, \u00e0 Puerto Triunfo, Antioquia, selon le journal El Tiempo (El Tiempo.com, 1998).<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Lorsque Teresita a eu connaissance de ces \u00e9v\u00e9nements, elle a pris son sac et est arriv\u00e9e \u00e0 Doradal ce mercredi 4 d\u00e9cembre. Certaines routes \u00e9taient ferm\u00e9es et elle se souvient qu&rsquo;une foule de personnes suivait le cercueil. Elle a pens\u00e9 aller l\u00e0 o\u00f9 se trouvait Ram\u00f3n Isaza, pour lui demander des explications. Elle s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9e un instant, a regard\u00e9 l&rsquo;arbre de vie et a dit : \u00ab Au milieu de l&rsquo;incertitude, de la col\u00e8re et de la douleur de ne pas savoir o\u00f9 \u00e9tait mon fils, j&rsquo;ai pens\u00e9 \u00e0 le traiter de vieux prostatique d\u00e9go\u00fbtant. Si j&rsquo;apprends que tu as tu\u00e9 mon fils ou que tu lui as fait quoi que ce soit, je te d\u00e9coupe moi-m\u00eame en petits morceaux \u00bb. Mais ce jour-l\u00e0, elle n&rsquo;a pas pu aller voir Isaza. Aujourd&rsquo;hui, 22 ans plus tard, elle admet qu&rsquo;elle ne lui aurait pas dit cela.<\/p>\n<p dir=\"ltr\"><strong>Douleurs intimes<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<div dir=\"ltr\">\n<div>\n<div>\n<p dir=\"ltr\">L&rsquo;ann\u00e9e 1999 commence et Cristi\u00e1n Camilo ne r\u00e9appara\u00eet toujours pas. Teresita continue ses recherches et, \u00e0 plusieurs reprises, elle se rend au bureau du procureur et \u00e0 la police pour savoir ce qu&rsquo;il \u00e9tait advenu des plaintes d\u00e9pos\u00e9es, mais elle ne re\u00e7oit aucune r\u00e9ponse. Malgr\u00e9 toute cette incertitude et cette douleur, elle rencontre d&rsquo;autres m\u00e8res qui ont v\u00e9cu la disparition d&rsquo;un enfant et qui se rassemblent dans diff\u00e9rents quartiers du centre de Medell\u00edn pour demander \u00e0 l&rsquo;\u00c9tat et aux acteurs arm\u00e9s des r\u00e9ponses sur l&rsquo;endroit o\u00f9 se trouvent leurs proches. Mais les administrateurs ou les propri\u00e9taires des locaux \u00e0 proximit\u00e9 des endroits o\u00f9 elles se sont rassembl\u00e9es ne leur permettent pas de rester l\u00e0. Cependant, Monseigneur Armando Santamar\u00eda, un des cur\u00e9s de l&rsquo;\u00e9glise Candelaria, situ\u00e9e dans le centre de Medell\u00edn, les autorise \u00e0 se rassembler \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e. C\u2019est ainsi que se rejoignent des m\u00e8res, des proches, des amis de personnes port\u00e9es disparues. Parmi ces femmes se trouve Luz Amparo Mej\u00eda, qui r\u00e9clame la lib\u00e9ration de son ami, un soldat sequestr\u00e9 par la gu\u00e9rilla et lib\u00e9r\u00e9 en 2001 sous le gouvernement d&rsquo;Andr\u00e9s Pastrana.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Le 19 mars 1999, elle forme le collectif Madres de la Candelaria avec Teresita Gaviria et cinq femmes dont les enfants ont disparu. Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, Redepaz leur r\u00e9serve un espace dans leurs bureaux pour leur permettre de se rencontrer. Cette id\u00e9e fut bien accueillie par les M\u00e8res de Candelaria ; cependant, en raison de plusieurs contradictions et discussions internes \u00e0 l&rsquo;association, celle-ci se dissout en 2003. Teresita Gaviria d\u00e9clarera au site web La Verdad Abierta :<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div dir=\"ltr\" data-setdir=\"false\">\n<blockquote><p>\u00ab Il \u00e9tait clair qu\u2019on ne pouvait pas se battre avec le gouvernement national et qu\u2019on avait besoin d&rsquo;un langage mod\u00e9r\u00e9. De plus, j\u2019ai r\u00e9alis\u00e9 qu\u2019une femme [Luz Amparo Mej\u00eda] voulait \u00eatre leader et elle disait qu&rsquo;elle voulait obtenir un statut l\u00e9gal. Je les ai laiss\u00e9es faire, mais j&rsquo;ai \u00e9galement obtenu un statut juridique pour nous \u00bb (La Verdad Abierta, 11 mars 2011).<\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<div dir=\"ltr\">\n<div>\n<div>\n<p>Au final, une cinquantaine de familles sont rest\u00e9es avec Teresita Gaviria, les autres sont parties avec Luz Amparo Mej\u00eda, qui a d&rsquo;abord form\u00e9 l\u2019association Madres de la Candelaria Corporation, rebaptis\u00e9e ensuite Madres de la Candelaria-L\u00ednea Fundadora. Teresita, de son c\u00f4t\u00e9, a cr\u00e9\u00e9 en 2004 l&rsquo;association Caminos de Esperanza Madres de la Candelaria.<\/p>\n<p>Le groupe rest\u00e9 avec Teresita a commenc\u00e9 par se joindre le mercredi \u00e0 la L\u00ednea Fundadora pour participer aux sit-in. Mais en raison de la scission entre les organisations, il s\u2019est mis \u00e0 manifester le vendredi de 14 h \u00e0 14 h 30 pour exiger la v\u00e9rit\u00e9 sur ce qui \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 leurs fils et filles, p\u00e8res, maris ou fr\u00e8res, ainsi que le respect de leur libert\u00e9 et de leur vie.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div dir=\"ltr\" data-setdir=\"false\">\n<div>\n<p dir=\"ltr\">L\u2019association s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9e, et certaines familles ont quitt\u00e9 l&rsquo;organisation. C\u2019est le cas de celle d&rsquo;\u00c1lvaro, un paysan d\u00e9plac\u00e9 et victime de la disparition forc\u00e9e de sa fille de 7 ans, enlev\u00e9e par des paramilitaires. Il dit dans le document qu&rsquo;\u00ab il a intent\u00e9 un proc\u00e8s \u00e0 Teresita devant le minist\u00e8re public parce qu&rsquo;il estime que l&rsquo;argent se perd car il n&rsquo;est pas enti\u00e8rement investi pour les victimes \u00bb. Ce \u00e0 quoi Teresita Gaviria a r\u00e9pondu \u00ab ces commentaires sont mal intentionn\u00e9s et chacun peut consulter ce qui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 par les organisations internationales et comment l&rsquo;argent a \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Les familles qui sont rest\u00e9es dans l&rsquo;association l&rsquo;ont renforc\u00e9e, ce qui leur a permis d&rsquo;accueillir de nouvelles familles et de recevoir l&rsquo;aide de psychologues et de travailleurs sociaux b\u00e9n\u00e9voles de la mairie de Medell\u00edn. Ils ont \u00e9galement b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du soutien de diff\u00e9rentes organisations internationales dans diff\u00e9rents domaines, tels que l&rsquo;administration de l&rsquo;association, la cr\u00e9ation d&rsquo;ateliers qui permettent aux familles de continuer \u00e0 construire leur vie sans oublier leur proche disparu. Sans omettre une \u00e9ducation de base pour les femmes qui n&rsquo;ont pas obtenu de dipl\u00f4me, des possibilit\u00e9s d&rsquo;enseignement sup\u00e9rieur pour les enfants des personnes disparues, et des activit\u00e9s de pardon, de r\u00e9conciliation et de consolidation de la paix pour tous les membres. Ces ateliers ont permis aux familles nouvellement arriv\u00e9es d&rsquo;esp\u00e9rer retrouver leur proche ou de d\u00e9couvrir ce qui leur est arriv\u00e9. Dans certains cas, les femmes ont lanc\u00e9 des projets productifs qui leur permettent de subvenir \u00e0 leurs besoins, tels que des fermes durables, des \u00e9levages de poulets, des ventes d&rsquo;\u0153ufs et d&rsquo;arepas. Teresita a aussi appris \u00e0 faire face \u00e0 la grande douleur de ne pas avoir d\u2019informations sur Cristi\u00e1n et \u00e0 aider d&rsquo;autres femmes vivant des situations similaires.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Les ann\u00e9es ont pass\u00e9 et Teresita Gaviria a \u00e9t\u00e9 reconnue pour son travail dans la recherche des disparus et des kidnapp\u00e9s, dans la clarification des faits pour ceux qui ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s, et pour sa connaissance de la v\u00e9rit\u00e9 derri\u00e8re chacun des cas qui reposent dans l&rsquo;Association. Pour cela, Madres de la Candelaria a re\u00e7u le prix national de la Paix en 2006. Cela a permis de renforcer les relations entre les associations Caminos de Esperanza Madres de la Candelaria et Madres de la Candelaria &#8211; L\u00ednea Fundadora, cette derni\u00e8re n&rsquo;\u00e9tant pas reconnue pour son travail sur les cas de disparitions forc\u00e9es. C&rsquo;est pourquoi Caminos de Esperanza a d\u00e9cid\u00e9 de changer le jour de sortie du mercredi au vendredi. Les membres sortent alors pour r\u00e9clamer la libert\u00e9, la v\u00e9rit\u00e9 et le respect de la vie de leurs proches disparus.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Malgr\u00e9 tout ce travail, Teresita a perdu sa joie, m\u00eame si elle affiche toujours un sourire et se r\u00e9jouit de chaque indice qui m\u00e8ne \u00e0 une personne disparue. \u00c0 15 heures, elle interrompt la conversation et va chercher un autre verre de vin rouge et des biscuits. \u00c0 son retour, elle s&rsquo;assied et d\u00e9clare : \u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai tout simplement pas \u00e9t\u00e9 capable, je ne sais pas pourquoi. Je me suis rendue dans de nombreux endroits, mais je n&rsquo;ai pas pu trouver Cristi\u00e1n Camilo\u00a0\u00bb. Ses yeux sont devenus cristallins, elle respire et emp\u00eache les larmes de couler sur ses joues. Cette situation la perturbe et occupe toutes ses journ\u00e9es.<\/p>\n<p dir=\"ltr\"><strong>Le tourment \u00ab du Vieux \u00bb<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\">Apr\u00e8s la \u00ab d\u00e9mobilisation \u00bb \u00e0 Puerto Triunfo (d\u00e9partement d&rsquo;Antioquia) de quelque 991 paramilitaires en 2006, les d\u00e9positions volontaires pr\u00e9vues par la loi Justice et Paix ont commenc\u00e9. Le 6 ao\u00fbt 2009, un juge de Justice et Paix a accus\u00e9 Ram\u00f3n Isaza et ses hommes d&rsquo;avoir fait plus de 5 000 victimes. Selon le site de Verdad Abierta (2009), il faut ajouter \u00e0 ce nombre les crimes de d\u00e9placement forc\u00e9 et d\u2019enr\u00f4lement de mineurs. En 2007, Teresita a assist\u00e9 \u00e0 l&rsquo;une des d\u00e9positions volontaires \u00e0 laquelle Isaza \u00e9tait pr\u00e9sent, un moment dont elle se souvient : \u00ab \u00c7a n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 facile. Je suis arriv\u00e9e avec d&rsquo;autres m\u00e8res et chacune d&rsquo;entre nous portait le badge de son proche disparu. Isaza, qui \u00e9tait surnomm\u00e9 \u00ab le Vieux \u00bb, nous a vues et nous a demand\u00e9 pourquoi nous le tourmentions de la sorte. J&rsquo;ai pris mon courage \u00e0 deux mains et lui ai dit que c&rsquo;\u00e9tait nous qui \u00e9tions tourment\u00e9es parce que nous n\u2019avions aucune information sur nos enfants \u00bb.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Ce jour-l\u00e0, Isaza a d\u00e9clar\u00e9 que les gar\u00e7ons qui avaient \u00e9t\u00e9 emmen\u00e9s \u00e9taient de jeunes hommes pr\u00e9sentant des vices ou qui erraient sans but dans la vie. Ces mots indignent encore Teresita, car elle et d&rsquo;autres parents de victimes de disparition forc\u00e9e affirment que leurs proches \u00e9taient des gens qui travaillaient, \u00e9tudiaient, \u00e9taient humbles et n&rsquo;avaient aucun probl\u00e8me avec les gangs.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p dir=\"ltr\">Ce jour-l\u00e0, Teresita Gaviria re\u00e7ut une surprise am\u00e8re. Avant de terminer les d\u00e9positions volontaires, \u00ab Le Vieux \u00bb a demand\u00e9 \u00e0 Teresita qui \u00e9tait le jeune homme sur le badge attach\u00e9 sur son col, ce \u00e0 quoi elle a r\u00e9pondu : \u00ab C&rsquo;est mon fils qui a disparu sur la route entre Doradal et Bogota \u00bb. Elle l&rsquo;a fix\u00e9 et il lui a dit qu&rsquo;il se souvenait que le jeune homme avait \u00e9t\u00e9 noy\u00e9 et que ses restes avaient \u00e9t\u00e9 jet\u00e9s dans la rivi\u00e8re Magdalena. \u00ab \u00c0 ce moment-l\u00e0, mon sang s\u2019est glac\u00e9. J&rsquo;ai quitt\u00e9 la pi\u00e8ce o\u00f9 nous \u00e9tions, j&rsquo;avais envie de pleurer mais je me suis retenue, j&rsquo;ai essay\u00e9 de me ressaisir et je suis retourn\u00e9e dans la pi\u00e8ce. Cependant, il n&rsquo;a pas dit d&rsquo;o\u00f9 exactement mon fils avait \u00e9t\u00e9 jet\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Teresita de Jes\u00fas Gaviria se rassoit dans son fauteuil et dit : \u00ab\u00a0La douleur d&rsquo;une m\u00e8re apr\u00e8s avoir entendu cela ne se calcule pas. J&rsquo;ai pass\u00e9 de nombreux mois \u00e0 penser \u00e0 ce qu&rsquo;ils avaient fait \u00e0\u00a0Cristi\u00e1n et \u00e0 la derni\u00e8re fois que je l&rsquo;ai vu. J&rsquo;ai aussi attendu que Ram\u00f3n Isaza ou un de ses hommes dise d\u2019o\u00f9 ils ont jet\u00e9\u00a0Cristi\u00e1n, mais il n&rsquo;a jamais rien dit de plus sur mon fils.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Le c\u00e9l\u00e8bre paramilitaire Ram\u00f3n Isaza a \u00e9t\u00e9 lib\u00e9r\u00e9 le 29 janvier 2016 par un juge sp\u00e9cialis\u00e9 de Medell\u00edn, qui avait sign\u00e9 l&rsquo;ordonnance fin 2015. Ram\u00f3n Isaza, qui vit aujourd&rsquo;hui \u00e0 Puerto Triunfo, dans le d\u00e9partement d&rsquo;Antioquia, a pass\u00e9 huit ans en prison suite \u00e0 la condamnation de Justice et Paix.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Pour les proches des personnes disparues et assassin\u00e9es par ce paramilitaire, entre autre pour Teresita Gaviria, il est difficile d&rsquo;accepter qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas dit la v\u00e9rit\u00e9 sur les \u00e9v\u00e9nements dont il \u00e9tait responsable et qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas indiqu\u00e9 o\u00f9 les corps des personnes qu&rsquo;il ou ses hommes ont assassin\u00e9es reposent. Ainsi, la plupart des affaires ne sont toujours pas r\u00e9solues et les familles sont toujours \u00e0 la recherche de leurs proches et, dans certains cas, esp\u00e8rent encore les retrouver vivants.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-1649908\" src=\"https:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Foto-Centro-Nacional-de-Memoria-Historica-Madres-de-la-Candelaria-300x156.jpg\" alt=\"\" width=\"435\" height=\"226\" srcset=\"https:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Foto-Centro-Nacional-de-Memoria-Historica-Madres-de-la-Candelaria-300x156.jpg 300w, https:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Foto-Centro-Nacional-de-Memoria-Historica-Madres-de-la-Candelaria-820x427.jpg 820w, https:\/\/www.pressenza.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/Foto-Centro-Nacional-de-Memoria-Historica-Madres-de-la-Candelaria.jpg 1000w\" sizes=\"auto, (max-width: 435px) 100vw, 435px\" \/><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><strong>Efforts de paix<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\">Le dossier Ram\u00f3n Isaza est clos pour les autorit\u00e9s judiciaires, mais pour Teresita, il reste ouvert, car ni Cristi\u00e1n Camilo ni ses restes n&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9s. Dans le cadre de sa mission de retrouver jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re personne disparue, elle a fait partie de la deuxi\u00e8me commission de victimes qui s&rsquo;est rendue en 2014 \u00e0 La Havane, \u00e0 Cuba, lors des dialogues de paix entre le gouvernement et les FARC. Elle se souvient que, bien que n&rsquo;\u00e9tant pas une victime de la gu\u00e9rilla, les Nations-Unies lui ont demand\u00e9 de participer. Sans y r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 deux fois, Teresita a discut\u00e9 lors de cette commission avec les commandants de la gu\u00e9rilla et a particip\u00e9 \u00e0 la construction du cinqui\u00e8me point d\u00e9di\u00e9 aux victimes dans l\u2019accord de paix.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Pour elle, avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sente est une fa\u00e7on de montrer que ce pour quoi elle a travaill\u00e9 pendant 21 ans a port\u00e9 ses fruits, puisqu&rsquo;apr\u00e8s la signature de l&rsquo;accord, le bureau du procureur g\u00e9n\u00e9ral lui a remis quatre corps exhum\u00e9s qui ont pu \u00eatre remis \u00e0 leurs familles, qui ont enfin pu leur donner une s\u00e9pulture digne.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;association a un impact national et est reconnue par des organisations internationales pour son travail de visibilit\u00e9 et de recherche des disparus. Teresita ne s&rsquo;y attendait pas au d\u00e9but. \u00ab\u00a0Quand j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 manifester, c&rsquo;\u00e9tait pour retrouver Cristi\u00e1n, mais j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion pendant plus de deux d\u00e9cennies d&rsquo;aider d&rsquo;autres m\u00e8res, d&rsquo;autres familles \u00e0 aller de l&rsquo;avant. Elle m&rsquo;a \u00e9galement permis de grandir en tant que personne, j&rsquo;ai appris \u00e0 \u00e9couter, \u00e0 \u00eatre plus sensible, tout en \u00e9tant r\u00e9aliste et en ne perdant pas courage face \u00e0 toutes les vicissitudes rencontr\u00e9es au cours de ma vie \u00bb. C&rsquo;est pourquoi elle esp\u00e8re retrouver la majorit\u00e9 des disparus et faire fonctionner l&rsquo;association comme une montre suisse avant de penser \u00e0 prendre sa retraite.<\/p>\n<p dir=\"ltr\"><strong>La nostalgie d&rsquo;une m\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\">La vie sans\u00a0Cristi\u00e1n Camilo n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 facile, elle l&rsquo;attend toujours \u00e0 bras ouverts, comme elle l&rsquo;avait r\u00eav\u00e9 \u00e0 son retour de Bogot\u00e1, mais le temps a pass\u00e9 et, bien qu&rsquo;elle n&rsquo;ait pas la m\u00eame habilet\u00e9 que lorsqu&rsquo;il est parti, son amour pour lui reste intact.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Aujourd&rsquo;hui Teresita est la grand-m\u00e8re d&rsquo;un adolescent, elle passe ses journ\u00e9es entre l&rsquo;Association Madres de la Candelaria pour aider \u00e0 la recherche de personnes et sa maison. Elle dort peu et se l\u00e8ve t\u00f4t. Sa voix ne tremble pas lorsqu&rsquo;elle parle des droits des victimes de disparition forc\u00e9e, d&rsquo;enl\u00e8vement ou de meurtre et de leurs familles. De plus, elle ne peut concevoir de quitter ce monde sans avoir retrouv\u00e9 Cristi\u00e1n Camilo, car il est devenu la raison pour laquelle elle se l\u00e8ve chaque jour, le chercher lui et les autres disparus. Cela n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 gratuit, puisqu&rsquo;elle a re\u00e7u une menace en janvier 2020, qui l\u2019emp\u00eache de se d\u00e9placer \u00e0 Medell\u00edn, dans d&rsquo;autres municipalit\u00e9s de la r\u00e9gion d&rsquo;Antioquia et m\u00eame dans d&rsquo;autres villes du pays.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">Teresita esp\u00e9rait que les restes de son fils feraient partie des corps retrouv\u00e9s \u00e0 Dabeiba le 22 f\u00e9vrier 2020, mais cet espoir a \u00e9t\u00e9 an\u00e9anti lorsqu&rsquo;il a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 que les restes de Cristi\u00e1n Camilo ne s&rsquo;y trouvaient pas. On sonne \u00e0 la porte, elle dit : \u00ab Eh bien tu as une bonne partie de mon histoire, l\u00e0 \u00bb. Elle se l\u00e8ve, va ouvrir la porte et accueillir Ana Zapata, dont le fr\u00e8re a disparu et qui est charg\u00e9e de recevoir les proches des victimes de disparition forc\u00e9e, d\u2019ouvrir un dossier sur chaque cas et de les accompagner pour d\u00e9noncer la disparition forc\u00e9e et faire la demande de test ADN. Ana, qui \u00e9tait pr\u00e9sente lors du sit-in, a ensuite commenc\u00e9 \u00e0 travailler pour l&rsquo;association.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">*Cette chronique fait partie de la th\u00e8se de doctorat d&rsquo;Aldana, S. (2020). <em>Mes yeux te cherchent toujours dans l&rsquo;ombre<\/em>. Histoires de disparition forc\u00e9e de l\u2019Association Madres de la Candelaria (th\u00e8se de doctorat. Universit\u00e9 d&rsquo;Antioquia). Bibliotecadigital.udea.edu.co<\/p>\n<p dir=\"ltr\"><strong>Voir aussi :<\/strong><\/p>\n<div dir=\"ltr\">\n<p>Premi\u00e8re partie &gt;&gt; <a href=\"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2022\/09\/chronique-mes-yeux-te-cherchent-toujours-dans-la-penombre-partie-1\/\">Chronique : mes yeux te cherchent toujours dans la p\u00e9nombre &#8211; partie I<\/a><\/p>\n<\/div>\n<p dir=\"ltr\">Deuxi\u00e8me partie &gt;&gt; <a href=\"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2022\/09\/chronique-mes-yeux-te-cherchent-toujours-dans-la-penombre-partie-ii\/\">Chronique : Mes yeux te cherchent toujours dans la p\u00e9nombre &#8211; partie II<\/a><\/p>\n<p>Troisi\u00e8me partie &gt;&gt; <a href=\"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2022\/09\/chronique-mes-yeux-te-cherchent-toujours-dans-la-penombre-partie-iii\/\">Chronique : Mes yeux te cherchent toujours dans la p\u00e9nombre &#8211; partie III<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Traduction de l&rsquo;espagnol, Fr\u00e9d\u00e9rique Drouet<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au cours du mois qui vient, nous publierons une chronique hebdomadaire sur les victimes de disparitions forc\u00e9es en Colombie. 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