{"id":140955,"date":"2014-10-20T00:07:54","date_gmt":"2014-10-19T23:07:54","guid":{"rendered":"http:\/\/www.pressenza.com\/?p=140955"},"modified":"2014-10-20T00:10:39","modified_gmt":"2014-10-19T23:10:39","slug":"lodeur-bolivie-devo-dalvaro","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.pressenza.com\/fr\/2014\/10\/lodeur-bolivie-devo-dalvaro\/","title":{"rendered":"L\u2019odeur de la Bolivie d\u2019Evo et d\u2019Alvaro"},"content":{"rendered":"<p><strong>Par Hernando Calvo Ospina*<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Si le Che nous a choisis pour continuer sa r\u00e9volution, c\u2019\u00e9tait bien pour quelque chose\u00a0\u00bb, m\u2019a dit \u00e0 La Paz, un bolivien tr\u00e8s fier.<\/p>\n<p>Les v\u00e9hicules sont nombreux, trop. Ceux du service public, en particulier. On ne comprend pas pourquoi il n\u2019y a pas plus de collisions. Les pi\u00e9tons doivent calculer pour passer d\u2019un trottoir \u00e0 un autre sans se faire renverser. Mais \u00e7a n\u2019a l\u2019air de ne d\u00e9ranger personne. Seulement nous, qui ne sommes pas d\u2019ici. Quelqu\u2019un a dit une fois que cette ville \u00e9tait \u201cla Shangai latino-am\u00e9ricaine\u201d.<\/p>\n<p>Je m\u2019arr\u00eate pour observer. En regardant bien pendant quelques minutes, je comprends que maintenant, les indig\u00e8nes, qui sont la grande majorit\u00e9 dans ce pays, ne descendent plus du trottoir pour laisser passer un m\u00e9tisse ou un blanc.<\/p>\n<p>Je me souviens quand, il y a deux ans, j\u2019avais vu les femmes indig\u00e8nes avec leurs jupes et leurs chapeaux au Parlement. Et aussi les ouvriers avec leurs v\u00eatements pauvres, mais tr\u00e8s propres. Cela m\u2019avait frapp\u00e9.\u00a0 C\u2019est parce que la culture occidentale, la \u00ab\u00a0civilis\u00e9e\u00a0\u00bb, nous a appris que l\u2019on n\u2019allait dans cette enceinte qu\u2019en veste et en cravate, jupes bien coup\u00e9es et chaussures \u00e0 talons, et nous a habitu\u00e9s \u00e0 cela.<\/p>\n<p>Il y a moins de pauvret\u00e9. Ce qui signifie qu\u2019il y a maintenant tr\u00e8s peu d\u2019enfants et de vieillards demandant l\u2019aum\u00f4ne. Il y a quelques ann\u00e9es, on ne pouvait \u00eatre tranquille lorsqu\u2019on mangeait au restaurant\u00a0: ils venaient r\u00e9guli\u00e8rement demander un morceau de nourriture ou de l\u2019argent. On se sentait coupable d\u2019avoir de quoi manger. Il \u00e9tait normal que le propri\u00e9taire du lieu les chasse \u00e0 coups de b\u00e2ton. Jamais on ne voyait d\u2019autres visages que ceux des indig\u00e8nes. Eux, les ma\u00eetres d\u2019origine de ces terres, avaient \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s depuis l\u2019arriv\u00e9e des espagnols au XVI\u00b0 si\u00e8cle seulement comme des bras pour travailler ou salet\u00e9 g\u00eanante. Ce qui a chang\u00e9, \u00e0 pas de g\u00e9ants, depuis qu\u2019Evo, l\u2019indig\u00e8ne, est arriv\u00e9 au gouvernement en janvier 2006.<\/p>\n<p>L\u2019ambiance de la capitale et des autres cit\u00e9s respire l\u2019optimisme. Evidemment, il manque des h\u00f4pitaux. Et il manquera des m\u00e9decins pour soigner le plus grand nombre dans ceux qui sont en construction\u00a0: la formation m\u00e9dicale reste encore \u00e9litiste, comme presque partout dans le monde. Depuis les premiers pas de ce gouvernement, des milliers de m\u00e9decins cubains sont arriv\u00e9s. Ils se sont install\u00e9s pour exercer dans des lieux recul\u00e9s, o\u00f9 le soleil et l\u2019air arrivaient \u00e0 peine. Des milliers de boliviens ont d\u00e9couvert l\u2019existence d\u2019une \u00eele nomm\u00e9e Cuba, ainsi que des femmes et hommes en blouse blanche qui les consid\u00e8rent comme des \u00eatres humains.<\/p>\n<p>Beaucoup, trop, ne savent pas parler espagnol, parce qu\u2019ils communiquent en aymara, quechua ou guaran\u00ed. Des langues ancestrales, reconnues il y a peu.<\/p>\n<p>A La Paz, ce gouvernement, celui du \u201cpr\u00e9sident fr\u00e8re\u201d, a construit un t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique, le \u00ab\u00a0amarillo\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0jaune\u00a0\u00bb), qui est le plus long du monde. Cette semaine est inaugur\u00e9 le \u00ab\u00a0 vert\u00a0\u00bb, qui, je crois, est plus long que l\u2019autre. Pour ceux qui vivent l\u00e0-haut, dans la commune d\u2019El Alto, cela repr\u00e9sente une heure de trajet en moins pour arriver en bas, \u00e0 La Paz. Le trajet complet, qui dure presque vingt minutes, co\u00fbte trois bolivianos. Le t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique est tr\u00e8s moderne. Quand on regarde les cabines les unes derri\u00e8re les autres, on dirait une invasion d\u2019ovnis. Les pace\u00f1os, les habitants de La Paz, en sont fiers.<\/p>\n<p>Et Evo a gagn\u00e9 d\u2019autres \u00e9lections. Tout le monde l\u2019esp\u00e9rait. Ce fut la grande f\u00eate nationale. Ce qui est le plus impressionnant sont les d\u00e9g\u00e2ts occasionn\u00e9s dans le la \u00ab\u00a0forteresse\u00a0\u00bb de l\u2019opposition \u00e0 Santa Cruz, l\u00e0 o\u00f9 actions terroristes, attentats contre la vie d\u2019Evo et projets s\u00e9paratistes ont \u00e9t\u00e9 foment\u00e9s. A cet endroit, la majorit\u00e9 est blanche. En regardant \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision les r\u00e9sultats dans cette ville, je me suis souvenu de la reine de beaut\u00e9 d\u2019il y a plus ou moins trois ans. Lors du concours de Miss Univers, cette habitante de Santa Cruz avait os\u00e9 dire qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019indig\u00e8nes en Bolivie.\u00a0 Dans cette ville et \u00e0 Sucre, la capitale d\u2019origine du pays, la publicit\u00e9 se fait avec des mannequins blanches.<\/p>\n<p>A Santa Cruz, de nombreux industriels ont compris qu\u2019en r\u00e9investissant dans la nation, ils pourraient y gagner aussi. Une bourgeoisie nationale qui revendique la souverainet\u00e9 est en train de se former avec Evo. Alli\u00e9e du processus de changement. Maintenant, ses ouvriers et ses travailleuses ne sont plus de semi-esclaves, et ils sont r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s de fa\u00e7on juste.<\/p>\n<p>La presse, celle qui fait encore le plus de ventes, celle des \u00e9lites, celle qui continue d\u2019adorer les Etats-Unis et d\u2019esp\u00e9rer leur retour pour gouverner avec eux, tient le m\u00eame discours que celles d\u2019Equateur et du Venezuela. Je crois que leurs propri\u00e9taires millionnaires \u00e9pargneraient de l\u2019argent si quelques-uns de leurs journalistes se coordonnaient pour \u00e9crire les articles de politique nationale et internationale. Il suffirait seulement de changer des noms et des donn\u00e9es pour les remettre dans le contexte de chacun de ces pays. Car leurs textes sont uniformis\u00e9s. Le discours est le m\u00eame. Quoi qu\u2019il en soit, j\u2019admire les tours de passe-passe\u00a0 qu\u2019ils font pour expliquer autrement la r\u00e9alit\u00e9.<\/p>\n<p>J\u2019ai revu les propositions de l\u2019opposition en question. Les boliviens ont eu raison de lui donner une telle racl\u00e9e avec leurs votes. C\u2019est bien parce qu\u2019elle ne proposait rien. La base de son discours consistait \u00e0 critiquer et inventer des choses contre Evo et Alvaro Garc\u00eda Linera, le vice-pr\u00e9sident blanc cultiv\u00e9 au c\u0153ur m\u00e9tis et guerrier. Elle, l\u2019opposition, parlait de \u00ab\u00a0changement\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0d\u00e9mocratiser\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0servir les majorit\u00e9s\u00a0\u00bb. Et, l\u2019on ne sait s\u2019il faut en rire ou rester dubitatif, mais oui, ce sont les m\u00eames ou leurs comparses, leurs grands-parents et arri\u00e8re-grands-parents qui ont dirig\u00e9 le pays pendant des d\u00e9cennies, presque des si\u00e8cles, comme s\u2019il \u00e9tait leur propri\u00e9t\u00e9. Ils ont maintenu le pays prostern\u00e9 devant le capital \u00e9tranger et les d\u00e9cisions de l\u2019ambassade \u00e9tasunienne. Avant Evo, la Bolivie \u00e9tait le deuxi\u00e8me pays le plus pauvre du continent, apr\u00e8s Ha\u00efti. Alors que les immenses richesses dont son sol regorge partaient vers les Etats-Unis et l\u2019Europe.<\/p>\n<p>Je me rappelle quand Evo est entr\u00e9 dans le palais pr\u00e9sidentiel, le Palacio Quemado, situ\u00e9 sur la petite Place Murillo. Je suppose que les fonctionnaires qui servaient ici, se pr\u00e9occupaient du fait que cet indien allait salir les parquets cir\u00e9s. Evo voulut savoir \u00e0 quoi servait chaque bureau. Apr\u00e8s avoir vu le sien, il demanda quel \u00e9tait celui se trouvant juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9. On ne voulut pas l\u2019ouvrir. Il fallait demander l\u2019autorisation \u00e0 une personne non bolivienne. Ou qu\u2019il fallait appeler un bureau en dehors. Devant l\u2019insistance du nouveau pr\u00e9sident, il fallut l\u2019ouvrir. Mieux\u00a0: forcer la porte, car aucun bolivien n\u2019avait la cl\u00e9. Le service de s\u00e9curit\u00e9 non plus. Il s\u2019agissait du bureau de l\u2019ambassade des Etats-Unis, celui du responsable de la CIA plus particuli\u00e8rement. Evo, avec assurance, ordonna d\u2019appeler le responsable de la d\u00e9l\u00e9gation diplomatique pour d\u00e9m\u00e9nager du bureau et du Palais. Ce fut son premier acte de souverainet\u00e9.<\/p>\n<p>Deux nations ont touch\u00e9 l\u2019orgueil europ\u00e9en et ont d\u00fb le payer\u00a0: Ha\u00efti et la Bolivie. En Ha\u00efti, les esclaves noirs africains se rebell\u00e8rent \u00e0 la fin du XVIII\u00b0 si\u00e8cle. Ils humili\u00e8rent la puissante arm\u00e9e fran\u00e7aise de Napol\u00e9on, d\u00e9clar\u00e8rent l\u2019ind\u00e9pendance d\u2019Ha\u00efti, le premier jour de 1804, ainsi que la fin de l\u2019esclavage, trois ans avant l\u2019Angleterre.<\/p>\n<p>C\u2019est en Bolivie que sont n\u00e9es les plus grandes r\u00e9voltes indig\u00e8nes contre la domination espagnole. Cela depuis le XVII\u00b0 si\u00e8cle. A la fin du si\u00e8cle suivant, ce sont Tupac Katari et sa femme Bartolina Sisa qui prirent les armes. Des milliers d\u2019indig\u00e8nes les suivirent. Ils assi\u00e9g\u00e8rent La Paz. Ils voulaient en finir avec l\u2019esclavage auquel \u00e9taient soumis leurs fr\u00e8res de sang. Evidemment, cela ne s\u2019appelait pas esclavage car les rois espagnols et le Vatican avaient d\u00e9cid\u00e9, depuis le XVI\u00b0 si\u00e8cle, que les indig\u00e8nes poss\u00e9daient une \u00e2me, qu\u2019ils \u00e9taient des humains. Ce qui n\u2019\u00e9tait pas le cas pour les noirs africains. Mais comme il fallait des bras dans les mines et dans les champs, on donna d\u2019autres noms \u00e0 l\u2019esclavage. Apr\u00e8s de nombreuses batailles, Tupac Katari et Bartolina furent captur\u00e9s. Ils furent d\u00e9pec\u00e9s et leurs membres exhib\u00e9s dans de nombreuses r\u00e9gions, pour que les autres sachent ce qui leur arriverait s\u2019ils continuaient \u00e0 s\u2019insurger. Mais les cendres rest\u00e8rent br\u00fblantes, et peu apr\u00e8s, les combats contre la domination espagnole, et europ\u00e9enne en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e9clat\u00e8rent sur tout le continent.<\/p>\n<p>Depuis lors, les puissances europ\u00e9ennes ont d\u00e9cid\u00e9 que les peuples de ces deux nations devraient payer leur audace. Leur d\u00e9sir de libert\u00e9. Ils les ont condamn\u00e9s \u00e0 la mis\u00e8re.<\/p>\n<p>La Bolivie, avec ses mines d\u2019or et d\u2019argent fit rayonner les nations europ\u00e9ennes. Au prix de millions de vies, ces derni\u00e8res ont vol\u00e9 tant d\u2019argent que l\u2019on dit qu\u2019avec une quantit\u00e9 pareille, on aurait pu construire un pont jusqu\u2019\u00e0 S\u00e9ville, la ville o\u00f9 arrivaient les tr\u00e9sors vol\u00e9s.<\/p>\n<p>Ana Rosa, un petit bout de femme dont la t\u00eate contient une biblioth\u00e8que remplie de renseignements sur l\u2019histoire, m\u2019a surpris quand elle m\u2019a racont\u00e9 que le militaire Cornelio Saavedra avait pris une part d\u00e9cisive dans la \u00ab\u00a0R\u00e9volution de Mai\u00a0\u00bb, qui fut le premier pas vers l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Argentine. Il devint une figure \u00e9minente de la politique, jusqu\u2019\u00e0 devenir le pr\u00e9sident de la Premi\u00e8re Assembl\u00e9e du gouvernement des Provinces Unies du R\u00edo de la Plata. Saavedra \u00e9tait un bolivien, n\u00e9 \u00e0 Oyuno, dans l\u2019actuelle province de Potos\u00ed. Un grand d\u00e9tail que les argentins se sont un peu gard\u00e9 pour eux.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, avec Evo et Alvaro, la Bolivie a repris sa souverainet\u00e9. Et la majorit\u00e9 de sa population, l\u2019indig\u00e8ne, comprend que l\u2019empire Inca est en train de rena\u00eetre.<\/p>\n<p>Traduction\u00a0: H\u00e9l\u00e8ne Vaucelle.<\/p>\n<p>(*) Journaliste et \u00e9crivain. Collaborateur du Monde diplomatique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Hernando Calvo Ospina* \u00ab\u00a0Si le Che nous a choisis pour continuer sa r\u00e9volution, c\u2019\u00e9tait bien pour quelque chose\u00a0\u00bb, m\u2019a dit \u00e0 La Paz, un bolivien tr\u00e8s fier. Les v\u00e9hicules sont nombreux, trop. Ceux du service public, en particulier. 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