Sursum corda : une façon de voir le futur…

« … Comme certains l’ont dit, il y de très nombreuses années, plusieurs centaines d’années :  Sursum corda … » (1) (2)   Élevez votre cœur : une expression si simple de nos anciens, si utile dans ces temps ressemblant à « Le jour ou la Terre s’arrêta de tourner » … ici à cause d’un virulent petit virus.

La chose la plus impensable de l’univers et de tous les temps, surtout vue d’aujourd’hui a été l’arrêt de la planète au niveau économique et social a eu lieu début 2020. Pour la première fois dans notre histoire que nous relatons, près de la moitié des habitants de la Terre ont agit ensemble, pas pour faire la guerre, mais pour rester chez soi, à penser à soi, à sa famille ou à sa solitude et à la mort (ou à son existence).

Alors depuis notre histoire surgissent des voies comme Galileo Galilei (3) et Giordano Bruno (et bien d’autres), présent plus que jamais, à notre rencontre.

Avec le confinement, jamais il ne fût plus clair le paradigme « j’existe parce que tu existes », puisque ce n’est plus ma fonction ou le boulot qui me valorise ou dicte quoi faire, alors je cherche d’autres qui me confirment mon existence et me valorisent.

L’usage spontané des médias sociaux en a fait la pleine démonstration, et en a découlé des thèmes récurrents tels que :

  • « Pourquoi je vis ? »,
  • « On peut vivre sans travailler ! »,
  • « Nos proches sont infiniment précieux et importants »,
  • « Peur de mourir » et les dérives connexes « On n’investit pas dans les besoins des plus faibles : les anciens, les marginaux », mais on achète des drones pour contrôler les survivants.
  • « On peut vivre la mort d’un parent et accepter de ne pas le voir ni l’assister » (avec le confinement c’est arrivé presque partout).
  • « Mon enfant est heureux parce que je suis présent avec lui/elle, même enfermé »,
  • « Les personnes les plus essentielles sont aussi les plus humbles » (depuis les services de santé jusqu’aux éboueurs),
  • « Qu’allons nous faire après ? »,
  • « Qu’allons nous devenir ? »,
  • «  Et la spiritualité ? »,
  • Et tant d’autres plus ou moins essentielles…

Entre nous, attendre que l’état, les banques ou le boulot le fassent pour toi ne répondra jamais à tes préoccupations actuelles, puisque c’est leur inhumanité qui nous a emmené là.

Pour continuer après le déconfinement, chacun a ses idées, et parmi celles-ci, nous en avons certaines en commun et ce sont elles qui prendront vie, dans tous les cas, car les plus renforcées.
« …plus nous sommes en contact avec les gens, plus ce processus est accéléré, donc quand il y a plusieurs milliers de personnes qui font bouger cet effort, qu’ils bougent… cela va être une réaction en chaîne ». (1)

Pour faire le choix parmi celles-ci, nous avons besoin d’y croire, pas simplement le souhaiter comme une idée.  Si tu veux manger dans une heure, y penser ne suffit pas, tu commences par te représenter dans l’avenir le faisant, ou aller, comment faire, avec qui, et quoi faire… alors là ton corps se mobilise pour accomplir ton idée. Donc sursum corda à toi qui me lis !
« … Regardez comme c’est difficile à faire : Élevons notre cœur … allez …  Élevez votre cœur ! …  On élève notre cœur, on le fait, et une force intérieure rempli notre être.  …  Regardez cette phrase, élève ton cœur, simple n’est-ce pas ?  Sursum corda ». (1)

Si les images de futur sont brillantes et désirées, les penser avec force les attirera bien plus surement que dans la confusion, et les peurs qui avant nous empêchaient de voir l’humain en nous et autour de nous, se sont dissoutes devant un virus véloce et violent.

Profitons alors de ce moment pour élever nos cœurs vers le sens tant ardemment désiré, vers cette société de justice et d’équité à laquelle on aspire tous, « … Et pour avoir de l’enthousiasme, il faut avoir une direction dans la vie. Ce qui vous enthousiasme vous propulse dans une direction, quelque chose vous dépasse dans la situation que vous vivez, vous élève vers le haut … ». (1)

Une suggestion ?

Probablement que faire travailler les robots et donner le Revenu Universel de Base Inconditionnel et suffisant, serait le premier pas à la relève de cette société d’humains, qui pourraient alors vivre en harmonie, entre humains et avec la nature.

Charles

Annexes

(1) extraits de la discussion de membres d’une communauté du Message avec Silo à Peñalolén (Chili) le 11 juin 2005.

(2) Sursum corda (Latin pour Élevons les cœurs) est une expression latine qui fait partie de l’introduction dialogale de la préface ouvrant la prière eucharistique (ou anaphore) dans la plupart des célébrations liturgiques des Églises chrétiennes. Elle tire son nom d’une des phrases récitées par le prêtre, et signifie « Élevons notre cœur ».

(3) Hommage à Galilée (Place Santa Croce à Florence en Italie, à l’occasion de la première Internationale Humaniste, le 7 janvier 1989) par Salvatore Puledda (docteur en chimie, spécialiste en écologie et auteur de « Interprétations de l’Humanisme » aux éditions Références).

« Moi, Galileo Galilei, lecteur de mathématiques à l’Université de Florence, j’abjure publiquement ma doctrine disant que le soleil est au centre du monde et bouge. Avec un cœur sincère et une foi non feinte, j’abjure, je maudis et déteste les susdites erreurs et hérésies, et n’importe quelle autre erreur, hérésie et secte contraire à la Sainte Eglise. »

Ceci est le texte de l’abjuration arrachée à Galilée le 22 juin 1633, par le Tribunal de l’Inquisition sous la menace de la torture.

Galilée abjura pour ne pas subir le sort de Giordano Bruno, mené au bûcher avec un morceau de bois encastré dans la bouche afin qu’il ne parle pas, et brûlé au Campo de Fiori à Rome un jour d’hiver de 1600.

Giordano Bruno, qui avait proclamé l’infinité de l’homme et de l’univers, l’existence d’innombrables mondes…

Après seulement trois siècles, les « descendants » de ceux qui avaient obligé Galilée à l’abjuration ont admis avec mauvaise volonté leur erreur, et Giordano Bruno attend encore qu’on lui rende justice…

Mais ni la torture ni le bûcher n’ont empêché que des hommes et des femmes courageux se saisissent du télescope et le pointent non seulement vers les étoiles, mais aussi contre ceux qui les opprimaient et les exploitaient.

Mais ceux-ci, les puissants de la terre, ont bien vite compris que la Nouvelle Science pouvait être utilisée pour alimenter leur avidité et pour étendre leurs privilèges. Ainsi ont-ils élevé « une progéniture de gnomes inventifs » – comme les a appelés Berthold Brecht – prêts à vendre leur science dans n’importe quel but et à n’importe quel prix.

Ces gnomes intelligents et aveugles ont cherché de toutes les manières à plier la nature à la volonté de puissance de leurs patrons et ils ont couvert la terre d’engins de mort.

D’autres ont utilisé leur génie pour inventer de nouveaux moyens de manipuler, faire taire, endormir la conscience des peuples. Des moyens plus sophistiqués et « propres » mais non moins douloureux et inhumains que le bâton encastré dans la bouche de Giordano Bruno.

Certes, nous savons que d’innombrables autres hommes et femmes ont utilisé la Nouvelle Science pour soulager la fatigue et la souffrance de l’humanité, pour enlever le bâillon de la bouche des opprimés, pour leur donner voix et confiance. »

Mais nous savons aussi qu’aujourd’hui, au moment où le second millénaire de l’Occident touche à sa fin, la survie de l’espèce humaine est menacée et le cauchemar d’une catastrophe écologique est suspendu au-dessus de notre demeure commune, la Terre.

C’est pour cela que nous, les Humanistes venus des quatre coins de la terre jusqu’ici, face à l’édifice qui abrite le tombeau de Galilée, demandons à tous les hommes de science de la terre de se servir enfin de la science au bénéfice exclusif de l’Humanité.

Avec la voix qui a été enlevée à Giordano Bruno et, comme à lui, à des millions d’opprimés, avec cette voix qui maintenant résonne sur cette place, nous lançons cet appel : que dans toutes les universités, dans tous les instituts de recherche, soit institué un serment, un vœu solennel – analogue à celui créé par Hippocrate pour les médecins à l’aube de l’Occident – d’utiliser la Science seulement et exclusivement pour vaincre la douleur et la souffrance, pour humaniser la Terre.

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