Le Gouvernement territorial autonome de la Nation Chapra (GTANCH) a dénoncé des attaques et des menaces contre sa présidente Olivia Bisa Tirko, qui avait déjà été reconnue par le ministère public comme défenseure de l’environnement en situation de risque, en raison de menaces liées à son travail.
« La Nation Chapra, nous dénonçons publiquement un nouvel acte de violence et d’intimidation contre notre présidente, Olivia Bisa Tirko, et sa famille, survenu vers 18 h 00 le dimanche 5 septembre, alors qu’elle se rendait vers la ville de San Lorenzo, dans la province de Datem del Marañón, Loreto » (dans la forêt amazonienne du Pérou), ont déclaré les habitants dans un communiqué officiel.
La présidente et défenseure de l’environnement, Olivia Bisa, a été interceptée dimanche dernier par un véhicule (mototaxi), l’obligeant à effectuer une manœuvre d’urgence pour éviter de tomber dans un ravin. Par la suite, la dirigeante et sa famille ont été intimidées avec une arme à feu, « visant directement la tête d’Olivia. Face à cette situation, des membres de la communauté sont intervenus pour protéger la dirigeante et sa famille, provoquant la fuite des malfaiteurs de la zone », ont-ils indiqué.
Urgent : Protection des défenseurs de l’environnement
À la suite de l’attentat contre la défenseure de l’environnement, la sénatrice Ruth Luque a déclaré qu’« il est particulièrement grave qu’après ces faits, Olivia n’ait pas reçu d’assistance immédiate au commissariat de San Lorenzo (local). Une défenseure menacée ne peut pas se rendre dans un poste de police à la recherche de protection et se retrouver sans réponse rapide. La Police nationale du Pérou doit expliquer ce qui s’est passé et garantir une intervention immédiate face aux situations à risque ».
La députée Ruth Luque a également exigé du ministère de la Justice, de la Police nationale et des autres institutions compétentes qu’ils « activent et renforcent d’urgence les mesures de protection pour Olivia Bisa et sa famille, ainsi qu’enquêtent sur les faits, identifient les responsables et garantissent qu’il n’y ait pas d’impunité. Dans les territoires où les économies illégales progressent, protéger les personnes défenseures signifie aussi rétablir l’autorité de l’État. Nous ne pouvons pas laisser Olivia Bisa ni aucune défenseure affronter seules ces menaces », a-t-elle ajouté.
Selon le ministère de la Justice, plus de 450 cas de risques et d’attaques contre des défenseurs de l’environnement ont été enregistrés au Pérou entre juin 2019 et février 2026 ; et plus de 370 écologistes et dirigeants autochtones ont fait l’objet de procédures de criminalisation judiciaire pour avoir défendu leurs territoires.








