Les 26 et 27 septembre prochains, aura lieu la 5ème édition de l’Université de l’Humanisme Universaliste au sein du Parc d’Étude et de Réflexion de La Belle Idée, dans la commune de Bassevelle à 80 km de Paris.
Cette année, l’Université aura pour thème l’intentionnalité humaine, à partir notamment des échanges suscités par les situations personnelles et sociales difficiles que nous vivons, ici comme ailleurs.
La préparation nous a permis de rencontrer des projets, des personnes et des groupes qui mènent déjà ou qui veulent mener des actions dans le monde en vue de son évolution.
Le point de départ sera le lien entre le travail mené par ces personnes et ces groupes, l’intentionnalité humaine et les chemins de la conscience.
Voilà l’invitation : approfondir, dans le partage, cette possibilité humaine qui est quelque chose de plus réelle, plus concrète qu’un mur en béton armé : l’intentionnalité de l’être humain, notre intentionnalité ; rien de plus puissant, rien de plus digne et plus créateur, et que personne… personne ne peut s’approprier.
Dans cette 5e Université de l’Humanisme Universaliste, nous nous intéressons à l’éducation qui place l’humain au centre de son travail, et non le savoir ou toute autre valeur. Nous serons en liaison directe avec l’École du Brésil « Parque dos Sonhos » (Parc des rêves), qui a remporté en 2025 le prix World’s Best School (Meilleure école du monde) dans la catégorie « Dépassement des adversités » et au parcours de son directeur Régis Marques Ribeiro, humaniste universaliste.
Nous explorerons de nouvelles perspectives et des alternatives concrètes aux modèles patriarcaux, cette impasse sur le chemin de l’évolution humaine.
Comment renforcer les mobilisations en faveur du désarmement, de l’arrêt du nucléaire militaire et électrique, ainsi que de la démocratie réelle ? Comment libérer l’intentionnalité humaine face à la militarisation des esprits, alimentée par la peur et les mensonges ?
Autour de l’humanisation de la prison, nous croiserons les expériences d’ateliers menés dans des prisons françaises, avec les Ateliers de Développement Humain à Buenos Aires (Argentine) et au Kenya, coordonnés par Josefina Salazar, avec les outils de l’humanisme universaliste et du Message de Silo.
Au cœur de ces rencontres, une question : comment pouvons-nous justifier une foi inébranlable dans l’être humain et son évolution, au milieu de tant de violence exercée ou subie pour les êtres humains depuis des millénaires ?
Que peut justifier cette tendresse de l’âme face à des faits indéniables ?
En cherchant ce qu’est l’intentionnalité humaine et en confrontant la vision de l’Humanisme Universaliste aux faits et actes de cet être humain qui parcourt l’Histoire, quelques réflexions nous sont venues :
Qui, au cours de son existence, n’a jamais subi ou exercé de violence envers un autre être humain ou un autre être vivant ? Et pourquoi cela ?
Certaines conceptions considèrent que l’être humain est violent par essence… il peut en être ainsi, si nous croyons qu’il a terminé son évolution. Nous pourrions aussi dire que l’être humain est, à ce stade de son évolution, violent… si nous considérons qu’il n’a pas terminé son chemin d’évolution.
C’est ici où que nos chemins peuvent se séparer. L’Humanisme Universaliste propose la vision d’une évolution non « darwinienne » : pour arriver à une société développée il ne faut pas d’abord passer par le développement, par ses crises, et avancer ainsi pas à pas de façon linéaire, comme s’il n’y avait qu’un seul chemin. L’évolution humaine a des chemins infinis, inimaginables. On le constate actuellement ne serait-ce qu’au niveau technologique.[1]
Mais la violence qui produit la souffrance en chacun et dans les peuples, occulte aussi la profondeur des personnes et des peuples. Cette profondeur cherche son chemin, elle a une direction d’évolution.
Qui n’a pas connu un être humain solidaire posant des actes de bonté, qui n’a pas aimé, qui ne s’est pas émerveillé, qui n’a pas ressenti de l’espérance, de la tranquillité, de la joie, de la force.
Oui, nous sommes, à ce moment de l’histoire, violents, mais se rebeller signifie accepter que nous ne sommes pas que cela. Sur le chemin d’évolution notre destinée n’est pas cela. C’est celle de la bonté et de la compassion.
L’intentionnalité humaine est celle qui « veut entendre » ce que la direction évolutive a à nous proposer… C’est dans cette écoute que se trouve sûrement la source de notre foi inébranlable en l’évolution humaine.
[1] Inspiré d’une causerie informelle de Silo, Mendoza, 29 avril 1989.








