Aujourd’hui, la paix recule. Partout dans le monde, les tensions internationales s’intensifient, la menace nucléaire s’accentue comme réalité préoccupante, et la militarisation progresse à un rythme effréné.
Les dépenses militaires belges ont quadruplé entre 2017 et 2026, passant de 2,481 milliards à 10,770 milliards d’euros de liquidations.
Selon un rapport publié en avril par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), les dépenses militaires mondiales atteignent en 2025 le total le plus haut jamais enregistré (+ 2,9% par rapport à 2024). Le continent européen est la région où les dépenses militaires ont le plus augmenté (+ 14 % par rapport à 2024, et même + 28 % si on ne prend que les états membres de l’ue). De plus, les dépenses militaires des États membres de l’OTAN représentent plus de la moitié des dépenses militaires mondiales (55 %).
Pour 2025, la Belgique enregistre la plus grosse augmentation des dépenses militaires nationales parmi tous les États membres de l’UE (+ 59 % par rapport à 2024). Notre pays occupe désormais la 28e place (contre la 32e en 2024) dans le classement mondial des pays ayant les dépenses militaires les plus élevées. Ces chiffres sont la conséquence directe de choix politiques, pris dans un contexte de crise économique et sociale : au printemps 2025, le gouvernement Arizona prenait la décision d’accélérer l’augmentation de ses dépenses militaires afin d’atteindre les 2 % du PIB la même année (ce qui représente une augmentation du budget de l’armée de 4,5 milliards d’euros en 2025).
Face à ces défis, une autre voie est possible.
La paix ne se résume pas à l’absence de guerre : elle se construit chaque jour grâce au dialogue, à la diplomatie, au respect des droits fondamentaux, à la justice sociale, à la coopération et à la promotion d’une véritable culture de paix.
Le Festival de la Paix est un espace de rencontre, de réflexion et d’action.
Ensemble, nous souhaitons poser les questions essentielles :
– quels sont les enjeux de la montée de la militarisation aujourd’hui ?
– pourquoi la Belgique fait-elle le choix d’investir toujours davantage dans l’armée et l’armement, alors que les budgets des secteurs de la santé, de la justice, de l’éducation, du social sont diminués ?
– quels sont les risques de cette politique d’austérité à visée militariste pour notre démocratie, notre sécurité et les générations futures ?
Pour plus d’information :








