1. Chiffres

(a) Hiroshima et Nagasaki

On estime que, dans les quatre mois suivant les bombardements, jusqu’à 39 % de la population de Hiroshima et jusqu’à 32 % de celle de Nagasaki ont péri.

À ces chiffres, il convient d’ajouter les décès survenus ultérieurement en raison de cancers radio-induits.

(b) Essais d’armes nucléaires

Un nombre effrayant d’armes nucléaires ont été mises à feu entre 1945 et 2017 : 2 476, dont 604 dans l’atmosphère.

Dans leur rapport très complet de 1991 intitulé *Radioactive Heaven and Earth* [Cieux et terre radioactifs], l’organisation Médecins internationaux pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW) estime que les essais atmosphériques finiront par causer 2,4 millions de décès. Elle souligne également le manque d’efforts déployés par les gouvernements pour déterminer les conséquences à long terme des essais souterrains.

(c) Hiver nucléaire

Un rapport de l’IPPNW publié en 2022 affirme que « même une guerre nucléaire « limitée » provoquerait un bouleversement climatique brutal et une famine à l’échelle mondiale ». Ses auteurs concluent que les guerres nucléaires ne peuvent être « ni limitées ni régionales ». Les bombes larguées sur des villes déclencheraient des tempêtes de feu. La suie engendrerait un hiver nucléaire. Aux millions de décès directs s’ajouteraient des millions d’autres morts dues à la famine. Ils estiment qu’« une famine pourrait toucher un tiers de la population mondiale, même à la suite d’une guerre entre l’Inde et le Pakistan n’impliquant que moins de 3 % de l’arsenal nucléaire mondial ».

(d) L’argent, toujours l’argent !

Pour certains d’entre nous, ayant vécu toute notre vie à l’ombre des armes nucléaires, le danger qu’elles représentent est perçu comme un risque comparable à celui des tornades ou des tremblements de terre. Toutefois, leurs conséquences actuelles — et, plus généralement, celles de la militarisation croissante — sont visibles au quotidien, alors que nous nous demandons : « Avons-nous les moyens d’acheter de la vinaigrette ou devons-nous nous contenter de la salade ? » Pour les jeunes couples, la question peut être : « Avons-nous les moyens d’avoir des enfants ? »

Selon la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), en 2025, les neuf États dotés de l’arme nucléaire ont dépensé près de 3 768 dollars américains par seconde pour leurs arsenaux nucléaires.

  1. À l’action !

(a) Chercheurs, passez à l’action !

La citation de Kurt Lewin, « Pas de recherche sans action, pas d’action sans recherche », peut s’appliquer à l’engagement militant.

Dans l’article intitulé *Actions speak louder than words…* (Les actes valent mieux que les paroles…), les auteurs soutiennent que, pour accroître leur influence, les scientifiques devraient rejoindre des mouvements sociaux et même envisager la désobéissance civile.

Bien que ce conseil ait été formulé dans le contexte des crises climatique et écologique, il est tout aussi pertinent pour d’autres problèmes.

(b) Organisons-nous !

La nécessité de s’organiser et d’agir transparaît dans l’initiative « Europe for Peace » [L’Europe pour la paix], selon laquelle « la seule chance d’éviter le pire réside dans l’éveil des consciences et dans la capacité des citoyens à s’organiser ».

(c) Coupons les vivres à l’enfant désobéissant !

Choisissons des banques dont les dépôts ne financent pas les fabricants d’armes nucléaires (ni aucun fabricant d’armes).

Vous trouverez des informations à ce sujet via les sources suivantes :

https://weaponfreefunds.org/

https://www.dontbankonthebomb.com/ 

https://www.dontbankonthebomb.com/2019-hall-of-fame/

(d) Disons non à une amitié mortelle et éliminons totalement les arsenaux nucléaires !

Dans une récente interview menée par David Andersson, le Dr Ira Helfand, ancien président de l’IPPNW, a évoqué la Global Nobel Laureates Assembly   [l’Assemblée mondiale des prix Nobel] sur l’intelligence artificielle et la guerre nucléaire, qui s’est tenue à Rome en juillet 2026 et s’est achevée par la « Déclaration de Rome pour une paix sans armes et en voie de désarmement ». Il a mis en garde contre les dangers liés à « l’intégration de systèmes d’intelligence artificielle (IA) dans les systèmes de commandement et de contrôle nucléaires ». Il a notamment souligné que :

– les systèmes d’IA préconisaient l’utilisation d’armes nucléaires dans la plupart des crises internationales simulées ;

– l’IA « hallucine » : elle génère des données lorsqu’elle ne parvient pas à trouver la réponse adéquate ;

– l’IA fonctionne à très grande vitesse, réduisant ainsi le temps pour les délibérations ;

– les humains ont tendance à faire confiance à l’IA, même lorsqu’ils savent qu’elle peut halluciner.

Selon le Dr Helfand, « la conférence a conclu qu’il était nécessaire que les gouvernements du monde — les neuf pays dotés d’armes nucléaires — prennent des mesures urgentes pour éliminer leurs arsenaux nucléaires de manière complète, irréversible et ordonnée, selon un processus vérifiable et un calendrier convenu ».

(e) Commençons par dire non aux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) et à la frappe en premier !

Dans le film *An Ordinary Insanity * (Une folie ordinaire), Daniel Ellsberg explique pourquoi le lancement sur alerte et les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) sont si dangereux. Il déclare : « Les États-Unis et la Russie sont les deux seuls, parmi les neuf États dotés de l’arme nucléaire, à planifier le lancement sur alerte et à agir comme si une frappe en premier valait mieux qu’une frappe en second, ce qui n’est pas le cas. C’est une illusion mortelle. »

Il affirme que « les ICBM basés à des emplacements fixes ne peuvent être protégés de la destruction qu’en étant prêts à être lancés avant que les missiles adverses ne les atteignent ».

Il souligne également que les ICBM ne peuvent pas être rappelés, contrairement aux avions qui peuvent rester en attente en vol jusqu’à ce qu’ils reçoivent un ordre.

D’autres idées d’Ellsberg sont exposées dans de nombreux ouvrages et articles, notamment :

https://thebulletin.org/2023/06/daniel-ellsbergs-message-to-us-and-to-future-generations/ 

Réduire de moitié le budget du Pentagone et abolir les ICBM : Dan Ellsberg explique comment éviter l’apocalypse nucléaire

https://www.counterpunch.org/2026/06/12/only-when-such-sanity-becomes-ordinary-will-we-have-a-chance-of-surviving-the-nuclear-era/

  1. Tirons la sonnette d’alarme et mobilisons-nous !

Une conférence ou la projection d’un film, suivies immédiatement d’une possibilité d’agir alors que l’émotion est encore vive, constituent un excellent moyen de mobiliser les gens. Il convient de proposer aux participants de rejoindre ou de former un groupe, car le soutien mutuel est précieux.

Disponible sur YouTube :

IF YOU LOVE THIS PLANET (Si vous aimez cette planète) | Pouvons-nous empêcher le prochain Hiroshima ?

1982

Rien ne peut remplacer ce film emblématique

https://www.youtube.com/@PCAN-t4r

2026

Quatre webinaires instructifs et inspirants

AN ORDINARY INSANITY FILM

(UN FILM SUR LA FOLIE ORDINAIRE)

2025

La sagesse de Daniel Ellsberg, notamment sur les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) et la frappe en premier

WHF-Asie : Tony Robinson

2022

Un excellent court message pour une prise de conscience, ainsi que l’article qui l’accompagne

https://www.pressenza.com/fr/2022/04/nous-navons-pas-beaucoup-de-temps-pour-changer-le-cours-de-lhistoire/

Le début de la fin des armes nucléaires (complet)