Voici l’ARC
ARC : Les États-Unis, la Russie et la Chine sont actuellement en train de mettre en place une alliance qui impliquera des échanges commerciaux mutuellement bénéfiques, une diplomatie continue et, très probablement, un respect mutuel. Cette alliance ARC, encore officieuse mais déjà opérationnelle, est sur le point de remplacer le « nouvel » ordre mondial unipolaire actuellement en train de s’effondrer, dans lequel les États-Unis ont joué le rôle d’un combattant stupide au service d’une alliance d’oligarques bancaires d’élite britanniques et américains. Ces oligarques, grâce à leur contrôle financier des médias occidentaux et du processus électoral occidental, ont recouru à des tactiques de peur, à des invasions illégales répétées et à des guerres incessantes pour amasser des ressources, du pouvoir et des fortunes largement dissimulées qui, en comparaison, font passer Elon Musk et Jeff Bezos pour des membres de la classe moyenne. Je parle ici d’un réseau très soudé de banquiers britanniques et américains et de leurs affiliés, dont la fortune combinée s’élève à un montant compris entre 50 000 et 100 000 milliards de dollars. Ce réseau néocolonialiste, pressé par les guerres, est enfin mis en échec après 30 ans (voire bien plus, selon certains) de pillage mondial et d’effusions de sang perpétuelles.
Bien entendu, il est impossible de prédire avec exactitude la configuration finale de ce nouveau trio de puissance ARC. L’inconnue majeure reste les États-Unis, étant donné qu’il est difficile de prévoir les prochaines actions de Donald Trump, même au jour le jour à ce stade. Néanmoins, Trump et son administration — malgré la situation désastreuse qui semble désormais s’apaiser en Iran — ont su modifier l’échiquier mondial suffisamment pour susciter les prémices d’une véritable alliance ARC.
La Troisième Guerre mondiale évitée, pour l’instant
L’administration Trump a, pour l’instant, fait reculer les plans absurdement dangereux de ses homologues néoconservateurs, tant républicains que démocrates, qui visaient à utiliser Taïwan comme pion contre la Chine et à accompagner l’Europe dans l’abîme d’une guerre imminente avec la Russie. Il s’agit là, à tous égards sauf d’un point de vue purement partisan, d’un exploit diplomatique remarquable. Cela dit, comme je l’ai laissé entendre plus tôt, Trump semble avoir une façon bien à lui de créer des problèmes. S’il parvient d’une manière ou d’une autre à s’en tenir à ce plan apparent et à s’abstenir de toute tentative compulsive de mainmise hégémonique, nous pourrions bien éviter ce qui semblait être une guerre mondiale imminente pendant le mandat de Joe Biden. De surcroît, l’ère des guerres perpétuelles, de l’inflation galopante et des niveaux d’endettement démesurés pourrait également toucher à sa fin. Croisons les doigts.
Les ennemis jurés de l’ARC
Le principal obstacle à ce processus de réorganisation mondiale est une alliance néocolonialiste et mondialiste en déclin, obsédée par la guerre et menée par des figures telles que le Premier ministre canadien (et ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre) Mark Carney, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, Keir Starmer (Royaume-Uni), Friedrich Merz (Allemagne/PDG de BlackRock), Emmanuel Macron (France), Tony Blair, etc. Leurs homologues américains incluent Barack Obama, Dick et Liz Cheney, Bill Kristol, Mike Pompeo, John Bolton, Lindsey Graham, Nancy Pelosi, etc. ; tous appartiennent à une vieille garde qui perçoit la Russie et la Chine comme des ennemis à combattre et, à terme, à vaincre, plutôt que comme des partenaires potentiels au sein d’un monde multipolaire partagé. Leur objectif fondamental est de faire perdurer la guerre en Ukraine assez longtemps pour permettre à une plus grande partie de l’Europe, au Canada et, à terme, aux États-Unis (une fois Trump et son administration écartés) de s’unir en un bloc occidental pour combattre la Russie et, par voie de conséquence, la Chine. Tel est le degré d’absurdité dans lequel opèrent ces serviteurs mondialistes du système bancaire. Leur « plan » est tout aussi myope et nihiliste qu’il y paraît. Tout ce que ces néoconservateurs néocolonialistes proposent pour contrer la multipolarité se résume à la guerre, à l’austérité et à encore plus de guerre.
Dans la deuxième partie
Dans la deuxième partie, j’aborderai plus en détail les prémices de la formation du nouvel ordre mondial « multi-nodal » et la manière dont la Chine, les États-Unis et la Russie mènent la lutte pour rompre avec les guerres sans fin et la domination coloniale occidentale.
Nota
Il me semble important de préciser que je suis avant tout un humaniste et un militant anti-guerre qui raisonne et écrit en partant des principes fondamentaux. Au-delà de la présentation de la vérité telle que je la perçois dans le cadre d’une démarche visant à surmonter la souffrance humaine et la violence sous toutes leurs formes, mes écrits ne sont pas influencés par une allégeance à un discours médiatique particulier ni à un parti politique, qu’il soit bleu, rouge, violet ou autre.
Traduction: Evelyn Tischer








