Le 11 août, tandis qu’un tribunal syrien condamnait par contumace l’ancien président Bachar al-Assad à mort, le Parlement libanais adoptait une loi visant à abolir la peine capitale et la remplacer par la réclusion à perpétuité assortie de travaux forcés, officialisant ainsi un moratoire sur les exécutions en vigueur depuis le 17 janvier 2004. Ce vote est un exemple de justice fondée sur les droits humains, et non sur la vengeance.
Une fois le texte signé par le président de la République et publié au Journal officiel, le Liban deviendra le 114e État à abolir la peine de mort. Au total, 145 États n’appliquent plus la peine capitale, ni en droit ni en pratique, contre 54 qui la maintiennent.
Pour mettre en œuvre cette loi, il sera nécessaire de commuer les peines de mort prononcées contre les 85 personnes actuellement condamnées à mort et de ratifier le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui vise à abolir la peine de mort.
L’adoption de la loi abolitionniste, initialement proposée par sept députés le 7 octobre 2025, a également été le fruit d’initiatives d’organisations de la société civile telles que l’Association libanaise pour les droits civiques, la Campagne nationale pour l’abolition de la peine de mort au Liban et l’Association pour la justice et le pardon.








