A vélo de Goma à Rabat, Miguel MASAISAI dit Unstoppable pédale pour porter un message de paix. Ce jeune cycliste est parti de Goma, sa ville natale, le 1er Mai 2026 et se donne comme défi physique de parcourir 14 000 kilomètres à vélo pour prêcher la paix. A travers son initiative Pedal for peace (pédaler pour la paix), Miguel MASAISAI se dirige vers Rabat au Maroc. Il a parcouru à présent près de 7000 kms en deux mois, reliant l’Est à l’Ouest de la RDC.
A Goma, beaucoup rêvent de partir pour échapper à l’insécurité causée par des guerres à répétitions, mais Miguel MASAISAI est parti pour parler de la paix. Avec son vélo et quelques affaires, il roule avec l’espoir de contribuer au retour de la paix entre les peuples. Partout sur son chemin, il ne fait pas que traverser les villes et villages : il prend le temps d’échanger avec les différentes couches des populations qu’il rencontre de la cohésion sociale et la prévention des conflits. Miguel veut porter l’image d’une jeunesse africaine qui refuse de considérer les conflits et les divisions comme une fatalité et choisit de prendre la route pour porter un message d’espoir. Pour l’Unstoppable, ce périple est d’abord personnel.
Ayant grandi dans une région marquée par des conflits armés, il dit avoir été profondément négativement affecté par les conséquences de la guerre, qui reste une source permanente d’insécurité. C’est de cette expérience qu’est née l’idée de transformer sa passion pour le vélo en moyen de véhiculer des messages au-delà des frontières. « Je me suis demandé comment, en tant que jeune et cycliste, je pouvais utiliser ce que je sais faire pour porter un message au-delà des frontières. C’est ainsi qu’est né Pedals for Peace : transformer les kilomètres parcourus à vélo en un message de paix, d’unité et d’espoir pour les jeunes. Je ne fais pas que pédaler. À chaque étape, je rencontre des jeunes, des communautés, des autorités, des médias et des organisations pour parler de paix, de cohésion et du rôle que les jeunes peuvent jouer dans la construction de leur société. Je partage aussi mon expérience à travers les réseaux sociaux et les médias. Chaque kilomètre devient donc une occasion de raconter l’histoire de l’Est du Congo, mais surtout de montrer qu’un jeune peut choisir de construire des ponts plutôt que des murs », a-t-il confié.
Pourquoi le Maroc ?
Selon le jeune cycliste, le choix de Rabat n’est pas le fruit du hasard. En 2025, Miguel MASAISAI avait déjà effectué son premier voyage reliant Goma à Cap Town en Afrique du Sud. Il avait parcouru environ 7000 kilomètres en traversant le Rwanda, la Tanzanie, le Botswana et la Namibie. Cette année, il se dirige vers le Nord et double les kilomètres à parcourir pour semer les graines de paix sur le continent. Son premier voyage lui avait permis la rencontre avec différents peuples au-delà des frontières congolaises, vers le sud.
D’un voyage à un autre, le message reste le même mais avec une ambition plus grande. Il est conscient des limites physiques pour un si grand périple car après son premier voyage, il était tombé malade. Mais ne lâche pas l’affaire ! Pour lui, Rabat n’est pas qu’une ligne d’arrivée mais donne à son message une portée panafricaine : « Le Maroc représente pour moi un symbole d’ouverture vers l’Afrique du Nord et le monde arabe. Rabat est aussi une destination qui donne une dimension panafricaine à cette mission. Partir de Goma et aller jusqu’à Rabat, c’est montrer que malgré les distances, les frontières et les difficultés, les Africains peuvent être liés par un même message : la paix et l’unité », a-t-il conclu.








