Le Syndicat des immenses tente en vain depuis plus de 3 mois de rencontrer le Ministre Dirk De Smedt… et il perd patience.
D’où le lancement demain mercredi 19 août à 14h30 de la mensuelle « manif au finish #6 » devant l’Iris Tower (2 place Saint-Lazare, 1210 Saint-Josse-ten-Noode), là où le Ministre a ses bureaux. Et nous déroulerons la banderole réalisée pour l’occasion (voir visuel du mail). Et l’on sera là tous les 3e mercredis du mois à la même heure, jusqu’à l’obtention d’un rendez-vous avec le Ministre. Votre médiatisation de l’événement permettra certainement de hâter cette rencontre, et on vous en remercie d’avance.
Mais pourquoi vouloir absolument rencontrer le Ministre ?
Parce que, le 2 mai, sur Facebook, il a fait une communication historique (https://www.facebook.com/share/r/1E1TY8HM2p/?mibextid=wwXIfr ), où, en néophyte de la problématique du sans-chez-soirisme, il s’étonne du budget en forte croissance consacré à la lutte contre le sans-chez-soirisme, lequel est également en forte croissance ! Quelque chose ne va pas, clairement, et le Ministre de préciser humblement : « Mais peut-être que je me trompe… »
Le Ministre ne se trompe pas — le Syndicat des immenses dénonce depuis longtemps des dépenses publiques mal orientées (privilégiant le dépannage plutôt que le (re)logement) — mais il lui manque, au-delà des chiffres, l’explication de la piètre efficacité de la lutte contre le sans-chez-soirisme à Bruxelles comme ailleurs (sauf en Finlande…) : pour être vraiment impactant, il faut
1) « renverser la table » en dynamitant l’« imaginaire sociétal erroné » à l’œuvre derrière les politiques actuelles et ainsi
2) comprendre qu’être en non-logement est d’abord, voire uniquement, un problème de logement, et non, comme on le pense et tel que cela se traduit dans l’essentiel du travail des travailleurs sociaux, un problème social-santé dont le symptôme est l’absence de logement. Car telle est l’expertise du Syndicat des immenses après 7ans et demi de réunions hebdomadaires sans exception avec les personnes concernées : nous avons aujourd’hui un diagnostic sociétal étayé, chiffré et argumenté sur la question.
Si on ne le comprend pas, le budget dépensé pour lutter contre le sans-chez-soirisme augmentera toujours aussi vite, voire davantage, que le nombre de personnes sans chez-soi !
Et ce diagnostic sociétal ne se présente pas en 2 lignes, raison pour laquelle nous demandons au Ministre d’assister à la conférence gesticulée Fin du sans-chez-soirisme : généalogie (2h) ou, si c’est trop demander, de pouvoir le rencontrer pendant au moins 45 minutes.
Nous avons écrit au Ministre le 5 mai, en vain. Nous avons rencontré une membre de son cabinet le 13 mai, qui nous promet, en vain, une réponse rapide. Nous revenons à l’Iris Tower le 2 juillet, et une autre membre de son cabinet nous assure qu’on sera contacté dans le mois. Le 7 juillet, nous recevons enfin un mail, signé Jessy GRYGOWSKI, qui explique, en clair, que nous serons contacté « dès que notre agenda le permettra ». Bref, ils espèrent que l’on abandonne, de guerre lasse et c’est mal nous connaître : nous répondons le 8 juillet que nous lancerons, si aucune date de rencontre n’est obtenue dans le mois, une mensuelle « manif au finish ». Légèrement stressée, Jessy GRYGOWSKI nous répond le 9 juillet qu’« ils ne doutent pas de l’intérêt de notre démarche » mais répète que nous serons reçu « dès que davantage de disponibilité se dégagera dans les agendas ». Bref, cela tourne en rond et notre mensuelle « manif au finish #6 » débutera donc demain mercredi à 14h30.








