Depuis plus de huit décennies, le mois d’août nous rappelle les génocides d’Hiroshima et de Nagasaki perpétrés les 6 et 9 août 1945.

Les humanistes du monde entier commémorent ces actes criminels, réaffirmant ainsi notre profond engagement en faveur de l’action pour la paix et la non-violence – une aspiration partagée par tous les peuples du monde.

Ce sujet revêt une importance accrue dans le contexte actuel d’escalade militaire croissante, qui comporte plusieurs scénarios de destruction et de danger imminent.

Les États-Unis, fer de lance de toutes sortes de guerres, d’invasions militaires, de guerres civiles, de coups d’État, de blocus criminels, et même du récent enlèvement d’un président, auraient dû être jugés pour crimes contre l’humanité après la Seconde Guerre mondiale et interdits de développer ce type d’armement, ce qui aurait égalementempêcher tout autre pays de le faire. Rien de tout cela ne s’est produit. Ceux qui gagnent les guerres fixent les règles et jouissent d’une impunité totale, y compris celle d’écrire la version officielle de l’histoire.

La seule leçon historique acceptable à tirer de l’enfer nucléaire qui s’est abattu sur la population japonaise il y a 81 ans est qu’aucun pays ne peut plus jamais justifier l’utilisation d’armes nucléaires.

Hiroshima et Nagasaki doivent rester à jamais dans notre mémoire et dans nos cœurs, afin que nous ne cessions jamais d’insister sur la réalisation du désarmement nucléaire total.

La question du danger nucléaire par l’action militaire figure parmi les thèmes centraux abordés depuis les débuts de l’humanisme universaliste, au début des années 1960. Dans les années 1980, avec l’émergence de nos partis humanistes, la question de la possibilité d’une dévastation nucléaire et de l’urgence du désarmement est devenue partie intégrante de leurs plateformes et programmes.

À cet égard, nous avons mis en lumière l’initiative du gouvernement de Mikhaïl Gorbatchev, qui a lancé unilatéralement un processus de désarmement.

Depuis des décennies, nous, humanistes, militons contre les essais nucléaires et tous les conflits armés. Nous avons fait entendre nos voix et nous sommes mobilisés pour plaider en faveur d’un processus de désarmement rapide afin de réduire les coûts exorbitants de l’industrie de l’armement (à commencer par le nucléaire) et de réorienter ces fonds vers les besoins de l’humanité en matière de santé, d’éducation et de qualité de vie.

Nos propositions détaillées sur ce sujet sont les suivantes :

  • Le démantèlement des arsenaux nucléaires.
  • La réduction progressive et proportionnelle des armements conventionnels.
  • Le retrait immédiat des troupes d’invasion des territoires occupés.
  • La signature de traités de non-agression entre pays.
  • Le renoncement des gouvernements à utiliser la guerre comme moyen de résoudre les conflits.
  • Redéfinir le rôle des forces armées et des armées.

La réduction progressive des budgets militaires, en réaffectant ces ressources à la résolution des grands problèmes auxquels l’humanité est confrontée aujourd’hui, tels que la faim, la pauvreté, les catastrophes environnementales et la pleine mise en œuvre et l’efficacité de tous les droits humains.

En 2006, Silo, fondateur du Mouvement humaniste dont sont issus nos partis, a joué le rôle principal dans un message audiovisuel de 30 secondes, diffusé par les différentes expressions de notre humanisme dans au moins 60 pays. Ce message bref et instructif disait : « Partout, on dit que la guerre est un désastre, donnons une chance à la paix. Pour éviter une future catastrophe atomique, nous devons œuvrer dès aujourd’hui à vaincre la violence. Retirons les troupes d’invasion, restituons les territoires occupés, démantelons les arsenaux. Ce sont les besoins urgents du moment, c’est la cause des femmes et des hommes courageux » (1).

En 2009, les partis humanistes ont participé activement à la première Marche mondiale pour la paix et la non-violence, organisée par une autre organisation humaniste universaliste, « Un monde sans guerres et sans violence ». Cette marche a mobilisé des milliers d’organisations sociales et de représentants du monde entier, et des millions de personnes ont pris part aux différentes activités. La Marche a traversé 97 pays en 93 jours (2). La Marche mondiale a été reconduite les années suivantes.

Paradoxalement, ce problème n’est pas pris au sérieux par les gouvernements, les médias ni les campagnes électorales. De ce fait, l’humanité possède des armes nucléaires, et presque personne n’en a conscience.

Nous, humanistes, affirmons qu’il est urgent et vital de démanteler les arsenaux nucléaires, en progressant vers un désarmement proportionnel et total.

Nous, humanistes, soutenons que cette question devrait être une priorité chaque fois que nous abordons des questions internationales.

Mettons fin une fois pour toutes aux armes nucléaires, mettons fin aux guerres ! Désarmement nucléaire maintenant !

Équipe de coordination internationale – Fédération des partis humanistes

1- Désarmement nucléaire total

2- https://theworldmarch.org/