Ce samedi encore, le défi a été relevé et la Révolution des Flamants roses continue de prendre son envol.
Sur la place, une marée humaine composée de dizaines de milliers de personnes venues de partout.

Jeudi 2 juillet, des affrontements ont eu lieu entre la police et un groupe d’étudiants qui comptaient manifester devant le Parlement. Le bilan s’élève à une vingtaine de jeunes interpellés, dont huit sont toujours en détention provisoire dans l’attente de leur procès.
« Ils ont fait ça pour nous faire peur, me dit un homme, mais aujourd’hui encore, nous sommes nombreux et ils ne nous font pas peur. »

Une nouvelle banderole des jeunes de Levizja Bashke porte l’inscription : « Libérez les jeunes »

Sur la place, un grand drapeau albanais tenu par des dizaines de personnes croise une grande banderole qui glisse sous le drapeau : « Les étudiants disent : pour vous, c’est fini ».

Pendant ce temps, les flamants roses et les cigognes se sont multipliés et, en file indienne au son de quelques tambours, ils traversent le piquet de grève qui se tient toujours devant les bureaux du Premier ministre.
Flamants roses et cigognes unis dans la lutte
Les porteurs de flamants roses chantent en albanais « Joyeux anniversaire » et certains portent un grand gâteau gris au centre duquel se trouve la prison qui attend Edi Rama et Sali Berisha.
Joyeux anniversaire à toi
Certaines filles portent des couronnes de fleurs, et c’est sans aucun doute la partie la plus joyeuse et la plus créative du cortège.
J’arrive en tête du cortège et je m’arrête pour le regarder défiler : ça n’en finit jamais !
Un jeune homme tient une pancarte pour la CNN : « Des manifestants ? Ils ne sont que deux mille (ceux qui se sont éloignés du cortège pour aller aux toilettes). »








