L’ancien candidat à la présidence du Pérou, Roberto Sánchez, a déposé une demande de mesure conservatoire auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) pour des violations présumées des droits politiques et des garanties judiciaires au cours du second tour des élections.
Il s’agit là d’un acte démocratique d’une importance capitale, car il vise à mener à bien le processus en toute transparence, en exhortant les institutions de contrôle de l’État à ne pas passer sous silence – sans fournir d’explications aux citoyens – les modifications législatives apportées en cours de route, ainsi que le transfert des procès-verbaux sans que les mesures requises aient été prises, entre autres.
Lors des élections générales de 2026, la participation citoyenne a été effective. Les citoyens ont « sanctionné » par leur vote les partis politiques qui ne défendaient pas les intérêts nationaux (plus de 15 formations n’ont pas franchi le seuil électoral), se sont manifestés sans relâche dans les rues et ont signalé, téléphone portable à la main, les irrégularités dont ils étaient témoins sur place, alertant en temps réel les autorités compétentes.
Aujourd’hui, à la demande de Roberto Sánchez, on continue d’exiger la rigueur dans le processus, faisant preuve d’une maturité politique qui profitera au pays grâce à la demande d’une plus grande légitimité, de légalité, d’information et de participation citoyenne. Il n’y a pas de retour en arrière possible.
Modification des règles en plein déroulement du processus
Le président de Juntos por el Perú, Roberto Sánchez, soutient qu’en plein second tour électoral, les règles applicables au processus de vote à l’étranger ont été modifiées en supprimant la procédure de numérisation et de transmission des procès-verbaux électoraux depuis les consulats péruviens, ce qui va à l’encontre du principe d’intangibilité normative interdisant de modifier les règles pendant le déroulement du processus électoral. Cela a porté atteinte à la sécurité juridique, à la confiance du public et à la transparence du scrutin.
La suppression de ce mécanisme a empêché la mise en place d’un système de vérification immédiate des résultats obtenus à l’étranger, suscitant des incertitudes quant à l’intégrité et à la traçabilité du vote exprimé par des milliers de citoyens péruviens résidant hors du pays.
Le transfert a compromis la chaîne de conservation et les garanties du processus
La requête remet également en cause les conditions dans lesquelles les procès-verbaux physiques ont été transférés depuis différents pays vers le Pérou, ainsi que le délai écoulé avant leur réception, circonstances qui, selon le document, ont compromis la chaîne de conservation et les garanties de transparence du processus.
De même, la requête souligne que le coût élevé des frais exigés pour demander l’annulation du scrutin dans un bureau de vote, soit 1 375 soles par demande, constitue un obstacle financier disproportionné à l’accès à une protection juridictionnelle effective. Ce montant dépasse les revenus de nombreux citoyens, ce qui limite l’exercice du droit de contester des irrégularités présumées et restreint l’accès à la justice électorale.
Face à ces faits, Roberto Sánchez a demandé à la CIDH d’admettre la requête, d’accorder la mesure conservatoire sollicitée et de prendre les mesures nécessaires pour préserver les droits politiques, les garanties judiciaires et l’accès effectif à la justice des citoyens péruviens, ainsi que pour renforcer les principes de transparence, de légalité et de confiance dans les processus électoraux. Nous restons attentifs à l’évolution de la situation.









