Kinshasa – L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en République démocratique du Congo (RDC), où les autorités sanitaires renforcent les mesures de riposte dans les cinq provinces concernées. D’après le dernier bulletin de situation publié le 23 juillet 2026, près de 3 000 cas confirmés ont été enregistrés, l’Ituri demeurant la province la plus affectée par la transmission du virus.
Les chiffres officiels indiquent 2 973 cas confirmés, dont 766 patients actuellement pris en charge en isolement ou hospitalisés. À ce jour, 540 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 1 309 décès ont été recensés. Avec un taux de létalité de 44 %, cette flambée épidémique reste particulièrement préoccupante. Les autorités précisent également que 73,9 % des personnes identifiées comme contacts sont suivies par les équipes sanitaires.
Les interventions se poursuivent dans les provinces du Haut-Uélé, de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de la Tshopo. Les équipes médicales intensifient les activités de surveillance épidémiologique, la prise en charge des patients, la recherche active de nouveaux cas ainsi que le suivi des personnes ayant été en contact avec des malades.
Une nouvelle zone de santé touchée
Les autorités annoncent qu’une nouvelle zone de santé a été affectée dans la province du Haut-Uélé, portant à 48 le nombre total de zones touchées depuis le début de l’épidémie. Parmi celles-ci, 47 restent en transmission active, signe que le virus continue de circuler dans plusieurs régions du pays.
L’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie, concentrant la majorité des cas enregistrés. Face à cette situation, les autorités renforcent la surveillance communautaire, le suivi des contacts et les capacités d’intervention rapide afin de briser les chaînes de transmission.
Une riposte renforcée
Dans le cadre de la coordination de la réponse, la Première ministre a effectué une visite en Ituri et dans la Tshopo afin d’évaluer les opérations en cours et d’apporter son soutien aux équipes mobilisées sur le terrain.
Par ailleurs, un nouveau laboratoire de diagnostic a été inauguré à Kasenyi. Cette infrastructure permettra d’accélérer la confirmation des cas suspects et de rendre les interventions sanitaires plus rapides et plus efficaces.
Les autorités sanitaires rappellent que le dépistage précoce reste essentiel pour freiner la propagation du virus. Elles invitent toute personne présentant des symptômes évocateurs d’Ebola à appeler gratuitement le 151 afin de bénéficier d’une prise en charge rapide.
Alors que l’épidémie continue de gagner du terrain, les responsables de la santé soulignent l’importance de maintenir une mobilisation soutenue des communautés, des services de santé ainsi que des partenaires nationaux et internationaux afin de limiter la transmission du virus et de réduire le nombre de décès.
Pour la rédaction Pressenza francophone,
Roger Seko Raphaël








