Dans un message de dénonciation publié ce mercredi 22 juillet 2026, le Bureau de la Coordination provinciale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du Sud-Kivu a exprimé sa profonde préoccupation et condamné les incidents signalés au camp de réfugiés de Busuma, au Burundi.

Selon les informations recueillies par la NSCC Sud-Kivu, un enfant de 8 ans aurait perdu la vie, plusieurs personnes auraient été blessées et des femmes ainsi que des enfants auraient été arrêtés à la suite d’une manifestation organisée vers 11h.

D’après les organisateurs, cette manifestation avait pour objectif de dénoncer le système de paiement et de distribution de l’aide financière destinée à l’assistance alimentaire, de contester l’affichage des noms de personnes déjà rapatriées vers Uvira, ainsi que de protester contre les critères et le processus de sélection des réfugiés pour le rapatriement.

Face à la gravité de ces allégations, la NSCC Sud-Kivu demande qu’une mission indépendante soit dépêchée sur le terrain afin d’établir les faits, d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire et de garantir une prise en charge appropriée des personnes blessées. L’organisation sollicite également que, si les faits sont confirmés, la famille de l’enfant décédé bénéficie d’un accompagnement et d’une indemnisation conformément aux dispositions légales en vigueur.

Toujours selon les informations recueillies, les forces de police auraient fait usage de la force pour disperser les manifestants, notamment en procédant à des passages à tabac et en ouvrant le feu. Au moment de la publication de cette déclaration, la situation demeurait tendue à l’intérieur du camp.
La NSCC Sud-Kivu rappelle que la vie humaine est sacrée et que les droits fondamentaux de toute personne, y compris ceux des réfugiés, doivent être pleinement respectés et protégés.

Enfin, l’organisation appelle le Gouvernement de la République démocratique du Congo, en collaboration avec les autorités compétentes et les partenaires humanitaires, à intensifier les efforts en faveur d’un retour volontaire, sûr et digne des réfugiés congolais. Selon les informations communiquées par les réfugiés, une dernière opération de rapatriement serait prévue au cours du mois d’août 2026.

 

Pour la rédaction de Pressenza Francophone
Roger Seko Raphaël