COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Bruxelles | 17 juin 2026
Violations graves des droits humains et blocus humanitaire en AJK : les rapports du JAAC dénoncent des violations des Conventions de Genève alors que les forces pakistanaises entravent l’acheminement de nourriture, de médicaments et d’aide humanitaire
La situation des droits humains dans la région d’Azad Jammu & Kashmir (AJK) — la partie administrée par le Pakistan — s’est dangereusement aggravée, les forces de sécurité étant accusées de commettre de graves violations contre des manifestants pacifiques et d’imposer un blocus des biens essentiels.
Selon les rapports du Cellule des droits humains du Joint Awami Action Committee (JAAC), couvrant notamment la période du 5 au 12 juin 2026, les forces pakistanaises — dont les Rangers, le Frontier Corps (FC) et la Punjab Constabulary (PC) — ont intensifié leur usage de la force, recourant à des munitions réelles, arrestations massives, violences physiques et tactiques de dispersion brutales contre des civils non armés.
Ces manifestants, réunis sous la plateforme civique du JAAC, représentent des commerçants, avocats, étudiants et citoyens ordinaires réclamant des droits socioéconomiques fondamentaux, ainsi que la mise en œuvre de l’Accord de Muzaffarabad du 4 octobre 2025, signé par le Pakistan, le gouvernement d’AJK et le JAAC.
Obstruction de nourriture, de médicaments et de l’aide humanitaire — une violation du droit international
Les rapports du JAAC avertissent que les forces pakistanaises entravent délibérément l’acheminement de nourriture, de carburant, de médicaments vitaux et de l’aide humanitaire vers AJK — une mesure assimilable à une punition collective.
Ces actions constituent une violation directe de la Quatrième Convention de Genève (1949) :
- Article 55 : l’autorité exerçant un contrôle effectif doit garantir l’approvisionnement en nourriture et en soins médicaux de la population.
- Article 59 : les secours humanitaires — nourriture, médicaments, aide — doivent être autorisés et facilités, non bloqués.
Coupure totale des communications et répression accrue
Des médias internationaux, dont la BBC, confirment une coupure totale d’internet et des communications en AJK. Le JAAC aurait été interdit, et les familles de la diaspora — notamment en Europe — sont sans nouvelles de leurs proches.
Cette coupure a plongé les communautés dans la peur, l’incertitude et l’angoisse.
Appel urgent à l’attention internationale
Le rapport du JAAC documente :
- l’usage excessif et létal de la force
- les arrestations arbitraires et mauvais traitements
- le blackout des communications
- l’obstruction des biens essentiels
- l’interdiction du JAAC
- la nécessité urgente d’un dialogue fondé sur les droits humains
Étant donné que l’AJK est un territoire régi par des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, ces mesures risquent d’aggraver l’instabilité et d’éroder la confiance publique.
Appel urgent aux organisations internationales de défense des droits humains et aux médias mondiaux.
Nous appelons les organisations internationales de défense des droits humains, les médias internationaux et les défenseurs de la démocratie à porter une attention immédiate à la situation à Rawalakot, au Cachemire administré par le Pakistan.
Des citoyens qui manifestaient pacifiquement et réclamaient leurs droits fondamentaux auraient été soumis à un usage excessif de la force. Ces personnes exerçaient leur droit démocratique à la liberté de réunion pacifique dans le cadre d’un sit-in lorsque les forces de sécurité ont lancé une opération de répression contre elles.
Selon plusieurs informations, des dizaines de personnes auraient été tuées, de nombreuses autres blessées et plusieurs manifestants arrêtés. Le recours à une force disproportionnée contre des manifestants pacifiques soulève de graves préoccupations en matière de droits humains, de liberté d’expression et de droit de réunion pacifique.
Nous exhortons la communauté internationale, les observateurs des droits humains et les organisations médiatiques indépendantes à enquêter sur ces incidents, à documenter toute violation éventuelle et à veiller à ce que la voix des personnes touchées soit entendue. Toute personne responsable d’un usage illégal de la force doit être tenue de rendre des comptes.
Les droits fondamentaux ne sont pas un privilège : ils constituent un droit essentiel de chaque citoyen. La justice, la responsabilité et le respect de la dignité humaine ainsi que des droits humains doivent prévaloir.
Rédaction PH de Bruxelles d’après «JKJAAC Human Rights Cell»








