Tout est prêt pour le deuxième tour des élections, ce dimanche 7 juin. Plus de 27 millions de Péruviens se rendront aux urnes pour choisir entre les candidats Keiko Fujimori (Fuerza Popular) et Roberto Sánchez (Juntos por el Perú), qui briguent la présidence de la République. L’Office national des processus électoraux (ONPE) et le Jury national des élections (JNE) ont indiqué que le matériel électoral avait été livré à 100 % dans les bureaux de vote.

Le second tour de l’élection présidentielle débutera à 7 h 00 sur l’ensemble du territoire national. Le processus sera sécurisé par 45 000 membres des forces armées et 28 000 agents de contrôle du JNE.

À cela s’ajoutent 23 missions électorales regroupant plus de 587 observateurs internationaux, parmi lesquels l’Union européenne (UE), l’Organisation des États américains (OEA), le Centre Carter, le Comité équatorien des droits de l’homme et des syndicats (CEDHUS), le Parlement du Mercosur (PARLASUR) et Transparencia Electoral, entre autres. Ces missions seront réparties dans les différents départements du pays et surveilleront l’ensemble du processus.

À l’heure de la mise sous presse, l’attente grandissait parmi la population. Le président José María Balcázar et la présidence du Conseil des ministres (PCM) ont appelé la population à respecter les résultats du second tour. Cependant, le souvenir de la précédente élection de 2021, remportée par Pedro Castillo et contestée à plusieurs reprises par Keiko Fujimori, est encore présent.

Résultats attendus seulement mi-juillet

Quant aux résultats, ils seront diffusés à 17 h, à la fermeture des bureaux de vote, dans le cadre du « Flash électoral » qui sera diffusé à la télévision. Par ailleurs, l’association civile Transparencia a indiqué qu’un dépouillement rapide complet à l’échelle nationale serait effectué, dont les résultats seront annoncés à 20 h ce dimanche 7 juin.

Par ailleurs, le JNE a indiqué que les résultats officiels du second tour de l’élection présidentielle ne seront connus qu’à la mi-juillet, en raison du dépouillement des votes exigé par la loi et qui comprend des audiences devant les 60 jurys électoraux spéciaux (JEE).

On espère que le vote populaire sera respecté lors de ces élections. Après les crises politiques et sociales successives que le pays a traversées, les élections pour le prochain mandat exigent un exercice démocratique qui va au-delà du simple suffrage : il s’agit d’un vote conscient, sans blanc-seing et avec une participation citoyenne active, qui rétablisse la démocratie et l’État de droit.