Le déclin de l’ordre mondial

En cette période historique particulière, nous, humains, vivons dans un monde en pleine mutation. Il ne s’agit plus d’une opinion marginale. De fait, des présidents et des premiers ministres, souvent les derniers à l’admettre, ont récemment commencé à reconnaître que l’ordre mondial unipolaire, tel que nous l’avons connu jusqu’à présent, est en train de disparaître et ne reviendra pas (1). Comme c’est souvent le cas en période de bouleversements comme celui-ci, on observe une forte recrudescence des guerres et des violences en général sur toute notre planète.

Mondialisation ou nationalisme ? Ou…

En tant qu’humanistes, nous aspirons à bâtir une nation humaine non violente et universelle qui défende la diversité, la liberté de pensée et d’expression, ainsi que le rapprochement harmonieux des cultures. Curieusement, nous constatons aujourd’hui un affrontement entre ceux qui affirment que ces deux idées, diversité et brassage interculturel, sont incompatibles. Autrement dit, cette crise semble s’être muée en une lutte entre ce que l’on appelle le point de vue « mondialiste » et le point de vue « nationaliste ». Le problème de cette interprétation de la situation actuelle est qu’il s’agit d’une synthèse superficielle, orchestrée par les médias, d’une dialectique plus profonde.

Derrière l’interprétation fallacieuse et commode des événements proposée par la faction au pouvoir se cache un conflit d’intérêts fondamental entre une alliance d’oligarques belliqueux, obscènement riches et puissants, et la grande majorité de l’humanité. Force est de constater que la plupart d’entre nous ne veulent absolument rien avoir à faire avec les guerres de conquête de ces ploutocrates ni avec leur culture de la peur, de la pauvreté et du désespoir qu’ils ont eux-mêmes engendrée. De plus, cette alliance d’oligarques et ses relais politiques et médiatiques ont propagé les descriptions superficielles et déshumanisantes des événements, visant à semer la confusion et la discorde au sein de l’opinion publique (2).

La véritable cause de la crise naissante

Suite à la déréglementation massive des dernières décennies, le système bancaire et ses oligarques ont pris le contrôle du processus électoral occidental et des médias « dominants ». Cette concentration et cette centralisation, largement incontrôlées, des richesses, du pouvoir et de l’influence ont fini par dépouiller les nations de leurs bases industrielles et de leur souveraineté. Dans ce contexte, leurs populations sont frustrées, démunies et incapables de se sortir du gouffre financier dans lequel elles s’enfoncent. C’est là la véritable cause de la montée des sentiments nationalistes dans le monde occidental. La désinformation orchestrée par les médias aux mains des oligarques insinue l’existence d’ne manifestation soudaine et inexplicable de sentiments racistes profondément enfouis, a attisé la xénophobie grandissante. Leur description est plus qu’une simplification : c’est absurde.

Cela ne signifie pas que les sentiments xénophobes authentiques n’existent pas ou qu’ils ne constituent pas un problème. Ils existent bel et bien et ils sont problématiques. Ce que l’on souligne ici, c’est que la cause principale de la recrudescence de ces sentiments n’est pas une sorte d’éruption quasi magique, à la Yeats, d’une bête souterraine collective. La cause principale de cette crise réside dans la concentration criminelle de la richesse et du pouvoir entre les mains d’une poignée d’individus extrêmement avides qui ont camouflé leur soif de pouvoir cynique en rejetant mensongèrement la faute sur ce qu’ils présentent comme une masse « ingouvernable » d’incorrigibles.

Nous sommes tous confrontés à un choix (Le changement imminent)

En tant qu’humanistes, nous rejetons la version fallacieuse et simpliste des crises mondiales actuelles présentée par la faction au pouvoir. Nous affirmons que lorsqu’une véritable compréhension de la situation se fera jour, un changement humaniste s’opérera. Lorsque suffisamment d’entre nous prendront conscience que nous sommes tous confrontés à un choix clair entre coopération universelle et destruction universelle, nous, humanistes, avons la conviction que l’humanité choisira la première option.

Dans un prochain article, j’aborderai plus en détail la position humaniste et nos propositions d’action.

CITATIONS :

1-https://www.theguardian.com/world/2026/jan/21/mark-carney-davos-old-world-order-trump-switzerland-greenland

2-https://www.pressenza.com/2026/05/murderers-row-the-banking-city-of-londons-straw-bosses-call-for-war/