La pétition lancée par Declassified UK et International Centre of Justice for Palestinians (ICJP) demande aux ministres britanniques de l’Intérieur et des Affaires étrangères d’ouvrir des enquêtes et des poursuites judiciaires afin de déterminer l’implication dans les crimes de guerre commis à Gaza d’environ 2 000 citoyens britanniques qui sont des soldats en service actif dans l’armée israélienne.
Un média indépendant qui mène des enquêtes sur les violations des droits de l’homme et les impacts environnementaux des activités des forces armées et des services secrets britanniques et multinationaux, Declassified UK avait publié en février 2025 des « données déclassifiées » montrant le nombre important de personnes de diverses nationalités, possédant une double ou multiple nationalité, y compris israélienne, servant au sein des Forces de défense israéliennes (IDF) . Parmi la liste d’environ 50 000 soldats, figurent également de nombreux Italiens, plus précisément 928.
En particulier, sur la base des documents examinés par les analystes du Public Interest Law Centre (PILC) et de ses journalistes,, l’enquête de Declassified UK a démontré qu’au cours de la période suivant le 7 octobre 2023, parmi les plus de 2 000 Britanniques possédant la nationalité israélienne, beaucoup se sont rendus en Israël et bon nombre d’entre eux à Gaza. Par exemple, le Londonien Sam Sank, qui, entre décembre 2023 et janvier 2024, s’était filmé alors qu’il était sergent-major opérationnel « au front » et avait déclaré au Times que dans sa propre unité des Forces de défense israéliennes se trouvait un Écossais et que, comme eux, « des centaines, voire des milliers d’autres Britanniques combattaient en Israël ».
La lettre ouverte adressée aux ministres du gouvernement britannique Shabana Mahmood et Yvette Cooper, respectivement ministre de l’Intérieur et ministre des Affaires étrangères, dont le texte a été rédigé par les avocats de l’International Centre of Justice for Palestinians (ICJP) et par les rédacteurs de Declassified UK, a déjà été signée par plus de 24 000 avocats, magistrats, professeurs de droit, journalistes et citoyens britanniques ; une campagne intitulée Personne ne veut vivre à côté d’un criminel de guerre a été lancée afin de recueillir des signatures.








