Face à la situation politique et sociale critique que traverse la Bolivie, le Réseau Wiphalas a publié une déclaration pour « demander la solidarité internationale afin que les droits humains soient respectés en Bolivie ». Il s’agit d’un réseau international qui soutient la consolidation du Processus de changement en Bolivie et en Abya Yala, selon les principes du « bien vivre ».

Plainte internationale devant la CIDH et les instances de défense des droits humains pour les graves violations des droits en Bolivie (9-06-2026) :

À peine sept mois après son élection, le gouvernement bolivien a plongé le pays dans une crise profonde en perdant toute crédibilité et capacité à gouverner, pour n’avoir pas tenu ses promesses électorales et avoir fait exactement le contraire. C’est pourquoi la population de tout le pays mène depuis six semaines des manifestations, des grèves, des barrages routiers et des grèves de la faim pour réclamer la démission du président Paz Pereira, après l’échec de toute tentative de dialogue.

Au lieu d’apporter des solutions, son gouvernement a répondu par de nouveaux cas de corruption, de trafic de drogue et d’impunité de la part de ses fonctionnaires. Il a notamment menacé les dirigeants des organisations sociales et autochtones, allant jusqu’à kidnapper, torturer et emprisonner les dirigeants de différentes organisations, et à punir des régions entières en suspendant l’électricité, Internet et même les services bancaires.

La crise s’est encore aggravée, car ce président traître a permis l’ingérence de gouvernements de la région tels que ceux de Milei et Novoa, et même des États-Unis et d’Israël, qui apportent un soutien militaire dans le cadre du « Plan Bouclier des Amériques », ce qui risque de provoquer rapidement une escalade de la violence dans la région. Dans une vidéo, Rodrigo Paz a incité à des affrontements entre la population civile, appelant des groupes (paramilitaires : Unión Juvenil Cruceñista et Resistencia Juvenil Cochala) à s’opposer aux manifestants en s’alliant à la police et à l’armée pour recourir à la force et à la violence.

Cette situation a conduit à un affrontement au cours duquel des paramilitaires armés et organisés avec la police et les forces armées ont violemment attaqué la population qui exerçait son droit constitutionnel de manifester. L’affrontement s’est soldé par des destructions, des blessés par balle, des tentatives de viol et des pillages de maisons appartenant à la population qui s’est défendue contre l’attaque (le 6 juin à San Julián).

Le 8 juin, Rodrigo Paz Pereira a de nouveau menacé le peuple en approuvant une loi anticonstitutionnelle autorisant les policiers et les militaires à tuer et leur donnant le droit d’attaquer les barrages routiers et les manifestations sur l’ensemble du territoire national. Nous avertissons le monde du massacre imminent que ce président pourrait provoquer en Bolivie s’il n’est pas arrêté !

La perte totale de gouvernance et de crédibilité de Rodrigo Paz est évidente pour la majorité des Boliviens et la seule façon de pacifier le pays est sa démission ! Nous appelons à la solidarité internationale pour que les droits humains soient respectés en Bolivie.

Réseau Wiphalas