À une semaine du deuxième tour des élections, divers groupes sociaux, syndicats, fronts et collectifs de la société péruvienne s’organisent pour exprimer un vote critique en vue de l’élection du nouveau président du Pérou.

Le Bloc environnemental « dit Non à Keiko », « le fujimorisme n’est pas une option » dans une déclaration signée par diverses organisations environnementales, « cela en raison de ses actions au Congrès qui contribuent à l’affaiblissement des institutions environnementales, à l’expansion du crime organisé environnemental, à la vulnérabilité alimentaire, à la perte de biodiversité et à d’autres facteurs qui nous rapprochent du point de non-retour face au changement climatique et à l’« effondrement » environnemental.

Cette prise de position précise toutefois que le soutien à Juntos por el Perú n’implique ni une adhésion inconditionnelle ni un chèque en blanc. « Nous reconnaissons que certaines décisions politiques de Juntos por el Perú et de Roberto Sánchez ont suscité des inquiétudes légitimes dans divers secteurs sociaux, concernant la défense des territoires, de la nature et des revendications des peuples. C’est pourquoi notre soutien est critique, et nous présenterons un ensemble de conditions qui devront être respectées ».

Le Bloc environnemental exige « une participation aux instances décisionnelles concernant les impacts environnementaux, la protection des bassins versants, l’abrogation de la loi anti-foresterie, une loi à vocation technique, sociale et environnementale permettant la fermeture du REINFO, ainsi qu’une réparation directe pour les communautés et les peuples touchés par la pollution environnementale », entre autres.

La déclaration précise en outre que « face au grave danger que représente le fujimorisme, il est nécessaire de prendre des décisions » et estime indispensable une « relation avec les organisations sociales de base fondée sur le respect, le dialogue et la représentation effective de leurs revendications. La participation des peuples et des citoyens ne peut être instrumentalisée ni réduite à des moments de campagne ».

Parmi les organisations signataires de la déclaration figurent le Mouvement environnementaliste péruvien – MAP, CONTRACLIMAX, la Plateforme du bassin du fleuve Chillón, le Front universitaire d’Arequipa, le Réseau des femmes organisées de Carabayllo, Voces por el Futuro – VPF, Scientist Rebellion – SR ; MINCA – Arequipa, le Centre d’études humanistes Nueva Civilización – CEHUM, la Résistance écologique du Callao, entre autres.