Le gouvernement du Québec a choisi le mois de mai pour tenir des activités de sensibilisation et de prévention des agressions sexuelles. C’est dans ce contexte que le centre d’aide et de prévention des agressions à caractère sexuel de l’Abitibi-Ouest a fait le lancement du livre: Histoire d’une survivante, un chemin vers la guérison le 12 mai.
L’ouvrage a été publié pour deux raisons, libérer définitivement une victime de violences et donner espoir à celles qui connaîtront un cheminement similaire.
En fait, le livre est un guide pour avoir plus d’informations sur le parcours judiciaire et le cheminement personnel d’une victime, tout en aidant le lecteur à bien comprendre au travers de l’histoire d’une très inspirante.
Ce projet a été lancé par Sabrina Robitaille est travailleuse sociale au Centre d’aide et de prévention depuis 7 ans. Elle a accompagné Claudia tout au long de ce processus. Elle l’a aidé à mettre en mots ce parcours est une belle façon pour Claudia de passer à autre chose.
Claudia St-Arnaud Cloutier est une survivante courageuse et résiliente qui avait le souhait de partager son histoire. Son parcours n’est pas banal, a expliqué madame Robitaille.
J’ai repris le contrôle de mon corps et de ma vie. La petite fille qui avait si peur, elle s’est battue jusqu’à la fin et je ne peux qu’être fière de moi. Ça vaut la peine de briser le silence et de dénoncer ces situations, ce processus nous permet de reprendre le contrôle sur notre vie. Ce n’est pas facile, mais ça vaut la peine, explique Claudia durant le lancement.
En 2018, une étude menée au Québec révélait qu’environ 25 % des femmes ont été victimes d’agressions sexuelles depuis l’âge de 15 ans, un taux considérablement plus élevé que celui des hommes, estimé à 6 %.[1]
La sensibilisation passe par l’éducation : comprendre ce qu’est le consentement, savoir reconnaître les signes d’abus, et remettre en question les normes culturelles qui tolèrent ou minimisent les agressions à caractère sexuelle. C’est aussi une période pour mettre en lumière les ressources offertes aux victimes, encourager leur parole, et dénoncer les comportements inacceptables.
Agir, c’est aussi écouter sans juger et exiger des milieux de vie – écoles, milieux de travail, espaces publics – plus sécuritaires et respectueux. Chacun de nous a un rôle à jouer dans cette lutte : que ce soit par l’information, la solidarité, ou l’engagement dans des actions concrètes.








