Pour le professeur KOUA Asseman Médard, directeur de l’hôpital psychiatrique de Bouaké, chaque être humain peut être acteur du changement dans son pays. Historiquement, Bouaké était la ligne de front des conflits militaires en Côte d’ivoire. On y trouve encore des maisons abandonnées, la peur est toujours présente, les gens se protègent, mais s’engagent aussi dans une démarche de résilience.
Interview sur Radio Gbêkê
« Lorsqu’un village a vécu des drames, il faut puiser dans ses racines ancestrales pour relancer la vie dans tous les troncs » Travailler avec la communauté pour développer le bien-être psychologique de chacun, telle est la volonté du professeur KOUA dont voici ses propos.
Lorsqu’un africain rencontre un autre africain, il se soucie toujours du bien-être de l’autre : « Comment ça va ? comment tu te sens ? »
La communauté détient les clés et les ressources pour favoriser la relance de la vie après des conflits. Elle est capable de dépasser les traumatismes grâce à sa créativité.
Il nous cite le rythme et la danse, qui font partie de la genèse et du patrimoine génétique de l’africain. « La musique guérit, elle permet de communiquer de façon non verbale les souffrances, de débloquer les personnes perturbées par leurs émotions, et de dépasser les traumatismes »
Pour un peuple qui a été traumatisé, le rythme permet à la population de garder la mémoire. Il favorise la transmission d’un savoir, de véhiculer un message de paix dans la communauté.
La musique peut aider l’ivoirien à voir, à se réconcilier, à accueillir son histoire telle qu’elle est, et en même temps à progresser. Voir son pays comme une terre bénie.
Retrouvons l’interview du professeur KOUA Asseman Médard sur Radio Gbêkê. Il prône la paix et le vivre ensemble jusqu’au bout du monde.
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