Mur de Berlin, 9 novembre 1989 : une moitié du monde tomba sans guerres ni violence

07.11.2019 - Montréal, Québec - Rédaction Montréal

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Mur de Berlin, 9 novembre 1989 : une moitié du monde tomba sans guerres ni violence
(Crédit image : Wikipedia)

Par Anne Farrell

Erich Honecker « Le mur sera toujours là dans 50 ou 100 ans »

Mikhail Gorbachev « La vie punit celui qui arrive trop tard »

Le 9 novembre 1989 on assista en direct à la télévision à l’un des moments le plus manquant du 20e siècle, la chute du mur de Berlin.

La chute du mur de Berlin est l’enchaînement de décisions prises par les dirigeants est-allemands et de la mobilisation spontanée des habitants de Berlin-Est qui força l’ouverture des postes-frontières du mur à Berlin. Le 9 novembre 1989 vers 19:00 Günter Schabowski un représentant du régime, lit une décision du conseil des ministres et fait l’erreur de dire que les habitants peuvent voyager vers Berlin Ouest sans restriction. Les journalistes lui demandent quand est-ce que ce règlement entre en vigueur, il répond sans trop savoir, « maintenant ». La nouvelle déferle rapidement à travers la population. Un peu plus tard dans la soirée des milliers de personnes se massent au pied le mur et traversent vers Berlin Ouest. Une moitié du monde venait de tomber, sans qu’il y ait eu de violence, de guerre ni génocide.

Pour l’occasion du 30e anniversaire de la chute du mur, l’Institut Goethe de Montréal organise jusqu’au 30 novembre une exposition d’affiches grand format relatant l’histoire du mur de Berlin et de la frontière intra-allemande. L’exposition présente des photos et des documents impressionnants qui abordent ; le régime frontalier de la dictature communiste en Allemagne de l’Est, les victimes, les évasions, l’assistance à l’évasion, la vie quotidienne le long de la frontière germano-allemande et dans la ville divisée, puis finalement la fin heureuse de la chute du mur avec la révolution pacifique de 1989.

De plus, l’Institut propose quelques productions de l’école des médias de l’Université du Québec à Montréal sur le bouleversement du quotidien des Allemands de l’Est, obligés de s’adapter au système capitaliste après la chute du mur. C’est dans le cadre d’un cours d’été à Berlin portant sur les 30 ans de la chute du mur et sur la (n)ostalgie, que des étudiantes et étudiants ont réalisé ces productions.

Qu’est-ce que la « ostalgie » ? C’est un mot allemand, un néologisme dérivé du mot « nostalgie ». En enlevant le ‘n’ de nostalgie, il ne reste que -ost, ce qui signifie « Est » en allemand. Ce terme a été créé pour désigner le sentiment nostalgique qu’ont éprouvé et qu’éprouvent jusqu’à aujourd’hui les Allemands de l’Est, attachés à l’ancien régime de la République démocratique allemande (RDA).

La vidéo ci-dessous présente une production des étudiantes de l’école des médias UQAM qui sont parties à Berlin dans le cadre d’un cours d’été.

Catégories: Amérique du Nord, Europe, Nonviolence, Video
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