Diversité et biodiversité

03.02.2016 - Paris - France Libertes

Diversité et biodiversité
Le Margousier et le Hoodia ont donné lieu à des actes de biopiraterie | Crédits image : J.M.Garg | fr.wikipedia.org

Le monde change et devient plus instable guerre après-guerre, crise après crise, comme si l’Humanité ne savait construire le fil de son histoire que par la violence et les conflits.

Pourtant, l’histoire de l’Humanité, c’est d’abord celle d’un éparpillement. C’est l’histoire de femmes et d’hommes qui se sont installés un peu partout sur la planète au gré de leurs migrations pour apprivoiser des espaces, des cours d’eau, des ressources alimentaires.

Ces premières migrations peuvent aujourd’hui être redécouvertes si l’on part à la rencontre des peuples autochtones qui tentent de faire survivre leurs modes de vie aux quatre coins du monde. Grâce aux populations autochtones, il est possible de revisiter les liens de l’humanité à la nature et avec elle les croyances universelles qui tissent le lien entre tous les êtres vivants qu’ils soient végétaux, animaux ou humains.

Ceux qui tentent ce voyage vers les peuples autochtones sont émerveillés de l’évidence de ces liens qui unissent notre humanité, notre diversité, notre biodiversité.

Malheureusement, cette belle réalité est mise en porte à faux par nos sociétés occidentales devenues des sociétés de consommation. L’argent, moteur de nos vies, n’existe pas ou peu pour les peuples autochtones qui accordent plus d’importance à la préservation de leurs espaces de vie, de leurs ressources en eau, de leurs liens avec la nature.

Alors quand nos deux mondes se rencontrent et quand l’intérêt financier entre en jeu, les peuples sont trop souvent oubliés, non écoutés, voire pillés des connaissances qui composent leur patrimoine matériel et immatériel.

C’est pour cela que la Fondation France Libertés agit pour des alternatives à la biopiraterie dans le but de défendre les droits des peuples autochtones et de faire entendre leurs voix dans nos sociétés qui les oublient comme s’ils n’existaient déjà plus.

Les acteurs de l’économie et de la recherche le font parfois de bonne foi. Ils ne s’en rendent pas compte car leur mode de fonctionnement est éloigné des problématiques des populations autochtones. Il est de notre devoir de rappeler que leur parole est essentielle au maintien de la diversité sur notre planète. Il est de notre devoir de rappeler que leurs connaissances de la biodiversité et des propriétés des plantes sont autant de richesses qui leur appartiennent et que nous ne pouvons utiliser que s’ils acceptent de les partager et en leur offrant en retour la juste rémunération de leur travail et de leurs découvertes.

Nous sommes parfois incompris mais nous n’oublions jamais que si nous n’aidons pas aujourd’hui les peuples autochtones à préserver leurs modes de vie et leurs savoirs traditionnels, c’est l’Humanité qui sortira perdante de cet abandon.

Si nous voulons donner du sens à l’Humanité, alors la diversité est le cœur de notre évolution sociétale et les peuples autochtones sont les plus à même de nous aider à parcourir le chemin de réconciliation à tracer avec la nature sous toutes ses formes.

Catégories: Ecologie et Environnement, Europe, Opinion
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