Lorsque l’on parle de Wall Street, ce qui nous vient en tête est surtout son opulence, les gros bonus touchés par ses cadres, les envies de toujours plus… C’est un territoire connu, avec ses défenseurs et ses détracteurs. Aujourd’hui, nous allons prendre un détour et nous concentrons sur l’irrationalité et la spéculation qui sont l’origine même de notre système financier.

Il y a quelques semaines, Apple Inc. (anciennement Apple Computers) a annoncé ses résultats pour le premier trimestre 2013. Avec 13.1 milliards de dollars de bénéfices pour 54.5 milliards de dollars de revenus, il s’agit ici des meilleurs résultats trimestriels jamais obtenus par cette société. Objectivement, les performances d’Apple sont spectaculaires, surtout dans un contexte économique mondial de récession. Cependant, comme l’a indiqué Charles Moore de technologytell.comcette performance n’est pas « assez bien pour Wall Street ». Ainsi Wall Street a « puni Apple par une baisse de 6% de l’action à 482,45 dollars dans les transactions hors bourse. Cela en plus des 30% de baisse déjà subies au cours des derniers mois après un cours historique de 700 dollars l’été dernier ».

Entre le 19 septembre 2012 et janvier 2013, Apple a perdu 246 milliards de dollars de valeur marchande à Wall Street . Le 19 septembre, l’action d’Apple a atteint 702,98 dollars pour une valeur marchande de 689.81 milliards de dollars. A titre de comparaison, c’est plus de 35 fois la valeur marchande actuelle de Dell, qui est de 18.16 milliards. Apple est la seconde plus grande société au monde cotée en bourse par capitalisation boursière avec une valeur d’environ 414 milliards de dollars en janvier 2013. Cette perte a fait fondre une année complète des revenus totaux de la société. Comment connaître une croissance économique avec un tel système ? Est-ce que quelqu’un a cherché à connaître quelles méthodes analytiques étaient utilisées par les grands pontes de Wall Street pour pronostiquer les performances à venir de sociétés telles que Apple ? Étaient-ils assis dans leurs bureaux, lisaient-ils dans leurs boules de cristal, ou tiraient-ils les cartes ? Laisser le futur de notre pays au mains de ces charlatans de Wall Street démontre un énorme manque d’intelligence, c’est extrêmement dangereux !