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February 9, 2012

XXI Conférence des Nations Unies sur le désarmement : les principales conclusions pointent vers la réduction de l’arsenal nucléaire

La XXIe Conférence des Nations Unies sur le désarmement, l’un des plus importants forums autour des thèmes de la non-prolifération nucléaire, a eu lieu entre les 26 et 28 août derniers dans la ville japonaise de Nigata. Le Secrétaire d’État du Kazakhstan a affirmé que les états possédants des armes nucléaires devaient donner l’exemple en réduisant leur arsenal.

Pressenza Nagita, 9/9/09 La XXIe Conférence des Nations Unies sur le désarmement, l’un des forums les plus importants au niveau mondial pour établir le dialogue autour des thèmes de la non-prolifération nucléaire, a eu lieu entre le 26 et le 28 août dernier dans la ville japonaise de Nigata. Cette conférence a lieu depuis 1989 au Japon, seul pays à avoir subi les conséquences de bombardements atomiques : ceux des villes d’Hiroshima et Nagasaki, pendant la seconde guerre mondiale.

La principale conclusion de l’évènement auquel ont participé 90 représentants et académiques de 21 pays, a été la nécessité « de convertir la vision d’un monde libre d’armes nucléaires en actions concrètes », à travers la réduction effective des arsenaux par les pays possédant des têtes nucléaires, la mise en place du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN de 1996), et l’établissement urgent du Traité d’Interdiction de Production des Matières Fissiles (FMCT).

La volonté politique, le leadership et la flexibilité ont été signalés comme étant les éléments essentiels qui permettront d’établir des engagements de longue durée à l’issue de la prochaine Conférence de Révision du Traité de Non-prolifération Nucléaire (TNP de 1968). L’ambassadeur philippin aux Émirats Arabes Unis, Libran N. Cabactulan, qui présidera en 2010 la Conférence de Révision du Traité à New York, a affirmé que « le manque de progrès dans ce sens est en train d’engendrer l’insatisfaction parmi les signataires du Traité ».

L’ancienne chancelière japonaise et co-présidente de la Commission Internationale sur la Non-prolifération et le Désarmement (ICNND) Yoriko Kawaguchi, a indiqué qu’il « est nécessaire de promouvoir la confiance mutuelle entre les états nucléaires, et organiser des discussions en tenant compte de la situation sécuritaire dans chaque région ». Elle s’est par ailleurs félicitée des récents accords de réduction nucléaire entre les Etats-Unis et la Russie. Elle a par ailleurs affirmé que « les circonstances actuelles autour du désarmement nucléaire contrastent fortement avec la situation existante il y a quelques années ».

Selon Kanat B. Saudabayev, Secrétaire d’État du Kazakhstan, - pays qui a fait partie de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques jusqu’à leur chute en 1991- a expliqué que « les états qui possèdent des armes nucléaires doivent donner l’exemple en réduisant leur arsenal. Les expérimentations nucléaires à répétition effectuées pendant l’ère soviétique, ont causé une grande souffrance dans mon pays. Nous avons donc volontairement commencé à parcourir le chemin menant à l’abolition nucléaire ».

Susan Burk, représentante des Affaires de Non-prolifération des Etats-Unis et l’une des principales oratrices, a réaffirmé l’engagement du président Barack Obama en faveur d’un monde sans armes nucléaires. Elle a souligné que « les Etats-Unis ne sont pas en mesure d’agir tout seuls, mais peuvent assumer le leadership d’autres nations ». Elle a également fait remarquer que les Etats-Unis « réduiront le rôle militaire (des armes nucléaires) en diminuant les réserves ». Mme Burk s’est engagé à animer d’autres puissances nucléaires à suivre l’exemple de son pays en la matière.

Le Chef de Cabinet du gouvernement japonais, Katsuhito Asano, s’est félicité de la défense faite par le président étasunien du « droit des personnes, partout dans le monde, à vivre libres de la peur (des armes nucléaires) au XXIe siècle ». Il a par ailleurs affirmé que « des mouvements en faveur du désarmement nucléaire sont en train de surgir partout, et le temps de la coopération est venu ». Les participants ont reconnu le rôle essentiel des médias et des organisations de la société civile, selon des informations recueillies par Depth News.

Ainsi, l’un des représentants de la société civile de la Nouvelle Zélande a proposé une plateforme pour résoudre le problème des « parapluies nucléaires ». Ainsi a-t-il souligné que « les pays devraient renoncer au parapluie nucléaire en échange d’un engagement de la part des états qui possèdent des armes nucléaires, à savoir, de ne pas menacer ni attaquer des pays dépourvus de ce type d’armement ».

Traduction Manuela Mariño Beltrán

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