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8 de febrero de 2012

Les peuples autochtones célèbrent leur Nouvel An

Evo Morales participait à la célébration du Nouvel An Aymara, qui correspond au solstice d’hiver dans l’hémisphère sud. Elle a eu lieu dans la ville de Tiwanaku, à 71 km de La Paz, à une altitude de 3 800 m au dessus du niveau de la mer. C'est depuis cet endroit que le président a voulu appeler à « la prospérité, l’équité, l’égalité et la justice sociale ».

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Imagen de: Photo Pressenza
MM, Tiwanaku, Bolivia

Pressenza Tiahuanaku, 22/06/10 Pressenza Tiahuanaku, 22/06/2010

La fête du Nouvel An Aymara a redonné naissance à la tradition de tous les peuples autochtones. Elle a également été célébrée dans d’autres pays du continent, comme au Chili et en Argentine, où les Mapuches fêtent le We Tripantu, littéralement « la nouvelle sortie du Soleil ».

À Tiwanaku, aux côtés des prêtres et des amautas aymaras et quechuas, Evo Morales a assisté, dès 7 h, à l’apparition des premiers rayons du soleil. Il a pris part aux célébrations et aux offrandes à la Mère Terre, à la Pachamama et à l’Inti Sol, et ce, face aux pics neigeux protecteurs qu’ils appellent « achachilas » (grands-pères).

Les actes de la célébration avaient pour objectif de faire en sorte que la population reprenne conscience de son véritable sens de réflexion et de son engagement avec la Pacha Mama et l’IntiTata en guise de symbole de révérence, que la cohabitation soit la plus harmonieuse possible entre les hommes, les femmes et la nature, comme c’est le cas pour les peuples andins, amazones, guaranis, collas et mapuches, entre autres ethnies.

Evo Morales a déclaré que cette date est un appel à rendre hommage à la Terre Mère. Soulignons qu’en avril dernier, la Bolivie a parrainé la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Mère Terre ; plus de 3000 représentants d’organisations internationales, de gouvernements et de mouvements sociaux s’y sont réunis dans le but d’analyser le destin de la planète. Ils ont également discuté des actions à entreprendre pour défendre la survie de l’humanité.

La Conférence, qui s’est déroulée à Tiquipaya, la "ville des fleurs", a duré trois jours. Trois jours au cours desquels des recommandations ont été adressées aux nations industrialisées pour qu’elles mettent de côté leur politique mercantile d’industrialisation, car elle porte atteinte à la survie de la planète. En décembre dernier, le président Evo Morales avait d’ores et déjà convoqué la communauté internationale au Sommet sur le climat du Danemark pour que soient déclarés les droits de la Mère Terre.

Mr. Morales a souligné qu’au Sommet de Copenhague, les nations industrialisées ont campé sur leurs positions, refusant d’adopter des mesures pour éviter une grave pollution de l’environnement. C’est dans cette optique qu’il a instamment prié l’Organisation des Nations Unies de rendre public les recommandations formulées lors de la Conférence mondiale des peuples, et ce, avant que n’ait lieu le prochain Sommet du climat prévu à la fin de l’année à Cancún, au Mexique.

Le président bolivien a exprimé son inquiétude quant au fait que l’ONU n’a toujours pas inclus les résolutions de la Conférence mondiale des peuples dans l’agenda du Sommet de Cancun. De fait, les nations devront répondre à leur population par le biais des mesures qui seront adoptées et jusqu’ici, elles ne jouent pas en faveur de la survie de l’humanité.

Traduction: Patricia Pépin / patricia.c.pepin@gmail.com"

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