Pressenza International Press Agency

February 8, 2012

Journée internationale de la femme

Quand les femmes de tous les continents, séparées par les frontières nationales et les différences ethniques, linguistiques, économiques, culturelles et politiques, s’unissent pour célébrer leur journée, elles peuvent donner continuité à une tradition de plus de 90 années de lutte pour l’égalité, la paix, le développement et la justice.

Pressenza Santiago, 3/9/10 La Journée internationale de la femme appartient aux femmes ordinaires, tout comme aux femmes célèbres qui ont écrit l’Histoire ; cette journée commémore leur lutte dans plusieurs domaines, notamment pour leur droit de participer à la vie sociale et politique au même titre que les hommes.

Chronologie des faits les plus marquants :

L’idée de créer une Journée internationale de la femme a surgi à la fin du XIXe siècle dans le monde industrialisé, au cours d’une période d’expansion et de turbulence, de croissance resplendissante de la population et d’idéologies radicales.

1909 : En conformité avec une déclaration du parti socialiste des États-Unis d’Amérique, le 28 février a été décrété première Journée nationale de la femme dans tout le pays; elle a été fêtée tous les derniers dimanches du mois de février jusqu’en 1913.

1910 : L’Internationale socialiste, réunie à Copenhague, a proclamé le caractère international de la Journée de la femme, en hommage au mouvement de lutte pour les droits de la femme et pour aider les femmes à obtenir le droit de participation au suffrage universel. La proposition a été approuvée à l’unanimité par la conférence de plus de 100 femmes, venant de 17 pays, dont faisaient partie les trois premières femmes élues pour le parlement finnois. La date fixe de cette journée n’a pas été établie.

1911 : En conséquence de la décision adoptée à Copenhague l’année précédente, la Journée internationale de la femme a été célébrée pour la première fois (le 19 mars), en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, avec des réunions auxquels a assisté plus d’un million de femmes et d’hommes. En plus du droit de vote, et du droit d’occuper des postes publics, les femmes ont exigé le droit au travail, à la formation professionnelle et à la non-discrimination au travail. Moins d’une semaine plus tard, le 25 mars, plus de 140 jeunes travailleuses, majoritairement des immigrantes italiennes et juives, sont mortes dans un incendie de travail à l’usine Triangle de la ville de New York. Cet événement a eu de grandes répercussions sur la législation relative au travail aux États-Unis. Lors des célébrations suivantes de la Journée internationale de la femme, on a fait référence aux conditions de travail qui ont causé ce désastre.

1913-1914 : Dans le cadre des mouvements pour la paix qui ont éclaté à la veille de la Première Guerre mondiale, les femmes russes ont célébré leur première Journée internationale de la femme le dernier dimanche du mois de février 1913. Dans le reste de l’Europe, les femmes ont organisé des réunions vers le 8 mars de l’année suivante pour protester contre la guerre et en solidarité avec les autres femmes.

1917 : En réaction à la mort des deux millions de soldats russes morts pendant la guerre, les femmes russes ont choisi de nouveau le dernier dimanche de février pour se mettre en grève et demander du « pain et la paix ». Les dirigeants politiques ont critiqué la grève, mais les femmes l’ont menée coûte que coûte. Le reste c’est l’histoire : quatre jours plus tard, le Tsar a été obligé d’abdiquer et le gouvernement provisoire a concédé aux femmes le droit de vote. Ce dimanche historique fut le 23 février, selon le calendrier julien qui était utilisé en Russie, soit le 8 mars, selon le calendrier grégorien utilisé dans les autres pays.

Depuis ces premières années, la Journée internationale de la femme a pris une nouvelle dimension mondiale pour les femmes dans les pays industrialisés et en développement. La Journée internationale de la femme est à chaque fois une nouvelle occasion de penser aux avancées, d’exiger des changements et de célébrer les actes de valeur et les décisions des femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire des droits de la femme.

Message du 1er janvier 2010 : Continent américain : « Mt. Aconcagua : 6962 m » Victoria Manno élevant la bannière mondiale de la Marche mondiale pour la paix et non-violence – mont Aconcagua Après avoir accompli 10 ans de mon projet « Une fois au sommet, c’est là que tout commence – la paix sur les 6 continents », depuis ces Andes majestueuses, j’enverrai de nouveau mon message de foi, d’espérance, d’amour et de paix, pour les femmes, les enfants, et les personnes âgées qui souffrent tous les jours en silence en voyant leurs droits bafoués. Et en ce 1er janvier 2010, je m’allie à l’organisation internationale « Un monde sans guerre », qui encourage la Marche mondiale pour la paix et non-violence, afin que s’élève la bannière de cette marche à l’endroit le plus haut du monde où l’on puisse habiter à ce jour pour des raisons climatiques : le Mont Aconcagua d’une hauteur de 6 962 m. J’appelle à l’égalité des sexes, à la fin aux discriminations fondées sur la race, sur l’ethnicité, sur l’âge, sur la religion, sur la langue, sur le sexe, sur le handicap physique ou mental, sur la condition sociale, sur l’opinion politique ou sur toute autre condition. J’appelle à la justice sociale et à la paix mondiale, à l’entente entre les pays du monde, entre les chefs d’État, entre les chefs d’organismes internationaux, entre les personnalités éminentes, et entre les différents moyens de communication, pour qu’ils agissent et pour qu’une fois pour toutes, nous construisions des choses essentielles et que nous leur donnions de la valeur; pour qu’une fois pour toutes, nous ouvrions nos cœurs. J’ai le privilège de participer de près à cette Marche pour la paix et la non-violence, pour sensibiliser le monde à la paix sur paix, qui est essentielle, et pour éveiller ce qu’il y a de plus pur dans la race humaine. À ce moment précis et dans cette solitude, je ressens le silence, le froid et le vent qui se cofondent comme la paix et la pureté de cet endroit; je peux sentir qu’il y a toujours de l’espoir sur terre. Et pour croire et être convaincue qu’en bas, l’être humain est le protagoniste principal, je partage également mon message d’altruisme, et je revendique les droits de tous les êtres humains.

Pour les filles et les garçons, essence de la « Renaissance de la race humaine », pour qu’ils ne meurent plus avec des illusions, pour que chaque jour soit meilleur, « il y a beaucoup d’Aconcaguas à gravir »; tout le monde peut essayer, parce que « l’amour est l’essence même de la vie » et « une fois au sommet, c’est là que tout commence – la paix sur les 6 continents ».

Site web : www.victoriamanno.com Projet: « Une fois au sommet, c’est là que tout commence – la paix sur les 6 continents »

Traduction : Patricia Pépin

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